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Mémoire présenté à Mr le premier sindic par Jacob Vernet,... sur un libelle qui le concerne. avec la Lettre curieuse de M. Robert Covelle,...à la louange de M. V.,... à laquelle le mémoire sert de réponse

De
93 pages
chez J. Bosch (A Harlem). 1767. 95 p. ; in-8.
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MEMOIRE
PRÉSENTÉ
A Mr. LE PREMIER.
S I N D I C,
JAGOB VERNET,
Pafl-eur Profeffeur en Théologie à Ge-
nève fur un libelle qui le concerne.
AVEC LA
LETTRE CURIEUSE
M. ROBERT GOVELLE
Célèbre Citoyen de Genève à la louange -de
A laquelle le Mémoire ferc de Réponse.
il L
O S: CH, i?6?. ̃
(3)
As
LETTRE CURIEUSE (*)
b E'
M. ROBERT COVELLE,
Genève, àlàkyan-
ge fe Ak-JT» •.••-•.» Profeffiur ett.[:
Il 1: quelque temps que le..yénérable
M. 5fi •̃ digrfe Profeflenr en. Théo-
logie, naiis fit: rhonnèur:de nous GcinfnlKrr»
M.. Mtifier M. le I^>ft âf
moi1 y fur un livré
Ipif y jSfoSri II mettre ;en lumière. :Nd«s-
lûmes ♦ & enfuies, nous nout
affianhlârûes rfiez. Mlle..Ferbot: qui jeçoîc
très-poliment les gens.^de
Vafreur s'y trouva & quand nous fûmes
afîèmMés Mi y.
avis..
il
A là vivacité x à l?efprit ,àus- reproches
qu'on trouve..dans cette. lettre on en devinera
aifément V, Auteur. Sa cëlébrit^ n'Ou? éûgage.a a
tonte- 'entière, quoiq^eHeToît aéja
imptimée dans le Journal EncycLopédique.-
( 4 ")̃̃•
Il eft.bon que je tous
les perfonnages. M. Muller eft un Geù-
tilhomme Anglois très-inflruit, qui dit tout
ce qu'il penfe avec franchife. Le Capitai-
ne joint à la même finçe'rité une; nuance,
de cynique qui efl excufée par. la bonté de
fon caractère. Mlle. Ferboc a refpri&fin
& délicat, elle conferve les grâces d'une
femme qui a fait l'amour }̃ & elle a acquis
la folidité d'une perfonne qui ne le fait
plus. Mlle. ie Vafïeur eft la Gouvernante
de M. Jean: JacquesrRoufîèaii-j.cîeft une'
Philofophe très Elle. fut légère-.
rement.lapidée avec-:
Travers fur la réqqifinori du vénérable M.
de Mohmolin
ve comme une martjro-'delaJ'hiloïbpbie
elle y cultive lés -Belles lettres avec MUe.:
Ferbot &moi & eftltoujouîs tendrement-
attachée M. RoùfTeauv
Pour -le vénérable tout leLmonae:
le connoit affez dans cette ville.
Son manufcrit étoit intiçnlé Lettres Cri-
&c.
dîmes tout d'ùne
aifes "devoir enfin ùnràanùlçritjquïluiàpgâr*:
tînt mais que pour qu il eue uneîxtoifîeme;
édition il falloic qu'il en'eût eu deux au-
para-
(; 5 )
A3
paravanfh Il nous,dit qu'à la vérité on n'a-
voit jamais imprimé fon livre mais qu'il
en avoit pGru deux feuilles l'une après l'au-
tre que perfonne ne s'en fouvenoit, & que
pour éveiller l'attention du public il pré-
tendoit. mettre îroijîeme édition à fa brochu-
re^ parce qu'en effet deux feuilles impri-
mées & fon manufcrit font trois. Je ne
vous' conseille pas de calculer ainiS lui die
M.-Muiler; on vous aecuifera plus que ja-
mais de quelque méprise fur le. nombre de
trois.. Vraiment, dit .Mlle. Ferbot du
teins que j'a vois- -un amant, s'il avoit man-
que deux fois au rendez- vous & qu'enfin
il eût- répare une feule fois fa faute. je
n'aurois pas fouffert qu'il eut appelle fa ten-
tative troijîeme édition;, Je ne puis approuver
la fauffeté ni en amour ni en livres.
M. V ne fe rendit. pas mais il de-
manda de quel titre on lui confeilloit'de dé-
corer ion ouvrage. Ma", foi lui dit le Ca-
pitaine, je l'intitule Fatras de V
Quel pot -pourri avez -^vous fait-la? N'a-
vons- nous pas allez de livres inutiles ?
