M. Hittorf, ancien président de la Société libre des beaux-arts, décédé... à Paris, le 25 mars 1867 / [signé : P.-B. Fournier]

M. Hittorf, ancien président de la Société libre des beaux-arts, décédé... à Paris, le 25 mars 1867 / [signé : P.-B. Fournier]

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impr. de E. Vert (Paris). 1867. Hittorff. In-8°, 8 p..
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Ajouté le 01 janvier 1867
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Langue Français
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M. HITTORFF
Ancien Présiient do la Société libre des Efaux - Arts.
i )é("édé Membre lionofnire, à Paris
LE 2o MARS 186"
bre des Beaux-Arts, comité central, ne peut
garder le silence, quand la publicité a payé de toutes parts
son tribut de regrets à M. Hittorff, que la mort a frappé
cette année; elle ne peut oublier la part qu'il a prise à ses
travaux, et, sans énumérer les constructions dues au talent
de l'architecte, sans en apprécier le système, le mérite; elle
croit intéresser tous ses membres en mettant rapidement
succinctement sous leurs yeux les titres à leur souvenir du
confrère qu'ils ont perdu.
« Nous devons de la reconnaissance dit (25 déc. 1831)
» M. Péron, peintre, le premier qui fut secrétaire de la
» Société, à MM. Farcy et Guyot de Père, qui, réunis à
» quelques artistes, et prenant alors l'initiative, ont mérité
» le titre de créateurs de la Société ; ils pensèrent qu'un
» centre composé d'artistes honorables devait attirer tous
» ceux qui, comme eux, voulaient vraiment le bien des arts,
» la gloire du pays, etc. »
M. Hittorff fut l'un des quelques artistes dont parle
M. Péron ; c'est donc bien l'un des fondateurs de la Société.
Il n'avait que 37 ans lorsqu'il saisit avec ardeur l'idée de la
formation de cette réunion centrale, qui, dès les premières
séances, compta plus de deux cents adhérents, parmi les-
quels s'en trouvaient beaucoup d'un talent incontestable.
2
Pendant près de quinze ans consécutifs M. Hittorff, a tra-
vaillé avec la partie militante de la Société, qui là comme
ailleurs, pratiquait l'assiduité, restant scrupuleusement
fidèle à une mission toute de dévouement.
En 1831, époque à laquelle M. de Montalivet, ministre de
l'intérieur, approuva la formation de la Société, M. Hittorff
fut élu président, et succéda ainsi au docteur Cornac, habile
archéologue qui, le premier, eut les honneurs de cette fonc-
tion. S'il est vrai, comme on l'a dit, que M. Hittorff a corn.
mrncé par manier la truelle, il n'en a été que plus dign^.
Ti'estime et de considération, car il a dû être bien laborieux,
bien persévérant, pour atteindre au degré de connaissances
qu'attestent les rapports, les notices, les mémoires qui! a
produits dans les séances de la Société. Honneur à ces fils de
leurs œuvres qui parviennent, à force de travail, au niveau
élevé des conditions humaines ! C'est là le vrai mérite, la
véritable grandeur.
Le premier mémoire qu'il fit connaître à la Société, mé-
moire très circonstancié, traite de Y Architecture polyefirôme,
chez les Grecs, et de la restitution complète du temple d'Em-
pedocle dans l'Acropole de Sélinonte. Il y voulait établir que
l'application des couleurs à l'architecture était générale chez
les anciens et due à la fois au besoin de conserver et à.
l'idée d'embellir. Les premiers fruits de ses savantes re-
cherches au milieu des ruines de Poestum et de Sélinonte et
d'après des textes grecs, lui semblaient irrécusables. On le
féttcita de son travail plein d'érudition, mais l'approbation
complète resta, à l'état de question.
La même année, M. Hittorff eut à rendre compte de l'exa-
men qui lui avait été confié des dessins des Monuments de
Y Acropole d'Athènes, présentés à la Société par M. Itar, ar-
chitecte de Satané, membre correspondant On voit qu'il s'est
livré là à un travail de son goût. Il y prit l'occasion de par-
ler des architectes français et anglais qui avaient déjà repro-
duit ces monuments, de les comparer, et, en concluant, il
donna à M. Itar des éloges dont celui ci a sans doute été
satisfait.
En 1832, il offrit à la Société un ouvrage traduit par lui,
de l'Anglais et intitulé : les jinliquités inédiles de l'AUiqne.
Le rapporteur, M. Riet, architecte, parla dans les meilleurs