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souvenirs d'une soumise (extrait)

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Description

J’aime le contact de la soie. Doux, frais, lisse, soyeux, mes yeux fermés par le bandeau noir semblent emprisonnés dans un cocon ouaté, aux fragrances discrètes de cade, de citron et de cyprès. Je suis nue, assise, sur un sol froid, du marbre peut être. Il m’a amené là tout à l’heure, en toute fin de matinée. Une cloche cristalline égraine les heures qui passent, inexorablement. Dehors il doit faire nuit. Je ne sais pas où je suis. Je me mets parfois sur les genoux, écartant les cuisses le plus possible, pour que mon sexe brûlant d’attente soit en contact avec les dalles lisses et glacées, qui m’apaisent un peu. J’ai une sensation bizarre au creux de mon ventre, un mélange d’excitation et de peur, Je ne sais jamais ce qu’il voudra que je fasse, mais jusque-là, il a toujours su trouver d’incroyables scénarii, qui m’ont fait hurler de plaisir au-delà de ma douleur, toute consentie. Une porte s’ouvre, quelque part sur ma droite. Quelques frôlements de tissus, des pas, une … deux …trois … quatre personnes peut être, c’est indistinct, je suis troublée, les parfums se mélangent, spontanément boisés, subtils, frais, des essences de grandes marques, très masculines.

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Publié le 24 octobre 2013
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Langue Français