Tout ce .que vous dites de vous mêmefur
Rome j eft foux; le peu qu'il y a-deyraï
a éti^refaflTé mille fois. "Oh vous repro-
chera d'être
mon prochain vous m'avez ëjçinùïé>jCnç
A3 veux
(
pas qu*il s'ennuy?. Croyç-<- môî'l
pouF mettre votre livre-en lumière jeicez
le au feà c'elt le feul- parti qui vous refl'e.
Vous prenezbien mal votre tems pour écri-
re. contre les Catholiques vous qui 'êres
encore fujet du Roi de France vous
Je prenéz encore plus mal en iguane une
£Ortie; contre. des ipeâacles honnêtes que
des Médiateurs Plenipotentiâires ^daignent
introduire dans Genève. Vous avez. furie
coeur la première pièce qu'on aîr jouée
dans le voifipagé ait été le 'Tarfuff'e; 'mais
fbpgez ;que llAbfaé Hù&ert qurétoït-^ôflu
très' de. paris foùsvprétejçe que.lë célèbre
Latour l'avoit peint :*avëcTa. bbfle f-c'eiï. que
ce Htbert auok de i'efpric..
.M. Muller entra dans de. plus .grands
aéïaijs. "tylon cher .V. lui dit.. il, -votre
èuvrpge un recueil de lettrés -quevoûs
feigrier' décrire à un
te'nîa^çanideeft anffiiifée que platte; -Voua
̃^evnÊZ piûtôr écrire' ii! vos Pairs' lés: vêhé-
'̃"̃•' rAu-
( T )
A4
l''Auteur de la Henriade & contre M. J. J.
Rouftèau ? Votre defrein a t il été d'imi-
ter ce fou qui attaquoit ce qu'il y avoit de
plus IluCtre Ut magnis inimicïtiis clarefce-
ret ? Et à l'égard de M. Roufleau n'en:-
ce pas afîèz qu'il foit malheureux, pour que
vous ne l'insultiez point ? Ne fcavez vous
pas que res facra mifer qu'un infortuné
eft, un homme facré & que rien n'eft plus
lâche que de déchirer les bleflures d'un hom-
me qui fouffre?
Comment s'écria alors Mlle, le Vas-
feur, comment M. V. vous attaquez
mon maitre î C'efi: que vous avez oui dire
qu'il en: dans une Ifle. Si mon maître é.
toit dans le Continent vous n'oferiez pa-
roître devant lui vous êtes un poltron
qui menacez de loin votre vainqueur je
vais '1' en inftmire je vous réponds qu'il
vous. apprendra à vivre.
•Je pris alors la parole, & je remontrai
ccmbien il étoit indécent au Sr. V. de
tnal parler de F Ëffai fur l'hi/îoire générale
1 ai qui avoit écrit vingt lettres à l' Auteur
pour obtenir d'en être l'Editeur. Moi! dit-
il, moi avoir voulu jamais imprimer cet ou-
vrage oui vous vous lui répliquai- je
vous aviez fait votre marché avec le Libraire
A4 Phi-
C 8 )
Philibert pour corriger les feuilles vous
ne vous déchaînez aujourd'hui' que parce que
vous avez été refufé & cela- n'eu pas véné-
rable.
V pâlit il avoit la tête penchée
fur le côté gauche ii la pencha fur le
cô té droit, & .dit qu'il n'avoit jamais vou
lu. imprimer V Ejfai fur Ihifioire générale
qu'il n'avoit jamais écrit de lettres à ce fu-
jet, & qu'il' étoit prêt d'en faire ferment.
Mlle.' Ferbot qui a la confcience timorée,
fe leva alors elle courut chercher les futa-
les lettres de V. que l'Auteur de ï 'His-
toire générale m'avoit confiées & que j'a-
vois mifes en dépôt chez elle. Tenez,
MonGeur, dit la belle Ferbot au coltors
tenez reconnoiffez- vous votre écriture ?
Voici une lettre de votre propre main-du gi
Février 1754 dans laquelle, après: avoir
parle d'uue édition très incorrecte déjà
•̃•••• faire
(*) N.B. 11 y a une grande difpute parmi les
fçavans fur cette phrafe .dit .la belle Eerbot au col
tors. On demande fi c'eft la. belle Ferbot qui a. le
col 'tors, comme on'dit Junonau*. yeux de b.œuf,
Venus aux belles -feffes; ou fi c'eh le Profeueur
qui a le col tors ? il ell évident que.c'eft le Pro1-
feffeur par la notoriété publique.
( 9 )
•A 5
faite d'une partie de ce grand ouvrage) vous
vous exprimez ainfi
Il me femble Monfièur que ce fè-
roit l' occafion de reprende une penfée
), que vous aviez eue, qui eft, de m'adres-
fef votre Effai fur l'hi/ioire je le ferai
imprimer correctement: & à votre gré.
