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Mémoire sur les moyens de mettre en culture les terres incultes, arides & stériles de la campagne, en y employant quelqu'espèce que ce soit des végétaux, arbres, arbrisseaux ou arbustes, analogues au sol des différentes contrées de cette province ([Reprod.]) / par M. Boncerf,...

De
25 pages
de l'impr. d'A.-J. Gorsas (Paris). 1790. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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THE FRENCH REVOLUTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
'.Maxwell
Headington Hill Hall, Oxford OX3 OttW, UK
DE METTRE EN CULTURE
Champagne tmployant quelqtfefyece
que ce Jbit de Végétaux Arbres,
ou analogues au fil des différentes
contrées de cette Province.
Ouvraos qui a remporté le J*rix de l'Académie
de Châlons en 17P0;
Membre le la Société Royale i'AgrU
'in département des Travaux pullics.
̃̃̃̃̃̃ f A PARIS,
foc l'Imprimerie d'A.-J. Corsas, 1 Auteur i\i Coumoc
4s Paris dans les 83 départemsn6i
'AVERTISSEMENT.
feux a dit M. Chdluni au, dans Con .me utile intitule:
qui fe trouve chez Belin rue St- Jacques
di s l'ccnt fuivant, que je me fuis
di'oi ie' a t\\ti i.piioer m »lgre fes imperfcclioriS.
JVion but fera mon exeufe il falloit prc'fenter de» objets
de travaux util s po..r occuper les ouvriers!" nsouviage;
j'avoii indiqu.'ks'dcirjchç'iiier.s, les de'fricherr.ens &k»
que c'etoit cequ'il y avoit Je plus
utl e <k <*c ( lus pu liV.t j'ai été obligé de produire cette
liée vinjt fois u public 6c à l'Aue.nblde Nationale, per-
fu i'Jc qu'il faut redire les ci ofes utiles (art qu'elle* relient
àf'jirejmjiAO.i auroit pu croire, par toutes cet redite»-,
pence ou que nous n'avions qu'une
riliuitrcesdeplufieuîs genres, & que
j ai cbtrJ.çalcsfA reonnoitre chaque pa^i qui les pof-
Natioralc a dâre'te des l'ccouis confi-
c a offriraux ouvriers; les Depar-
le lurri}usier<iiipf li^uclur d'autres travaux qu'ils indique-
ront (tir les ordres s î)u miniltre ides Finances. 11 eft donc
1 Lvclidirc dateur jappell.-r qu'ils ont des marais à dcllc-
cler des tandex à culn.cr, des forêts à replanter, des
fxrb.ercs a exploiter, des travaux à fournir même aux
«vcu^lcs ce aux foiJais oi.'ifs, enfin à tous les bras fort»
ou faibles qui folli.i eut c l'ouvrage & qui (ont les 1'"
crcincieis cie ia Nitun. F.lle aune quantité" inombrable
}O.cr,|-a ce qu: ceil in moyen 'certain de détruire la
îae.idici J, d'occuper fe* oavri;rs de récurer les mantt-
II
Pji l-'s cllais
de li plus gra de fécondité que les moulin*
c!:ï inondations tunei:cs cue la tourbe tiendra lieu '•
du bois dans !cs falines, dans iss .fours à chaux & dans
beaucoup d'urne:; o'jVlle fe trouve dans preique toutes
-.r.os provinces que la Champagne elle ieùle prêtante huit
cent mille arpens de terre qui peuvent être misen valeur;
c'eftl l'objet oé ce me';noirc. Jouiircnsdcnostre'iors.cîcne
rc^itflbns pas la ma<n qui les indique, fut-ce celle c^ui a
écrit la preaiictc l'a'.olition dw tc'gime fe'oduj.
yS§è^ytii\ S'y-. -ïpfl
A a
Sur let mtjens demeure en culture les terret'wcultet, cridet
&jh'riles de la Oiàmpsgue tny employant quelqu'efptce que
ce fait de Végétaux Arbres, Arbrip iu DU ,Mufles
logues au fol & aux différentes contrées de çeite Province.
JLi'rNFLUES'CE des bois fur le climat, la fc-
condité d'un pays, & le bonheur de (es h-ibi-
tans eu1 fi grinde, qu'on ne peut rien propofeç
de plus utile pour une province qui en ïmnquej
que de trouvsr les moyens d'y en faire croître.