Exrait

J’aime le contact de la soie.
Doux, frais, lisse, soyeux, mes yeux fermés par le bandeau noir semblent emprisonnés dans un cocon ouaté, aux fragrances discrètes de cade, de citron et de cyprès. Je suis nue, assise, sur un sol froid, du marbre peut être. Il m’a amené là tout à l’heure, en toute fin de matinée.
Une cloche cristalline égraine les heures qui passent, inexorablement. Dehors il doit faire nuit. Je ne sais pas où je suis. Je me mets parfois sur les genoux, écartant les cuisses le plus possible, pour que
mon sexe brûlant d’attente soit en contact avec les dalles lisses et glacées, qui m’apaisent un peu. J’ai une sensation bizarre au creux de mon ventre, un mélange d’excitation et de peur, Je ne sais jamais ce qu’il voudra que je fasse, mais jusquelà, il a toujours su trouver d’incroyables scénarii, qui m’ont fait hurler de plaisir audelà de ma douleur, toute consentie.
Une porte s’ouvre, quelque part sur ma droite. Quelques frôlements de tissus, des pas, une … deux …trois … quatre personnes peut être, c’est indistinct, je suis troublée, les parfums se mélangent, spontanément boisés, subtils, frais, des essences de grandes marques, très masculines.
Une main gantée de cuir me caresse les cheveux, glisse jusqu’à mes seins, généreux, qu’elle soupèse, comme elle le ferait avec un fruit mûr et tentateur, quelqu’un prend la laisse qui pendait sur mon
corps, je sens un contact pointu et doux, qui entre doucement entre mes lèvres humides, je sens mon cœur qui palpite, du cuir peut être, une chaussure italienne, mon sexe réagit avec violence, formant en moi comme un tourbillon d’énergie, un flux violent, qui me parcourt et m’enivre, je suis aux bords de l’orgasme, alors que rien ne s’est encore vraiment produit …
Soudain, d’une pression énergique, la laisse se tend, et je marche, à quatre pattes, sur le sol froid, me laissant guider, consciente d’offrir à ces yeux inconnus, une vision de mon anatomie la plus secrète. Etrangement cela me ravit encore plus, et je force sur mon déhanchement, à chaque mesure, comme une ouverture à une ode plus intense toute en devenir.
Il m’arrête d’un geste. Je suis à genoux, bien campée sur mes assises, mes fesses touchant mes talons. J’entends le discret crissement du métal, glissant sur les étoffes de leurs pantalons. Puis ils placent dans chacune de mes mains, un membre viril et suffisant, que je m’empresse de caresser.
Pas trop vite, je sens les premières crispations dues à mes massages fermes et réguliers.
Mes lèvres à leur tour sont contraintes de s’ouvrir, et je reçois jusqu’au fond de la gorge un troisième membre, bien plus long, et d’une largeur qui me parait démesurée, et qui n’est pas celui de mon Maître.
Je suffoque, instantanément, il insiste, bloquant ma tête sur l’entièreté de son énorme sexe.
De grosses larmes se forment à la commissure de mes yeux, et vont tremper le bandeau noir. Je n’ai plus d’air, je veux me dégager, mais les autres ont serré leurs mains sur les miennes, m’obligeant à continuer à les masser, je me sens défaillir, les idées les plus folles se télescopent dans ma tête, j’ai peur, j’ai envie de crier, je sens arriver un voile évanescent et pâle, qui semble jouer avec les écrans irisés qui ponctuent mon agonie, toujours aveuglée, qui vont du rouge intense jusqu’au noir, en passant par un aspect opalescent.
Je veux me débattre, mais ils m’emprisonnent, je ne peux rien faire, je m’abandonne à cet étrange état de perdition … tout s’apaise soudain, je me sens flotter dans la folie extatique des circonvolutions spectrales de mes tentations, quelques images lointaines, sorties de mes souvenirs, un repas de famille,
dans le parc du château, l’été de mes quinze ans, un fond marin, une vieille épave toute engourdie dans ses algues et ses coraux, le rire de mon père, les larmes de ma mère, le regard du jardinier, les envolées lyriques de ma petite sœur, seule, au piano dans le salon. Puis plus rien, l’impression de ne plus exister, ne plus sentir le poids de son propre corps, comme perdue dans le grand éther des alchimistes
Et puis cet appel, comme une corne de brume, qui ramène le navire vers les côtes salvatrices, lui évitant les écueils, perfides, d’une mer noire de haine.
L’air s’engouffre à nouveau dans mes poumons, me rassérénant, pareil à une tornade incroyable, fraiche et vivante.
Je reprends mes esprits, retrouve mes repères, et là, sans explications, mon ventre tout entier est envahi de spasmes, je déborde de jouissance, et inonde littéralement le sol, dans une cambrure immodérée, irraisonnée, si loin de mon rationalisme intrinsèque.
Mon corps ne m’appartient plus, je suis le jouet de ces hommes, qui m’obligent à jouir sur commande, sans que je puisse y opposer mon libre arbitre. Une main me caresse le dos, elle m’est familière, il est là, m’observant, m’offrant à ses amis, je dois faire bonne figure, il ne semble pas contrarié par mon outrecuidance, sa main puissante saisit mes cheveux longs, il me relève légèrement, et me force à lécher le sol, trempé de mes effluves de bonheur. Mes mains, toujours sous le joug puissant de ses amis, continuent leur vaetvient de plus en plus rapidement.
Il me relève doucement, et me positionne, droite, m’ouvrant la bouche, jusqu’à ce que le même mât, terrible, viennent reprendre possession de mon orifice.
Je m’en suis longtemps voulu de douter de mon Maître, même un instant, je m’imaginais mourir, alors qu’il surveillait tout ce qui se passait, m’initiant à un nouvel orgasme, s’apparentant de loin au jeu du foulard. En même temps, j’imaginais aisément les langueurs qui l’accablaient, alors qu’il me voyait ainsi, comme punie, sans qu’il puisse participer luimême à ce jeu érotique qu’il avait luimême initié.
Je n’ai jamais su à qui appartenait cette immense verge, qui m’invita, une nuit entière, à arpenter les rives chaotiques de ce perfide Styx, alors même que je m’épuisais de jouissance. Il ne m’enleva le foulard de soie noire qu’au petit matin, alors qu’il me couchait à ses côtés, dans le grand lit bleu de la chambre haute.
Je m’endormis, terrassée, tellement vite ce jourlà, que je n’eus pas le temps le remercier, et ne me réveilla même pas, alors qu’il me pénétrait tout en douceur, dans une douce quiétude, profitant de mon corps offert et quasi inerte.

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