Cela fe .pourroit faire avec tout le fecfec
)) que vous délireriez &c
Voici une autre râifon par laquelle il eft
évident que vous- même vous avez été l'E-
diteur de la première édition fautive. de ce.
même livre que vous vouliez imprimer en-
core.
Il efl arrivé que j'ai été trop tard a cori
riger le premier Tome & pour le fe-
cond même me trouvant d'ailleurs-fort
occupé -je ne fis que les premières cor-
reftions &c.
Cela n'et! pas trop François & il y a
quelque apparence que M. de Voltaire ne
fut pas airez content de votre flyle pour
fe fervir de vous. Mais enfin vous voilà
Monfièur bien convaincu que vous avez
éié fon Editeur.
•A 5 Vous
( 10 )
Vous dirai-je encore quelque choïe de
plus fort ? c'eOE vous. qui fiies la.préface.
La preuve en efi: dans la lettre de l'Im-
primeur Claude Phili6ert du. 15. Avril 1754.
Fous avez vit Monfieur la préface de M.
F.. -y elle fuffit ce me Jernble-, pour me
difculper, &c.
Enfin, lorsque vous npprites que Mrs.
Cramer fe dispofoienc à imprimer cette mê-
me hifloire vous écrivîtes à M. de Voltai-
re eu es mots Voici encore de nos Li-
braire.; qui mettent la- faucille dansnotremois-
fin c'ejl que. la nwijjon efi bonne & la
d:T.rèt! /e débitera fi: bien qu'aucun Libraire
ne fouffrira de -préjudice. Quant à vous
Monfieur il n'y a que de Tbonneur à voir
vos- ouvrages fi répandus &c.
Je vous demande à préfency-.véiiérable
homme.» comment le petit dépit de n'avoir
pas été choifî.par M. de Voltaire pour Ton
Editeur & peur fon Corre&eur d'Imprime-
rie à pu vous porter- non- feulement é-
crire deux volumes c" injures- contre lui &
contre. Mrs. d'.Alembert & Hume "fi 'efti-
mes! dans l'Europe mais àfàire-toutei les
manœavres. dont, vous vous êtes rendu cou-
pable, depuis pîufieurs années ? Penfez-
vons que fi l'Auteur de la Henriade a né-
:^c' giigé
C::«- )
"glïgéde vous punir j & s'il vous a oublié
dans la foule il vousrpubliera toujours?
• OH!' die V. je n'ai rien à craindre.
Il ràe: méprife trop pour me répondre. Né
vous-y fiez pas, répliqua Mile. Ferbot
on écrafe quelquefois ce qu'on dédaigne.
11 n'a jamais attaqué perfonne mais il efi:
dangereux quand on l'attaque. Et on m'a
parlé d'un certain poëme fur l'bypocrifie.
Oh parbleu dit alors le Capitaine vo-
tre. procédé n'eft pas d'uq honnête homme
vous allez tomber dans la plus trifle fituation
où un Profefleur puiffe fe niettre en fe
déshonorant. Brûlez votre ouvrage vous
dis-je, comme tout le monde vous le con-
feille refpeaez M. d'Alembert & M. Hu-
me dont vous n'êtes pas digne de parler.
Songez-vous bien ce que c'efl qu'un Pro-
feflèur de Théologie qui dit des injures fous
un nom fuppofé qui fe loue fous un nom
fuppofé & qui avertit qu'ayant allure au-
trefois que la révélation n'étoit qu'utile il
va imprimer bientôt qu'elle etl néceflaire ?
Votre ouvrage cil un libelle vous mettez
tous les intéreffés en droit de vous couvrir
d'opprobre. Vous vous préparez une côn-
fufion qui vous accablera tout le refte de
< 12 )
iSious joignîmes tous nos prières aux re-
montrances de M. le Capitaine. Le- véné-
rable nous promit de fupprimer fon libelle.
Le lrndemain il courut le faire imprimer, &
pour comble de malheur fa conduite eft
-connue fans que fon livre puifle. l'être,
&Ç.-&C.
MÉMO*
MEMOIRE
PRÉSENTE
A MR. LE PREMIER
SI N D I C,
PAR
JACOB VERNET,
Pafteur &? Profeeeur en Théologie à Ce-'
néve 9.fur un libelle qui le concerne.