'e feroit ici le lieu de décrire les kenimables
avatitagos du bois, fes Services dans les befojns
pûb!ics.5c privés, fes fecours & fa puiflTance dans
les arts, fur-tout dans celui qui les réunit tous,
Ja navigation, qui ne peut eiiller fans le bois. Mais
nous parlons à dosages, convaincus qui ont aflei
en demandant qu'on indique les moyens d'en faire
jouir les contrées qui en font dépourvues, 8i
qui rie font défectes que parce qu'elles en man-
Non feulement les grands végétaux mentent
des foins diltingués, & ROtre culture à caufe dei
jouiaîinces qu'ils nous procurent, mais auflî let
arbuftes, & arbrifleaux ont leur utilité; ils peu-
vent s'accommoder d'un fol moins riche en prirn
çipes & en moyens de végétation, d'ailleurs tous les
U )
leur
débiis à augmenter la cou-
de jerre végétale. Ainli la fécondité mit de
h fécondation & plus un pays a été ou cil
cultive & peuplé de végétaux de toute espèce,
plus il eA ilifceptible de culture & de produc-
tion. Il cft donc iirpoitam de commencer à fé-
conder lin pays ilàiie ,.fojt par le choix des
moyens, foit pu celui des cfpeces qui pourront
Nous alio/is offrir nos réflexionj fur
cette importante cjucftion, non pas comme une
ïbfufion abîbliic, mais feulenient comme un des
moyens de la, donner > & qui s'allie i tous les
Un, piys totalement découvert, ert en proie,
a tous les veni's, il n'ci! défendu du froid- ngou-
tetix par aucun ab.i les hâles dévorons le def-*
âreJuimUité; les vôgéiaux privés de fraîc.heur
rètte pas l'efpérance
à'eti voir renaître par les graines ou les racines;
de en plus aride, il perd
ce qu'il avoit de'liant &
i'aîlïou du foleil'divife & détériore
un fol qui n'en plus réparé par
yégéïaux j l'air y devient plus rare;
jjl ne conferve aucune affihité avec les nuages
qui répandant les pluies fécondantes; i!s paient
tlor/c, ck vont les verfer fur des caiîtoiis Couverts
de L^ois de rivières &, d'étangs
Aînri les vafles déferts feuibler.t
entre' le ciel & celte terre flOrile; il
fçs rioféeï, & lui pro»
digue fe? rigueurs, fes froids ôV (es feux. De*
foiitaires ne futïifent pas pour
i établir le comfnerce entre le ctcl 6V un fot de.
pouille de fou elles
ccrmm.e les derrières qui les précédèrent antïc-
fois; le cultivateur dccoùragc fuira ces phù-icj
le ciel refufe fes lecours & l'homme n©
tentera plus de les orner delà prefence, & de
les embellir de (es travaux; il les fuira, & avc«
lui tous les aninuux qui vivent des prodiicjions.
qi.'il fa.it naître, ou des végétaux agreflest
Illais des moyens de réparer un
Un climat, des contrées ainll frappées de (lé-
Cette rjueftion répond. à la prcmiète partie de-
li propo/ition, car il feroit inutile do s'occuper
de la leconde fi l'on ne rendoit d'abord un de-
gré quelconque de fectilité des contrées ftériJes,_
& fi le6 moyens chpifîis ne davoieot progredR
veinent l'augmenter par la fuccclïïon des tems..
Le caracleré de ftérilité des vaftes, .contrées de
Ij Chauipîtine eft l'aridité, c'eft ce vice- qu'il
droit corriger; il eft non feulement l'eflet: de t»;
nature du fol, mais encore ce la r.areté &. diV
peu d'abondance (j'auroisdit la p<w<:ii4)^ des.
pluies paves que les nuages pillent rapidement
laos s'ouvrir aiiaefriis d'un loi avec lequel ilsvi'ont
îiacune afiiniiév &, où il n'y. a plus; dft- eonduG-
̃;<«̃̃).̃
des nuées, leur Il faut donc.rcta-
blir le commerce entre le ciel & cette terre fté-
rile, c'eft la' première condition de fa fécondv
tion;, car, ne nous Vbufons pas toute co!ti)re
ifolce ne oeut produire cet etfet, des plans ché-
tifs & {bibles des femenecs, encore moins, ne le
peuvent; il feroit inutile de les terrer après avoir
perdu Ces avances, on fortifieroit le préjuge contre
ces terreins, ce feroit éternifer le malheur de
C'efl donc tn grand, & en très-grand que les
opérations doivent fe faire.
