Notice sur le sieur Etienne-Ferdinand Guy,... ancien commissaire de police cantonal...

Notice sur le sieur Etienne-Ferdinand Guy,... ancien commissaire de police cantonal...

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Impr. de Oudin (Poitiers). 1869. Guy, Et.-Ferd.. In-8°. Pièce.
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Ajouté le 01 janvier 1869
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Langue Français
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NOTICE
SUR
LE SIEUR ÉTIENNE-FERDINAND GUY
CHEVALIER DE-LA LÉGION D'HONNEUR ET MÉDAILLÉ DE SAINTE-HÉLÈNE,
- *
ANCIEN SOUS-OFFICIER DE CAVALERIE ET ANCIEN COMMISSAIRE DE
--
'CE CANTONAL, DÉMISSIONNAIRE POUR CAUSE D'INFIRMITÉ, DE-
IJUSOTLANT A POITIERS (VIENNE), RUE SAINT-PIERRE-LE-PUELLlER:
--- GUY (ETIENNE-FERDINAND), ne connut son père qu'a l'âge
de 12 ans, parce qu'étant capitaine-commandant d'artillerie, après
avoir fait toutes les campagnes de la République et du premier
Empire il fut désigné pour faire partie de la-seconde expédition
des Indes, et s'embarqua avec sa compagnie le 28 février 1802,
d'où il ne revint en France que le 21 juin 1811. Pendant cette
longue absence, sa mère, dès qu'il eut l'âge et la raison requis,
obtint une bourse au lycée impérial de Metz. En 1814, à la for-
mation du bataillon d'artillerie organisé par l'ordre de Sa Majesté
l'Empereur pour la défense de cette place , lorsque l'armée
reflua sur la Loire, son père, qui avait été retraité en 1813, après
la campagne de 1812, fut de nouveau appelé à l'activité dans ce
bataillon, où il prit le commandement de la 2e compagnie ; et
comme il manquait de comptables pour administrer ces com-
pagnies qui recevaient solde et vivres de campagne, son père lui
proposa le grade de fourrier dans - sa compagnie, et l'ayant
accepté, il entra donc.au service le 1er janvier 1814 et y resta en
la même qualité jusqu'au 31 août 1815, époque du licenciement
(20 mois et 2 blocus).
-
-
Le service fait dans ce bataillon lui fit conserver le goût mili-
taire, et le 8 janvier 1820 il fut admis aux carabiniers de MONSIEUR,
comme engagé volontaire. Ce régiment, qui était en garnison à
Metz, se rendit en 1821 à Châteaudun (Eure-et-Loir), et en 1822,
aussitôt après le licenciement de l'école de càvalerie de Sau-
mur, il se rendit sur ce point à marches forcées pour la rem-
placer : c'était au moment de la conspiration du général Berton ; et
comme il était fils d'un officier de l'Empire, sans avoir jamais
tenu aucun propos qui pût le compromettre, il fut considéré
comme Bonapartiste : et la preuve, c'est que, le 4 mai 1822, il fut
arrêté ainsi que dix hommes de la chambre qu'il occupait; puis
après un conseil d'enquête qu'on lui fit subir, dans lequel on lui
demanda s'il était engagé pour parler contre le Roi ou contre
les Bourbons, il répondit à cette question qu'il n'avait jamais
rien dit ni fait qui pût le compromettre, que du reste il était
fils d'un capitaine qui avait toujours servi avec honneur et qu'il
avait de son sang dans ses veines. Enfin, ayant été interrogé le
dernier, il fut conduit sous bonne escorte avec ses dix cama-
rades au château-fort de Saumur, où il fut déposé seul dans le
eachot de l'Ouest, tandis que tous les autres furent placés dans le
donjon. Ces dispositions lui firent croire alors qu'il était considéré
comme le plus coupable. Cependant sa conscience ne lui repro- -
chait rien ; quelques jours s'écoulèrent dans ce maudit cachot,
puis on le fit monter dans le donjon, où tous ses camarades
étaient dans des cellules séparées; et la preuve, c'est qu'il existe
encore, au dernier étage de ce donjon, dans la chambre à gauche
du haut de l'escalier où il a été placé, un écrit de lettres im-
primées, déchiqueté d'une affiche qui fait connaître ce qui suit :
GUY ÉTIENNE-FERDINAND,: carabinier de Monsieur, en prison sans
en connaître le motif. Enfin, pour preuve de ce qu'il déclare,
c'est que cet écrit, placé en 1822, y était encore en juillet 1851, et
doit encore y exister comme l'on peut s'en convaincre; enfin,
pour preuve plus convaincante de son innocence, c'est qu'après
23 jours de détention, son colonel, M. le comte de Bréon, vint au
château de Saumur, le fit comparaître devant lui et lui dit d'un'