C ^5 )
AVERTISSEMENT
TE U;R;;
me .parafa: fi. indifcret d'en abreuveras
Public que ce Mémoire-
le .dit
ne à Finjpmfion. -Cetëi aJJ'ez- pour':
moi que desxopies manufcrties, préfet
tées.à mes
fieurs. perfonnes- tant. ïct^iïen' Sufffèr^
même fort., que. celuï'aujuelye répoa-\
dis parJa-.mëme w^è:'iPy'afepty-am^:
également '.oublié du tubiic
Mais 1'Auteur de celui- ci
ceux ,qui. s\ [arrêtent^ dans. leur $purjhite*
l\on [content d'en faire une fécondé ek-
tion fait snférer tout au long
dans
C 16 )
dans le Journal Encyclopédique S
dans la Gazette Litteraire d'Amfter-
dam. Il cherche N°. XI. à me diffa-
mer dans toute- l'Europe. Tous mes
amis du dehors, indignés de cet achar-
'nement mont, averti que ma retenue,
fne-tournerokà ptége & qu'ihïèiott
Plut permis de garder le filence. Il eft
arrivé..de • là- ~qu.au mois dé Decembre
dernier i un-homme de snérite &, de con-
fiàeration en..Suiffe.9 a qui mon Mé-
moire mànufcrit était parvenu fa f ait
imprimer fans -.ma participation. Loin
d&iui en javoir-mauvàis gré,- je Ten
remercie. -.C'eft.de fa part un zèle très-
honnête.; qu'en effet la.
chofe-étoit devenue
eut mis à lapage
près
engagé contre -ma première 'intention à
$ùbiiet:cene pièces J'y.fuppleBpar cet
V"; ̃• j. Vernet.
1 !-M E M: 0..I R E
Préfeficé à Mr. le
1 PREMIER SINDIC,
Le ,Le, 3°. Juin 1766..
PAR
|IC:OB VE R NE" T,
Profejfeur en Théologie à Genève.
un Libelle :qui le concerne.
^r^ne"femirié Inconnue a depuis
inaifoni gratuitement & fous .enve.
lppis .fans écriture, une 'brochure
de 14, pages in 8.. intitulés Lettre
Robert célèbre Ci'
à. la
Thèdtosùe. dans. la. même
Cette pièce ayant d'abord excité
l'indignation du petit nombre de per-
fonnes qui la lurent eft devenue
rare. Dès que j'en pus avoir un
exemplaire j'eus l'honneur d'aller
le 20. Juin chez Mr. le Premier Sin-
dic pour l'en informer pour lui
déclarer que je m'mfcrivois en faux
contre les faits injurieux qui y font al-
légués-^ & pour demander 4a pef-
million de faire parvenir mes éclair*
ciffemens au M. Confeil par la
même voie qu'il avoit bien voulu
m'ouvrir dans un cas tout pareil
il. y a.fepc.ans avec la même,
précaution de nommer des:£dm..
mhTaires pour vérifier mes citations
par la levure entière des piéees
originales. Je fis le même jour une
fèn^blable démarche auprès .de la
Vénérable Compagnie, &je;lafé»
rai également auprès du Y. /Confié
ftoire", ne demandant que .peij Sé-
jours pour mettre en
pré-
fen de cette tâche.
• La
( 19 )
B2
La brochure dont il s'agit en: dans
le même goût qu'une vingtaine d'au-
tres, forties l'année dernière, du mê-
me lieu, qu'on a généralement mé-
prifées, comme n'étant qu'un gros-
fier mèlange -de profanations burles-
quels & de fatires perfonnelles. Cel-
le- ci tombe entièrement fur moi;
c'eft un dialogue de taverne où
l'on me fait intervenir pour dire bien
-des fottifes, &pour en entendre.
Ce qui m'attire cette infulte, c'eft
la lit Edition, fort augmentée des
Lettres Critiques, d'un .Voyageur fIn-
glois &c. Il y a long tems .que cet
ouvrage eft compofé à rexception
des.. 'deux dernières pièces.; océans
la lenteur d'és imprimeurs il au-
rdrtf:paTû des la fin de l'année der-
nière:' J'ai :crû devoir-le publier
par de fortes-raifbns détaillées dans
la pour- le bien de
rnà Patrie pour T honneur de
nôtre- Egfife. On vient répandre
au dedans- le pt>Hbn de firréîigion
B z l'on-
C 20 )
l'on nous diffame au dehors Et
quand nous ofons repouiïer ces
coups fans fortir des règles & des
bienféances d'une défenfe legitime
on nous lâche des fatires & des li-
belles diffamatoires pour nous- in-
timider ou nous décrédite. Voilà
comme on nous fait. la guerre.
Je ne m'arrêterai point aux gros-
fières inventives aux petites iro-
nies & aux indécentes bravades que
ce libelle renferme cela eft afforti
à la qualité des pèr-fonnages qu'ori
y fait parler cela n? eft, que. mè-
prifable.
