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Mémoire sur le divorce ([Reprod.])

De
34 pages
[s.n.]. 1796. Divorce -- France -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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MICROCOPY RESOLUTION TEST CHA«T
SBSlOlOo
( ANSI ond ISO TEST CHART No. 2)
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTIONFRANÇAISE
MAXWELL
Headington Hill Hall, Oxford OX3 OBW, UK
IlÉMOlJRE
n
MEMOIRE
I J'ai lu, il y « quelque temps, dans une
brochure, les reproches que Pondait a un
Citoyen d'avoir écrit en Payeur du di-
yorce, parce que dit-on il n'a point à
le plaindre de sa femme.
Delà il s'ensuivrait que nos Députés à
I l'Assemblée nationale", que nos phjloso-
phes et tous les patriotes "qui réclainent
contre lesabus sous lesquelsgémit la France,
De devraient s'occuper que de ceux qui les
concernent, et par conséquent nous n'au-
rions, pour traiter nos intérêts, qu'un as-
semblage monstrueux d'égoïstes qui ne par-
ieraient que pour eux^ qui n'agiraient que
pour eu* qui ne proposeraient de chan-'
gemens que ceux, qui leur seraient avant*"
geux, et qui feraient un amâ$ confus de
Ikix, dictées par leur intérêt particulier
(O
à-qui il faudrait donner le no
de constitution.
Je savais que mon siècle* était égoïste,
maisje ne me serais jamais eittes-
dre professer, publiquement une morale
aussi odieuse.
le me plais à croire au contraire qu'il
existe beaucoup de nobles d'ecclésiasti-
que$., de gens de robe, de membres des
communes qui ont dévoilé avec coulage
les abus qu'ils connaissaient dans leur état,
et qui ont même généreusement démandé
la réforme de ceux qui leur étaient le plus!
avantageux.
Qu'un rnari malheur demande le di-
vorce je serai en garde contre ses raison-
Demens, mais qu'un homme, dont ce lien
fait le bonheur qui voic, avec attendris-
sement, mais de sang froid, les malheurs
d'autrui me fasse sentir la nécessité du
divorce, en mettant sous mes yeux la cor-
ruption et la licence des moeurs, le carac-
tère impériaux, l'éducation négligée des
femmes ec les tores inaombrables^de leurs
(3)
confiance son ouvrage
jugement, sans crainte d'être trompé par
quelqu'un qui n'a
Bien loin de croire^qu'un homme heu-
reux par le mariage ne doive pas écrire en
faveur du au contrai'
re, appartient, selon moi, le
ter cette matière. C'est un pilote, sur le
rivage, qui observe de sang froid la tem-
pête, et qui peur en donner une relation
fidèle.
Ces réflexions me conduisent rendre
publiques quelques idées. que j'ai' eu sur
cette matière délicate sans craindre de
passer pour un mari malheureux qui veut
briser ses fers.
Il existe sune si prodigieuse quantité de
mauvais ménages; que je crois que cec
objet doit vivement intéresser une nation
qui veut se régénérer («).
I (a) Ce malheur est général, en Europe;
I ypki une plaisanterie .cijrai'w iei papiers anglais, qui
Quand même, Français, vous obtiens
driez ta meilleure cônstitution possible j
que vous donneriez des'loix et dés exem-
ples à ^univers vous ne seriez pas heu»
ceux, si vous s étiez tourmente' dans Tinté-,
rieur de vos maisons, par celles même dont
les vertus et la douceur doivent vous con-
soler des chagrins inséparables de la con-
dition humaine.
Je dis plus cet édificjrde bonheur pu-
blic écroulera bieqj^rjsi vos femmes oé-
prouve que les ménages ne sont pas meilleur» ta An-
gleterre qu'en France..
Ènumtrauen in mariages if Loniut.
'gtigeant leurs devoirs, -veulent toujours
tout gouverner, tout conduire, si elles
conservent Ja prétention de tout savoir,
sans avoir jamais rien appris si elles caba-
lent, si elles intriguent, si, métrant à pro-
fit la faiblesse que les hommes ont pour
elles elles dispensent- les grâces les pla-
ces, les honneurs et les dignités si
elles continuant de mépriser ceux qui, par
respect pour leur faiblesse fatigués par
leurs perpétuelles intrigues par leurs tra-
casserie» continuelles, par leurs fureurs et
même par leurs larmes, les abandonnent
à leur caractère dominant
pas rentrer dans la place que la nature leur
ê assignée.
