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Note sur la descendance de la maison de Montesquiou, des comtes de Fezensac, par M. le duc de Fezensac

De
8 pages
impr. de Bénard ((Paris,)). 1852. Gr. in-8° , 8 p..
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SUR
LA DESCENACE DE LA MAISON DE MONTESQUIOU
DES
COMTES DE FEZENSAC
M. LE DUC DE FEZENSAC
La descendance de la maison de Montesquiou des comtes de Fezensac a été
prouvée bien avant que Louis XVI l'eût autorisée à en prendre le nom.
En 1629, Adrien de Montluc, fils du maréchal, nommé chevalier de l'Ordre
du Saint-Esprit, fit ses preuves de noblesse. Après avoir expliqué comment il
descend en ligne directe et paternelle de la maison de Montesquiou, il dit que
cette maison tire son origine des comtes de Fezensac et il en fournit la preuve.
En 1713, Louis de Montesquiou, prince de Roches; en 1724, le maréchal de
Montesquiou et Joseph deMontcsquiou, lieutenant-général, son cousin-germain,
ces deux derniers nommés également chevaliers des Ordres, firent leurs preuves
de noblesse, en mentionnant leur descendance directe des comtes de Fezensac.
Dans ces quatre occasions, les preuves furent admises par les commissaires
chargés de l'admission.
Ainsi, lorsqu'en 1777 le roi permit à MM. de Montesquiou de joindre à
leur nom celui de Fezensac et à l'aîné de s'appeler comte de Fezensac, il ne
fit que constater un fait depuis longtemps reconnu.
Les généalogistes, les historiens ont tous admis cette origine, et Messieurs
de Montesquiou étaient fondés à la croire parfaitement établie.
Cependant de nouveaux écrivains viennent d'élever des doutes à cet égard.
M. Loubens (Histoire de Gascogne) dit que le peu d'accord qui existe entre
deux cartulaires de la cathédrale d'Auch doit répandre au moins de l'obscurité
sur l'origine de la maison de Montesquiou. M. l'abbé Montlezun (Histoire de
Gascogne), annonce que sa descendance des comtes de Fezensac est généralement
contestée; il en donne des raisons que nous examinerons plus tard. Enfin
M.Lafforgue (Histoire de la Ville d'Auch) annonce positivement l'extinction des
— 2 -
comtes de Fezensac au moment de la réunion du comté à celui d'Armagnac
on 1140.
MM. de Montesquiou ne peuvent pas laisser sans réponse des assertions qui
tendraient à les priver d'une origine dont ils sont fiers à juste titre et qui leur
est acquise depuis des siècles. Ils veulent donc examiner ici sur quoi se fonde
leur prétention, et quelle est la valeur des objections qu'on y oppose.
EXTRAIT
DE LA GÉNÉALOGIE DE LA MAISON DE MONTESQUIOU.
« Avant de présenter l'ensemble des preuves qui lient la maison de Montes-
» quiou aux comtes de Fezensac, on place ici une table généalogique, dans
» laquelle sont rapportés le père, le frère, le fils et le neveu de Raymond
» Aimery, premier seigneur de Montesquiou, afin que le lecteur puisse faire
" plus aisément à chaque sujet l'application des titres qui le concernent. »
AIMERY I, COMTE DE FEZENSAC.
GUILLAUME-ASTAROVE
COMITE DE FEZENSAC
AIMERY, SURNOMME TORTON ,
COMTE DE FEZENSAC.
RAYMOND-AIMERY ,
SEIGNEUR DE MONTESQUIOU.
ARSIEU ,
SEIGNEUR DE MONTESQUIOU.
« On lit dans un manuscrit original de plus de 400 ans d'ancienneté (1),
» qui est inséré à la suite d'un cartulaire, aussi original de la métropole d'Auch,
» que le seigneur de Montesquiou était issu de Guillaume Garsie, comte de
» Fezensac. Ce manuscrit nomme tous les sujets qui forment la chaîne entre
" ce Guillaume-Garsie et Raymond-Aimery, seigneur de Montesquiou, tige
» certaine de la maison de Montesquiou, comme il sera prouvé ci-après ; et il
» ajoute que cet Aimery, comte de Fezensac (c'est l'arrière-petit-fils du Guil-
» laume-Garsie, premier comte de Fezensac), eut deux fils, Guillaume-Asta-
» nove et Raymond-Aimery; que Guillaume-Astanove fut père d'Aimery, sur-
» nommé Forton; que Raymond-Aimery eut pour fils Arsieu de Montesquiou,
» et qu'Aimery Forton et Arsieu étaient cousins. (Aymericus genuit Guithel-
» mum-Astanovam.... et Ramundum Aymerici.... qui srilicet Hamundus Ay-
« merici genuit Arsivum de Montesquivo.... Guilhelmus-Astanova genuil Aymé-
(1) Cartulaire noir.