Mais je ne dois pas. également
me taire fur une accufation pofitive,
.qui en:, que j'ai longtems follicité
auprès de Mr, D E VTol taire la
'commiffion d'être V Éditeur Je:Ton
'.Etfai fur l'Hifîoire que
je le fus pour F Edition qu'en donna
le Sr.: Philibert en 1 754." que jlavpis
fait mon mjârcM avec-un
cor-
( 21 )
Bs
corriger les- feuilles que je • me de-
chaîne aujourd'hui .pour. jiv.oir.Jte re-
fufe qu'en un mot l'unique motif
qui les
ayclopediftes c'efi le petit -dépit de n'a-
voir-.pas été choifi.
fe pur fin. Editeur & .[on CorreSfeur
Le .tour .qu'on me joue ici n'èffc
pas nouveau 'pour ;mqiv Etéja en
~l'?52\ quand j'eus abfoium'ent cefTé
de voir Mr.r de Voltaire &
£uànd il fçût que j'adrèffois à Mr.
f^àmqiie une'Lettre ou ;jè mis mon
notû & je critiquoîs un chapi-
ta-;
éhk; de persuader il quelcun qui de-
voir m' en avertir charitablement
(juril'J m'e lièroit mal' Jde;; critiquée
^c -ouvrage dont j'avois bien vou-
'îa être l'Editeur & qu'il pouroit
ràefaire;de la' peine à cet égard s'il
vôuioit l'entïeprendre. Cela étoit
t.*O
d'ailleurs afîàifonné de beaucoup de
marques 4'eftimë..̃̃.
Je répondis, que fi Mr. de Voî,?
taire avoit voulu garder la cirçon;
ipection qu'on lui- avoit fi forr re-
commandée j'atir-ois été plus* éloi-
gné que perfonne de prendre, la^plù*
me contrejui ..Qu'elle me tomj>e-
¡bit des- mains s'il .vduloit rétrac-
ter ou corriger ce qui nous 'blés?
foit
phisme -que "celui .'de .dire
avez été. T Éditeur, dé deux petî%
fîx
du moyen" âge
rien de mauvais donc il ne; yôuï
eit pas permis de critiquer cè^quri^
y a "dé -mauvais dâns'jes^ additions
qu'on yVaTfêites. J.'àjoutài
initié a fè's L bornes V-
je Qui
je ne "çraignois rien ,dèsr lettres Lqu*^
pouvoir avoir dé moi ^& que je*
préferpis;m6n devoir à toute aûtje
confidëràtion.'
En
C" ay- y:
B4
̃ EnrOétobre 1760 parut un libelle
artificieux où l'on avançoit contre
mot -quatre faits défigurés' & eftVefii*
més Un de ces reproches étoit ju-
gement celui dont on m'avôit me-
nacé^ .mais il parût agravé
Girconftancesatroces dont on-ne m'a*
'voit-jamais parlé. Je décrùifîs plei*:
nement. cette accufation comme les
trois: autres dans la Lettre que j'eus'
l' honneur d' adf efïer à Mr.-h Pfé>
mièt 'JSindic & cela par l'exhibitiori
de.-plijfîeurs pièces & lettres origi-
Balesjqni confondirent pleinement1a
ealonanie v fur quoi j'eus ^comffie
Voà fait:, la fatisfaction de rempor-
ter dû M. Confiai, du V. Confis-
toire.ôt de. la V.. Compagnie leà
plus grandes marques d'aprobatiorîi
demander alors que" l'on
"fit des recherches pour découvrir 2à
fourcevde ces-noirceurs. J'aurois
pu mettre au jour mon Apologie*-
Je me; ûs ni l'un ni L'autre contenc
devoir niait taite la malignité je la
laifîài ûrariquilement rentrer dans les:
:̃:̃]. B 4 té-
C a*. X
ténèbres & j'oubliai moi-même
cette affaire, auffi alternent -qii'ôir
oublierait une méchante tracafïeriei.
Il femble que. je pôurrois aujour-ï
d'hui m'en tenir à ce ;que j'écrivis
alors & que puis que c'efL'la' mê-
me accusation réch'aufée & rénou-
vellée, il fufîïroit de renouvelîerlai
même, réponfe.J'y renvoie: en xief-r
fet c'efl Tarticlë IV. de mv&mfé-
à Mr.. le Premier. JSinâic
GonfetL trouvera dans fes Régiflresî;
L'accufation eft même
tigée ici à l'égard
confiances les plus.-odieufes. i Oril
difoit alors que pour, obtenir dTêtre:
l'Editeùr. des Oeuvres- de Mr.- t>&
Voltaire
mettre, une Préface peufe afin''que.les
dévots ,'Cet.
te impertinence. que je rëpoufîaî
alors comme elle le
pas répétée par '̃. V Auteur idurfe-,
cond .libelle qui pourtant "èft :1a
perfonne du .monde qui doitTrlei
mieux
C *5 )
B 5
mieux- favoir ce qui en étoit &
qui produifant aujourd'hui des frag-'
mens de mes lettres n'oublieroit
pas -fans doute celles où il pouroit.
trou vérité moindre indice d'une pa-
pëille-offire. Abandonner ainfi cet
le
juge 'par -là de l'excès d'impudence
le premier- libelle.
