M. Mercier, doyen des avocats à la Cour d

M. Mercier, doyen des avocats à la Cour d'appel de Paris. [Signé : de Vaucher.]

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impr. de Mme de Lacombe ((Paris)). 1851. Mercier. In-8° , 8 p..
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Ajouté le 01 janvier 1851
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Langue Français
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M. MERCIER,
des Avocats à la Cour d'Appel de Paris.
I r\
Cette page est le fruit d'une vénération aussi
profonde que vraie pour cet avocat, qui apporta,
dans l'exercice de sa belle profession, les qualités
qu'elle exige pour être véritablement respectable :
un grand savoir, une élocution remarquable,
une sagesse, une dignité, un désintéressement
rare.
M. Mercier est né, en 1769, à Joucy, bourg du
département de Saône et Loire. Il fit avec distinc-
tion ses études au collége de Mâcon. Son père,
savant et honorable médecin de la faculté de Mont-
pellier, le destinait à le remplacer. A la carrière
médicale, il préféra celle du barreau, pour laquelle
il se sentait une vocation forte ; et au sortir du
collége ( 1787 ), il suivit le conseil qu'on lui
donna, d'entrer chez un procureur pour y appren-
dre la procédure et la conduite des affaires.
1831
2 ARCHIVES DES HOMMES DU JOUR.
Admis chez un procureur ap bailliage et siège
présidial de Mâcon, il y resta trois années dont il
passa la dernière avec le titre de maître clerc. Il
en sortit parfaitement instruit des règles de la
procédure, et se rendit à Paris (1791 ), dans l'in-
tention d'y faire son droit. Il y trouva les écoles
fermées, et le parlement supprimé et remplacé par
plusieurs juridictions, juges d'appel les unes des
autres. Les professeurs de droit, dépouillés de
leurs chaires, avaient ouvert chez eux des cours ;
il les suivit assidûment et avec un soin qu'expli-
quait son amour du travail.
Après deux années de préparation et d'études
sérieuses., le jeune légiste ouvrit un cabinet où il
eut pour premiers clients quelques connaissances
qu'il avait faites dans une étude de notaire à la-
quelle il avait donné ses loisirs durant ses études
de droit.
Grâce à son instruction, à son activité, à sa
conscience, les affaires lui venaient. Mais, étant
inconnu au Palais, il y était fort emprunté. Il
recourut à ses professeurs. L'un d'eux, M. Blon-
deau, qui l'avait remarqué et avait conçu de
l'estime pour lui, le présenta et le recommanda
aux avocats qui fréquentaient le barreau. Son atti-
tude modeste et distinguée lui plut. Il se vit sur-
tout accueilli avec une grande bienveillance par
MM. Delamalle, Lacroix - Frainville, BelIart,