( b ) La majeure partie des places se donnant actuel-
lement au scrutin, il semblerait que les femmes n'au-
raient plus d'infloence îb rieur domination, mais si elles
persistent a vouloir en disposer, quelle part n'yaufont-
elles pas cependant par leurs intrigues en accaparant
des' suffrages en profitant de l'ascendant qu'elle*
anroat sur leurs maris SUr leurs enfans, même sur leurs
sur tous les-honsmct enfin qui les' entoureront.
Pouf mettre la société i l'abri de ce fléau, il faut que
l'éducation extirpe en elle'cet esprit d'intrigue qu'elles
II me paraît absolument indispensable
que le clergé n'ait aucune voix délibéra-
tive sur cette matière délicate, dont ses
membres ne peuvent connaître les détails.
que de ypir une classe d« Citoyéhs voués
au célibat prononcer sur le mariage? Sur
quoi appuyeraient-ils leur?
n'ayant pas pour eif x l'expérience ce graod
et ujùquemaître des humains n'ayant pas
pojur eux les connaissances profondes du
caractère des
quérir qu'en vivant; longtemps et intime-
ment avec elles.
connaître que là femme dans,le. moade,
qui pour l'ordinaire, ne ressemble en rien
à ce qu'elle est dans son ménage.
Ces Messieurs ne porteraient sur pareille
matière que des'
au moins hasardes.
vent avoir
sur ce point, «es
avec la religion.
doivent donc être consultes.
Ci.)
L'amour de la liberté $*e$t empare* de
tous les esprits; les vœux des peuples, le?
travaux de l'Assemblée nationale tout
vise à procurer aux Français ce bien ines-
timable. Liberté, égalité, justice semblent
être les devises chéries de la Nation; quand
elle fait tout pour atteindre ce but, laisT
sera-t-elle subsister des loix barbares, qui
retiennent dans un esclavage humiliant et
ridicule, la moitié dé l'espèce humaine.
La tyrannie et la force ont présidé A la
confection de ces loix que la raison et
la justice les réforment.
Les femmes sont nées nos égales, noi
amies faites pour partager avec nous le
sceptre de l'univers la cruauté et la force
seule ont pu en faire des esclaves. Toutes
nos loix sont à leur désavantage nous
exigeons d'elles des vertus auxquelles nous
ce nous astreignons point nous faisons
trophée des fautes qui les- déshonorent;
nous couvrons de fleurs
avons la noirceur de les entraîner par tout
ce que l'art le mensonge et la perfidie
ont de plus séduisant. Sont-elles nos femmes
̃̃('«̃)
Maîtres de tour, nous ne laissons rien k
leur disoosition une tutelle perpétuelle et
humiliante est leur partage. Nous leur re-
fusons souvent le Plus indispensable néces-
taire, pour manger en de vaines prodige-
lités, leur propre bien; sans pudeur, nous
donnons la nourriture et de modiques g^
jÇes, ( cela s'appelle une pension ) à celle
que, la religion la nature et-la raison npus
avaient donnée pour être notre égale, pour
être la moitié d'un tout que les institu-
tions divines et humaines ont formée.
Nous avons même la barbare politique
de négliger leur éducation, et de la res-
treindre au seul art de plaire par leur figuré
et leur parure. On dirait que tcâùa-
tant-la finesse de leur tact et de leur esprit,
nous craignons de lui laisser prendre tout
l'essor dont il est susceptible.
Un sentiment intérieur leur dit sans ccsse
qu'elles ne sont pas nées -pour, être nos es-
claves
?ùn joug odieux et leur vie se passe à chet*
cher les moyens
de
primer il esc de Ja nature humaine de
couer l.e joug» Les femmes sont nées déli-
conséquent sen-
pour les extrêmes si elles prennent l'enî*
pire sur les hommes, bientôt elles en abu-
sent, et leurs lois sont d'autant plus dunes
qu'elles usent
qui a une injure à venger.
Une femme a-t-elle un man juste qui
veut la faire rentrer dans ses droits raison*
nables et imprescriptibles qui lui rende
enfin cette précieuse liberté et cette éga-
vent elle
ce qui n'est que l'effet de sa justice et de
sa raison. droits
effet de la raison de
elle^e
naissance te