Mais^ fi le- fécond- contient cette
a d'un al1tre.
côté{ ce!:? de plus
femfeie- donn-er ;-p;ïùs' de couleur au
eëlâ "pa'r
des firâgoiens de"Jléttres: qui n'étoieiif
pas dans: le premier libelle. Ceft
ce qlii -:m'ôbligè d'ajouter a la ré-
ponie 'que' je fis 'alors", des fàîts:
&̃ jies-partiGuliàrités qui 'explique-
fragmëns &-qui prouve-
ront qu'on en àbûfe Toit en-tron-
quant les lettres foit en les dé-
vëritablë- objet
& èelâ^Hine façorj:; tout à fait fo-
en. forte '-que
• ;:• B 5 la
C *Ê 2"-
1* conclusion qu'on en tiré, eft.ab--
folumene faufîe.
Quoique ce libelle foit anonîme»
je crois être en droit de l'attribuer
à Mr. DE Voltaire.. Il feMta
de désavouer le premier jufqu'à
dire qu'il le déteftoit. Auffi ne_le
lui ai-je jamais, :Ç'étoit
plutôt l'ouvrage de qiielcun de fes
clienspu de.resf: élèves, n Mais; il
s'elttû fur celui
de-lettres qui s'y rrfluveptjiejiteu-.
vent :être
trouve ici
a employés depuis: ^eux aps-rpour
fon bas Comigue,Il;eft vrai qu'on.
Henriade; mais il;, y a lpng:tè^BS,.qu6
la Henriade a fait place ',4 des; pro-
durions bien difféi-ente^vLo •:̃. ;•
La réfutation, du nouveaji J^belle
ne me fera pas. plus
eelle -du premier j parce .qiï-'hieu»:
reu.
(
rendement je me trouve aufïïbieïî
muni-que rautre :fois de pièces &
de lettres.qui mettront les choies
dans le plus grand jour.
1; ne pente'
pas perdes lettres. comme les ûenw
ées-ne/font point'dé -celles qu'on
Quoi-qu'il les ou-
blie lui même, ceux 'qui les reçoi-
un'plaifif/ de .les con>"
ferver 'v& bien m'en
voir '4ait ;non
py bien de$- chofes agréa*
cercaîns
égards- ç -niais -parce qu'elles, vont
très à-propos^

--Le Kbeiîé que
p ai M£'T)if:
V ô t t AïJtE 'jâufi
Je n'ai jamais eu l' honneur d'é-
crire plus de dix Lettres en ma vie
C 28 )
à cet homme célèbre & affuré-
.ment, elles ne rouloient pas toutes
fur l'article en queftion.
Mais le vice de cette phrafe ne fe
borne pas à une exagération; Il
confiile fur- tout,dans Itmo^oke-
nir.' Ce mot fait -entendre, que.c'eft
moi qui recherchois ,:qui défirois,7
qiii' demaridoisi.la ,choJfeià; Mr. de
Yoi T A i R E pour quel,
que ^profit.. Mais .on: yerra que
tout ;ce que .j'ai fait
égard n'a été. que pourrrépon,dre au?
défir. même- de. Mr.
&|pour lui rendre avec ^&plus
grand dèsintéreffement. un-: fervic^
qu'il me demandoit ;çe^quivçbanr
ge abfolument la nature de la cho-
fe^- C'ëft pourtant fur FâbuS de.ce
terme:, c'eft. fur
arxificieufe que, rouIe
Métier
tenir- la chicane tombe.
C
Pour donner quelque couleur au
mot obtenir il falloit taire les df-
marches & les lettres de Mr. de
Voltaire qui me demandoit lui
même ce fervice; & il falloit fup-
primer dans mes lettres tout ce qui
en dorinoit la même idée. C' eft
auffi ce qu'on a eu foin de faire avec
affez d'art. Je dois donc commen-
cer par- remplir ce vuide & par
fuppléer à cette omiflîon afe&ée qui
brouille tout.
En revenant d'Angleterre j'eus
F honneur de voir Mr. DE Vol-
taire à Paris, c'étoit en Avril
1733. J'en reçus l'accueille plus
poli. Dans la. converfation il me
témoigna défirer de trouver quel--
que bon libraire à Genéve pour y
faire imprimer quelque chofe uns
dire quoi & me demanda fi en ce
.cas il pouroît m'adreiïer ion paquet
pour être fur du iecret. On ob-
fervera qu'alors fa réputation étoit
.dans toute fa fleur., lln'étoit en.-
( 30 )
cpre connu que par de beaux'ou-
vrages comme la Henriade, quel-
ques Tragédies & l'Hiftoiré de
,Çharle XII. &c. Je ne fis donc pas
4ifScuké de lui promettre ce qu'il
diéfiroit & je lui indiquai Mr. Ba-
̃billot qui cinq ans auparavant
avoi't imprimé la Henriade & qui
fe trouvoit alors en Hollande. J'ai
.la preuve de ce que je dis dans la
prémière lettre que j'eus l'-honneur
d'écrire à mon retour ici à Mr. DE
VOLTAIRE, en Aoûft 1733, pour
le remercier de fes civilités, & pour
lui demander fon avis fur une ques-
tion de goût relative à la langue
françoife. rajoutois ces mots: Mr.
