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Observations d'un membre de la Chambre des Députés adressées à ses collègues . Paris, 16 mai 1826. [Signé : G. Hyde de Neuville]

De
17 pages
impr. de A. Henry (Paris). 1826. France -- 1824-1830 (Charles X). 14 p. ; in-8.
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BIBLIOTHÈQUE DU PEUPLE
THIERS-GAMBETTA
PAR
HEjèjfo DELAPORTE
î AntQjjJ lie Ma>~aL te Révolutionnaire
Pmx : 45 centimes
PARIS
CHEZ TOUS LES LIBRAIRES
1877
DU MEME AUTEUR :
Edgar |£uinet, sa vie et ses principes.
EN COURS DE PUBLICATION :
Marat le Révolutionnaire.
SOUS PRESSE :
lies Victimes (le i'aérostation.
lia Guerre, armes et usages.
\ Kp'TpvtJSeîwie de l'acte du lti mai dernier, les
regtrrà*-du peuple français se sont arrêtés sur
deux personnalités politiques éminentes : Thiers
et Gambelta. L'un comme tribun, l'autre comme
diplomate tiennent ou, — comme on paraît le
croire généralement, — semblent tenir entre
leurs mains les futures destinées de la France.
Thiers et Gambetta. voilà les deux pivots insé-
parables sur lesquels s'appuient la confiance et
le désir de la Nation.
Nous avons donc jugé bon et utiie d'étudier
ces deux hommes; voilà pourquoi nous nous
faisons un véritable plaisir de publier la biogra-
phie de chacun de ces deux personnages, afin
que nos concitoyens et amis sachent quels sont
les hommes en qui ils ont mis actuellement leur
confiance. Quihabet mires aiidiondi aitdiat.
VIVE LA FKANCE ! VIVE LA REPUBLUIUE !
II. U.
THIERS (LOUIS-ADOLPHE)
est né à Marseille, le 16 avril 1797. Séparé fort
jeune de sa famille paternelle et élevé dans celle
de sa mère, vouée depuis longtemps au commerce
de draps, Thiers, du côté maternel, était cousin
d'André et de Joseph Chénier.
Après avoir achevé ses études classiques à Mar-
seille, il alla faire son droit à Aix et l'ut reçu avocat
en 1820.
Cinq ans auparavant, en 1815, l'académie de la
ville d'Aix ayant mis au concours l'éloge de Vau-
vcnargues, Thiers y avait pris part et remporté le
prix.
Cependant M. Thiers aspirait à venir à Paris, où
son ambition précoce l'appelait. Il réalisa son dé-
sir au mois de septembre 1821, et, en attendant de
s'installer dans les somptueux hôtels du ministère
des affaires étrangères, se logea dans une modeste
chambre d'un quatrième étage, passage Montes-
quieu, n'ayantpour tout mobilier qu'une commode,
un lit de noyer, deux chaises et une table noire.
Au reste, cette simple demeure ne fut qu'un pied-
à-terre. M. Thiers avait été particulièrement re-
commandé à Manuel, son compatriote, qui le prit
par la main et le conduisit dans les bureaux du
Constitutionnel auprès de M. Etienne. Il fut con-
vonu, comme cela se pratique d'ordinaire, que
M. Thiers ferait un article. Rien de plus facile :
le soir même, l'article était écrit. Les propriétai-
res-rédacteurs du Constitutionnel se réunirent, et
le style serré de l'écrivain, ses images vives et pit-
toresques, la force de son argumentation firent
une sensation toute particulière sur l'esprit de ses
auditeurs. M. Thiers fut accueilli.
L'ardeur vive et toujours digne do sa polémi-
que, l'intelligence tout imprévue de la situation
politique à laquelle il donnait un caractère de nou-
veauté particulière, ne contribuèrent pas médio-
crement à servir les intérêts matériels du Journal
dont la fortune était merveilleuse. Aussi le premier
mouvement fut de porter au budget de la rédac-
tion M. Thiers sur un meilleur pied, ce qui lui
assura une complète indépendance, et ce qui lui
permit d'entrer tout de suite et d'emblée dans la
presse par la porte la plus haute.
C'est ainsi qu'aidé par un de ses amis, il put
acquérir une action du Constitutionnel et, grâce à
la tournure qu'il donna à la direction du journal,
la valeur et les produits de cette action quintuplè-
rent entre ses mains.
C'est en 1823 que parurent les premiers volu-
mes de son Histoire de la Révolution franraise, donL
la publication fut complètement terminée en 1827.
Ce livre est un de ceux qui ont exercé le plus
d'influence, quoique l'auteur n'ait pas toujours
l'ait preuve do fidélité et d'impartialité. Son suc-
cès fut immense. Une de ses nombreuses éditions
l'ut tirée à 150,000 exemplaires.
_ 7 —
L'audace de l'écrivain s'en accrut. Il créa le 1"
janvier 1830, avec son ami et compatriote M. Mi-
gnet et avec Armand Carrel, le National, cette
batterie terrible qui foudroya sans relâche la
vieille monarchie du droit divin et combattit si
ardemment le ministère Polignac. Il contribua
ainsi pour la plus large part à la révolution de
Juillet.
Ayant ainsi participé à la chute de Charles X
pour le remplacer par Louis-Philippe, M. Thiers
obtint une place de Conseiller d'Etat et de secré-
taire général au ministère des finances.
A partir do cette époque, il prit part à presque
toutes les affaires politiques. Foudre de guerre en
1830, il voulait absolument que l'on courût déli-
vrer la Pologne et l'Italie ; mais un an après on le
vit conseiller la paix à tout prix et la résignation
aux traités de 1815. Il fut élu, en 1831, à la Cham-
bre des députés par la ville d'Aix, qu'il repré-
senta sans interruption jusqu'en 1848, et nommé,
le 11 octobre 1832, après la mort de Casimir
Périer, ministre de l'intérieur.
Il échangea, le 21 décembre de la même année,
le portefeuille de l'intérieur contre celui des tra-
vaux publics et du commerce, et fut élu membre
de l'Académie française en 1833. Revenu au minis-
tère de l'Intérieur en 1834, il eut à réprimer les
('■meutes des 12 et 13 avril. Ayantdonné sa démis-
sion le 11 novembre, il reprit le pprïenyrRle trois
jours après. A la suite do l'attentat Frescliîv'Sf/'Thiers
qui avait fulminé contre les ordonnancera^ Vuil-