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Louis XVIII replacé sur le trône de Saint Louis par la religion et la justice . Dédié à toutes les autorités... par un homme de lettres de Strasbourg

9 pages
impr. d'A. Kienig (Strasbourg). 1816. 11 p. ; in-4.
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AVANT -PROPOS.
JLJA louange, même la plus juste, n'ajoute rien à la
gloire des Monarques les plus chéris ; mais l'encens
légitime ne peut leur déplaire.
Le plus ancien, le plus florissant royaume de l'Europe,
dont on se disputait les dépouilles, et dont la ruine aurait
entraîné celle du Continent, sauvé au moment de sa
chute ; des puissances Formidables, conjurées , depuis
long-tems, pour sa perte, devenues non seulement nos
amies, mais encore nos alliées ; la religion rétablie sur
son trône, avec tout l'appareil de la grandeur et de la
majesté qui lui sont dûs : tel est l'ouvrage de notre
auguste Monarque, LOUIS LE DÉSIRÉ; tels sont ses
titres à la tendresse du peuple français.
Nous remarquons dans les annales de l'histoire des
Cyrus , des Alexandre, des Pompée , des César, des
Auguste etc., ils furent plus craints qu'aimés ; il n'y a
que Titus et LOUIS XVIII qui puissent être appelés,
à juste titre : les délices du genre humain / c'est qu'il
est plus facile de se faire craindre par la force des
armes, que de se faire aimer par l'éclat des vertus.
Si, tel qu'Icare, j'ose élever mes ailes, pour contem-
pler l'astre bienfaisant qui domine sur notre hémisphère ;
si j'ose hasarder l'esquisse des vertus sublimes qui carac-
térisent le plus sage, le plus vertueux des Monarques;
ce n'est pas que je présume de le peindre d'une manière
digne de lui et de la postérité ; je sais que mes talens
sont au-dessous delà dignité de mon sujet. Cet ouvrage
n'est donc qu'un faible tribut de l'hommage que je tâche
de rendre au libérateur de la France, au restaurateur
de la liberté, des moeurs et de la religion.
Que l'immortel burin au iemple de mémoire
Présente notre Roi revêtu de sa gloire,
Prodiguant d'une main ses bontés, ses bienfaits,
De l'autre offrant aux Rois l'olivier de la paix.
V-/neANE d'Apollon, viens partager mon zèle,
Et laisse de ion feu briller une étincelle ;
Je chante de LOUIS le glorieux retour,
De ce Roi désiré, l'objet de notre amour.
Rallions nous aux pieds de cet antique trône,
Qui soutient des BOURBONS la brillante couronne;
Là, prends ta lyre, et fais, à l'entour de ces lieux,
Retentir de tes chants les sons harmonieux.
L'Europe était calmée, et le dieu de la guerre
Avait du sol français écarté .son tonnerre;
Ses feux étaient éteints, et les heureux mortels
Ne faisaient plus fumer l'encens sur ses autels;
Le règne de LOUIS, ses vertus, sa sagesse
Rallumaient dans les coeurs\la plus vive allégresse,
Les airs retentissaient de son auguste nom, :
Et l'écho répétait : VIVE, VIVE BOURBON!
L'empire d'Amphitrite, en proie à l'esclavage,
Allait du monde entier devenir le partage,
Et le vaste Océan, ouvert aux nations,
Voyait flotter, en paix, leurs libres pavillons;
Tout rentrait sous les-lois d'ordre, d'obéissance,
L'Aurore du bonheur souriait à la France,
Quand, des rives du Stix, l'ardente ambition
Vint rallumer le feu de la division.
La terre ne vit pas de fléau plus terrible,
L'enfer ne vomit pas de monstre plus horrible;
Sur nos fertiles bords son instinct dévorant
Avait, déjà deux fois, conduit son vol errant;