B À r 1 l l o t efi encore en Hollande
iîjajjera à Paris àjon retour & il eft
averti de vous aller rendre [es devoirs.
Mr. DE VOLTAIRE me répondit le
14. Sept. 1733 Je vous- ferai ttâS'Qbligé
parlé; le. vous ferai encore- glus obfigéjï
vous voulez bien m'ecrire quelquefois
vous' m'avez fait aimervotre'prfonne&
j vos
( 31 )
vos lettres. Faites moi ici votre 'cor*
J'avoue que je ne fus pas auffi
fôfgneux que j'aurois du l'être, de
cultzvér une fi agréable correfpon-
daoce, .Elle fouffrit un intervalle
de dix. ans, Je'ne la repris qu'en
1744.. lorsque le Père Jaquier, Ma-
thématicien paffa ici venant de
Home & allant. en France. Il me
dit qu'il iroit chez Mme. la:
Marquife DU CHATELET, où étoit-
alors. Mr. DE Voltaire. Je pris-
cette' occafion d'écrire à celui- ci,
de lui .parler du Père. Jaquier, & de
quelque points de littérature, en-,
tr'autrës d'un pafTage de Virgile >•
fur lequel j'ayois déjà propofé ma
conJeEure à: Mr. de Fontènelle^"
Je lui parlai. aufS des réflexions qu'il;
ayo.i^ çt.prua.ées. fur la manière d'étu-
diéiTHtèio-îre où il ne comptqïc
beaux.
îë 'i. Juin 1^4$.
que le récit que lui a voie fait léPè-'
( 3* )
re Jaquier de Genève &/ de .nôtre
Académie lui donnoit en vie de la
voir; qu'il étoit invité par le Roi
de Prufiè mais que l'amitié le re-
iinoit à Cirey; qu'en fuivànt lejgpur
d'étude hiftorique dont je ÎmI par-
lois il avoit tâché de mettre ces
idées en pratique dans un "Es sa i
qu'il avoit alTez" avancé
toire XJniverfelîe depuis Charleéagne.
il prit.même la peine de Transcrire;
vingt lignes de fon Avant propos •
pour me faire connoitre dans -qxiél;
efprit il travailloit. Je pôudrçj's
Mr. ajoutoit- il, être à portée de-vous
confuher. Peut- être un jour le ferai-
je imprimer dasas vôtre Ville. A Te-,
gardde mes autres ouvrages]' de :lit--
terature tous. les recueils qu'on en a
fait [ont fort mauvais & Hres incorreSîs ;̃
j'ai toujours fouhaité qu'on enjîf quel-.
que Urine ion <& piîïsqué, .vous.]
wul.ez bien m'en jarler, je/voWdiraï.
que fi quelque' libraire de vôtre; Vilfe^
en voulait faire -une Edition complet-;
( 33 )
c
t2; je lui donnerois toutes les facilités
5 fous les encouragemens qui dépm-
draient de moi Je fuis extrêmement-
mécontent des Libraires
6 peut.- être les vôtres me ferviroient
mieux- mais c'eft une entreprife que je-
voudrois très- fecrétte, attendu les me-
fares que je dois garder en France. Si
vous- trouvez donc Mr. quelque Li-.
braire à qui éette entteprîfe convienne
je vous aurai V obligation de me voir.
enfin imprimé comme il faut.
On .voit'par cette Lettre, i°. qu'
il s'agiffoit uniquement d'ouvrages
dé Littérature dont rien ne m'o-
bligéoit de me défier; d'autant plus
que l'Auteur n; avoit encore rien
publié de mauvais fur la Religion.
-Cette défiance, ne devoit pas
naître dé ce qu'il y mettoit la con-
dition du fecrei, attendu, les mefures.
qû'ili/ipoit à garder en France, 'parce
bien des chofes qu'on n'o-
C fe
( S4 )
fe pas imprimer en France fans
qu'elles pafîent pour trop libres
chez les Proteftants. C' etl ainfi
que j'avois fait imprimer ici l'Efprii
des Loix dont I'illuftre Auteur a-
voit bien voulu me confier le Ma-
nufcrit. Il y a de même des his-
toires peu favorables au Papisme
que nous trouvons fort bonnes. Il
y a des écrits fur la tolérance aux-
quels nous applaudiffons plus qu'on
ne fait dans les païs Catholiques*
Mr. DE Vo l t a i r e pouvoit avoir
fur de tels fujets & fur beaucoup
d'autres des mefures à garder enFran-
ce, & demander le fecret comme l'a-
voit auffi demandé Mr. le Préfident
DE MONTESQUIEU.
