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Mortalité des enfants au-dessous de deux ans dans la ville de Bordeaux pendant la période 1858-1862 / par le Dr Marmisse,...

De
12 pages
impr. de Lavertujon et Meyloc (Bordeaux). 1864. 10 p. ; in-8.
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MORTALITÉ
DES ENFANTS AU DESSOUS DE DEUX ANS
DANS LA. VILLE DE BORDEAUX
PENDANT LA PÉRIODE 1858-1862
Dans la période 1838-1862, il est mort à Bordeaux 4,464 enfants au
dessous de 2 ans.
La part de chaque année est ainsi faite :
Aimées 1858 768 décès.
— 1859 . 1,019 —
— 1860 928 —
— 1861 919 —
— 1862 830 —
TOTAL 4,464 décès.
La moyenne annuelle est donc de 892 à 893.
La moyenne annuelle de la mortalité générale étant de 3,803 (mort-
nés non compris), il s'ensuit que, sur 100 décès généraux, 23 à 24 ap-
partiennent à des enfants au dessous de 2 ans.
La population vivante du même âge, d'après le dernier recensement,
est de 5,440; d'où, sur 100 de ces enfants, il en meurt annuellement
16 à 17.
Dédoublons celte population, vivante et mortuaire, pour faire deux
périodes, l'une au dessous d'un an, et l'autre entre 1 an et 2 ans.
La population mortuaire au dessous d'un an a fourni 3,403 décès, et
celle entre 1 an et 2 ans 1,061.
La moyenne annuelle, pour la première catégorie, est donc de 680 à
681 ; pour l'autre, de 212 à 213.
La population vivante se trouve, par hasard, la même pour les deux
groupes, c'est à dire de 2,715.
Il est assez surprenant que le nombre d'enfants vivants au dessous
d'un an ne soit pas plus élevé que celui des enfants vivants entre 1 et
2 ans; car la moyenne seule des naissances dépasse de beaucoup ce nom-
bre. Mais il faut remarquer qu'une quantité considérable d'enfants se
trouve dispersée par l'usage des nourrices, et que le recensement de la
ville ne tient aucun compte de ces jeunes citoyens, momentanément
éloignés.
Sur 100 enfants au dessous d'un an, il en meurt annuellement 25 à
26; et sur 100 enfants entre 1 et 2 ans, il n'en meurt que 7 à 8.
Voici d'ailleurs la distribution des 4,464 décès en plusieurs séries :
De 0 à 1 mois. . .
1,548 décès.
— 861
garçons,
.687 filles
De 1 à 2 — . .
268

148

120 —
De 2 à 3 — . .
226

124

102 —
De 3 à 4 — . .
170

111

59 —
De 4 à 5 — . .
151

90

61 —
De 5 à 6 — . .
153

94

59 —
De 6 mois à 1 an
- 887

477

410 —
De 1 à 2 ans . .
1,061 —
4,464 décès.
536
garçons,
525 —
TOTAL .
— 2,441
2,023 filles
Influence de l'âge. — A mesure qu'on s'éloigne des premiers instants
de la vie, le nombre des décès diminue. La transition entre le premier
et le deuxième mois est excessivement prononcée : c'est qu'-une foule
d'enfants nouveau-nés sont trop faibles pour résister aux premières
épreuves de la vie extra-utérine. Pour peu que la machine organique
soit défectueuse, elle s'arrête plus ou moins rapidement après avoir été
expérimentée. Au delà du premier mois, la marche décroissante des dé-
cès est beaucoup moins sensible. Pour justifier l'observation précédente,
partageons les décès du premier mois en trois séries de dix jours
chaque :
Entre 0 et 10 jours 821 décès.
— 10 et 20 — 428 —
— 20 et 30 — 299 —
' TOTAL 1,548 décès.
— 3 —
Influence du sexe. — Dans la population vivante, le nombre des gar-
çons est de 2,695, et celui des filles de 2,73b. Ainsi, sur 100 garçons, il
en meurt 16 à 17 ; sur 100 filles, il n'en meurt que 14 à 15.
Influence de la misère. — C'est sur l'enfance surtout que les mauvaises
conditions hygiéniques provenant de la misère produisent leurs effets
désastreux. Il suffit de faire quelques années le service médical d'un bu-
reau de bienfaisance pour s'en apercevoir:
Décès survenus dans les divers hospices 662
— dans le Bureau de Bienfaisance. . . . 307
— dans d'autres familles indigentes. . . 978
TOTAL . 1,947
Pour avoir un rapport exact, il faudrait connaître le nombre des fa-
milles indigentes delà ville. Nous n'avons à notre disposition que le
relevé des familles secourues par le bureau de bienfaisance, 4,504. Nous
trouvons que, sur 100 de ces familles, la part annuelle de la mortalité
pour les enfants est de 6.83. Notons qu'un très grand nombre de cartes
de secours délivrées par le bureau, peut-être un tiers, ne mentionnent
qu'un seul individu, — ce qui réduit à 3,000 environ le nombre des
familles ayant des enfants. Alors la proportion de 12 0/0 serait plus voi-
sine de la vérité que celle de 6.83.
Influence de la richesse. — 91 décès sont survenus dans des familles
riches. Or, dans un travail spécial sur les maisons de la ville de Bor-
deaux, nous avons trouvé que le nombre des familles notoirement riches
est de 2,010; d'où il suit que sur 100 de ces familles, la part annuelle de
la mortalité de l'enfance est de 4.52. Observons néanmoins que généra-
lement les enfants sont peu nombreux dans les familles riches. Nous
croyons pouvoir affirmer, d'un autre côté, que nous avons mis en pré-
sence les deux échelons extrêmes de la situation sociale par rapport au
bien-être matériel.
Influence de rillégilimilé. — Le total des décès d'enfants illégitimes
est de 1,228, ce qui donne 27 à 28 0/0. C'est la proportion à peu près
exacte des enfants naturels à Bordeaux. Mais ce rapport est trop faible,
quand il s'agit de décès, parce qu'un très grand nombre de ces enfants
naturels est disséminé au dehors de la ville, soit par les parents, soit
surtout par l'administration des hospices; par suite, beaucoup des décès
survenus parmi eux échappent à notre statistique. On peut donc dire,