La première en déformer des'retenues d'eau
<3a.is toutes les vallées même celles qui font peu
marquées, qui font fufcepu'bles de les réunir;
c'cll à dire par tout oit le bas -fond n'eît p«s
inéable ce qui arrive tomes, les fois que les cou-
ches inférieures font bien cohérentes; elles fout
aifécsà reccJnnoitrc, parce que les pluics d'hyver,
& les neiges fondues y forment de petits ruif-
featix paniers. Dans les lieux oit les eaux font
afle/, abondantes, le fol âiïez tenace ou aura
des étangs de plus ou moins d'étendue, de plus
ou moins- de durée, relative au plus on moins
de profondeur & à 1,t furface des terres qui y
leurs eaux; s'ils peuvent'êire perennes
comme dans les lieux & vallées où les ruiflèaux
ont un cours perpétuel le terrcin fera bientôt
régénéré, même à une -dilhnce confidérabje
proportionnée' à l'étendue de i'atmofphere que
l'évaporation pcurra humeder, à celle que la
plus ou moins de différence du niveau permet-
tra d'humetter par infiltration. Ceux de ces étangs,
A 4
celles de ces retenues qui ne po-irroiu pas tenir
des eaux, foit par dôCnit
ce, foit par l'étenJùe de leur furfjce difprojor-
tionnee avec la profondeur des eaux, tes con-
tiendront encore quelques rems, ne.
quelques jours; peut être fera-ce Luit, quinze
jours où un mois. Ce.fcj.onr, cjiu-l qu'il foit
équivaudra à la pluic la p'ûs abondmte d'une pa-
durée. Des lors tous ces can-
tons & leur voilimge auront acquis li faculté de
jiortcrdes bois analogue* au plus ci moins d'ciu r
& à la durée de fou fejour, & les piuics du ciel
y deviendront plus fréquentes & abondintes en
proportion de l'étendue de l'abondiiKe c\ de It
durée- des' eaux qui rctabhront l'a MînJ te entre le
̃̃̃fôl& les nuages.
Cette premiere opération ne peut être trop,
•̃ niirftipliçe ù une vallée fe prolonge, il faudra
s y faire autant d'étuigs & de reten le d'eau que
h pente & h longueur le permettiont. Ces pre-
miers. travaux donneront à l'air & au fol le pre-
mier fonds de fraîcheur & d'humidité fans lequel
on ne peut efperer nulle végétation.
Lorfque l'on aura rencontré des lieux qui
cohfervent bien les eaux, & ou il s'en rend CI\
quantité, on élèvera les chauffées,- on les conf-
truira avec plus de foin pour'les retenir en abon-
dance, autant qu'elles ne s'éten iront pas* fur des
terreins en valcur. Ces grands éîangs (upplceront-
il ceux qui auront moins de fucccs,o:i n'en au-
foin qu'un momentanné. Il en prefqu'inuriie d'ob*
kfvex qu'il n'y a nul danger à courir du fejôur
&.de la-flagnation.de ces eaux, fur le fonds de
(S)
ces nouveaux tti.ngs puifqn'i! n'y aj c\ ne pan
de vâfe ni de "matières
de mcphilifme. Du relie rie»
n'empêchera de les aSviner & d'en tirer un ben
On viv:nt de voir que le but qu'on doit fa
prôpo.fer dans ces travaux, dl de changer lec'i-
«nt de remettre h terre en commercé avec le
cie!, de mettre en aclion les météores de: le.-
multiplier, dVtahtir uns aflinité & dcs conduc-
toLirs des pluies fur ces comices; des lors 'on
fc.t qî'.c ce lied qu'en grandets parties que les
e:i!roprifcs doivent fô, faire; en confcqucnce on
concevra les motifs de la féconde opération que;
je- vais indique; elle n'eft qu'une coniintmion,
u i dcvelopi Ciue-nt de la première.
Pour difj/ofer les feniis c< planuiioiw dont
'nous avons à parler, 'il .fuit einbiafTcr un vafle
terrein, une contrée en i?re. Cette proposition ne
dois point effrayer; elle ce fera pas très couteufe.
Xo is veinons d'indiquer les ca,nfes de la fleri-
licé ôv le premier n^oyen de la faire ceflor, ea
changeant l'ctit de l'atmofphere; celui-ci ajouter.
au premier. Nous avons indiyué l'eau comme
premier moyen de végétation; nous allons nous.
Çii emparer encore fous une autre forme & paç
Siippofcî un terrain de telle étendue en ion-
gueur & largeur qu'il vous plaira, régulier ou ir-
pour li cojnrnoilté des calculs, nous le /lippe-