3°. Dès que l'ouvrage devoit
tomber entre les mains de nos Li-
braires, & cela par mon canal;, je-
devois fuppofer qu'on ne s'y.pexr
jnettoit Tien qui violât les R^gle-
mens de nôtre Police fur la Librai-
rie
C 35 )
C 2
rie ni qui bleffat nôtre Eglife
fuppofé même qu'on dut déja fe
défier de la hardieffe de l'Ecrivain
rien n'étoit plus propre à le conte-
nir dans de jufies bornes que de
le foumettre ici à une infpedioti
que je n'aurois, pas cherché à élu-
der au cotraire je me ferois fer-
vi de cette barrière, pour l'enga-
ger à châtier davantage fes écrits
ce qui les auroit rendu plus utiles.
4°. Enfin on voit clairement,
qu'encore que j'euife raifoné avec
Mr. DE VOLTAIRE fur fes ou-
vrages de Litterature, c'étoit de lui
que venoit la penfée & la propofi-
tion de les faire imprimer ici. Tou-
te la tournure de fa Lettre le mon-
tre mon rôle étoit celui d'un hom-
me qui content mais non celui
d'un homme qui follicite & qui
veut obtenir.
Je répondis à Mr. DE-VOLTAIRE
le 23. Juillet 1744. J'ignore le con-
C 2 tenu
( s6 5
tenu de ma lettre. Sans doute je
lui difois quelque chofe fur fa pro-
pofition. Mais il faut bien que
ma réponfe ne contint rien dont il
.puiffe abufer contre môi puisqu'il
ne la cite point & n'en fait aucun
ufage. Ce fut en conféquence du
'défir qu'il m'avoit manifefté que le
Sr. Bousquet, Libraire allant à
Paris avec une grande envie de le
voir & de lui offrir fes. fervices
je le lui addreffai. Mr. DE Voltai-
RE me répondit de Verfailles du 8.
Mars 1745. Qu'il étoit. depuis
fix mois dans un tourbillon de
Cour qu'il n'avoit pû achever
fon Hiftoire Univerfelle que
cela ne l'empêcheroit pas de voir
5, M. Bousquet, & s'il croit,
,j âjoutoit-il, qu'il eft de fon in-
têret d'imprimer quelques.uns' de
mes ouvrages je lui donnerai
avec un très grand plaiJSr la 'prié»-
ference, comme à un hoinme ai-
mé.& eftimé de vous.
On
( 37 )
C 3
On. voit là une nouvelle/preuve
de ce. que j'ai dit que j'agifïbis
uniquement en homme officieux
cherchant à rendre fervice à la fois
au Public, à Mr. de Voltaire,
& au Libraire, fans prétendre à au-
cUiie direction, encore moins à au-
cun flaire. Je ne recherchois rien,
mais je ne refufois pas à un homme
célèbre un Service que les gens de
lettres fe rendent mutellement & à
l'égard de nos Libraires j'avoue
que je me fuis toujours fait un plai-
fir de lés aider & de, les favorifer
autant qu' ils fuivront nos Règle-
mens qui défendent de rien impri-
mer qui bleue l'Etat, la Religion,
les .bonnes moeurs & le refpefl: dû
aux;Puiflànces & jamais.de fatires
perfdnnelles.
Ce .voyage ;de Mr. B o us q uet
à Paris n'eut point de fuite. Mr.
DE Voltairje alla en Brandebourg:
Je le .perdis entièrement de yuëpen-
C 38 )
dant neuf ans, & ce fut lui qui le
prémier voulut bien me rechercher
de nouveau & renouër nôcre ancien-
ne correspondance, àl'occafîonde
.ce que je vais raporter.
Le Sr. NEAULME, Libraire à la
Haye avoit imprimé un Abrégé
d'Hifioire XJnivèrfelk par Mr. D E
VOLTAIRE, quicontenoitunees»
quiffe de fix Siècles depuis Charle-
magne esquiffe horriblement tron-
quée & défigurée. Cepenaant Mr.
CLAUDE PHILIBERT entreprit
ici de fon chef, de contrefaire cette
édition. Dès que je l'apris, je cou-
rus à lui pour le. détourner de faire
ce chagrin à Mr. DE-VOLTAIRE,
& pour l'avertir- des grands défauts
de l'édition de Hollande.. Je lui £s
r emarquer dans l'Avant propos
une phrafe ofenfantè pour--les Tê-
tes Couronnées qui n' étoix pas
dans les vingt lignes que Mr. n E
V o h T A i r e m' avoit envoyées de
fon