Pierres factices : brevet du 22 janvier 1857, n° 30659 / Coignet

Pierres factices : brevet du 22 janvier 1857, n° 30659 / Coignet

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Français
10 pages

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impr. de C. Meyrueis (Paris). 1861. 13 p. ; in-4.
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Publié le 01 janvier 1861
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Langue Français
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PIERRES FACTICES
BREVET
DU 11 JANVIER 1857 (Nu 30,659)
COIGNET
MÉMOIRE
l'OUB ETRE ANNEXÉ A LA HEJIAXDE li'CN BREVET «'INVENTION ti£ 15 AXS l'Ol'R I.A CONFECTION
IiE TOCTES PIERRES FACTICES, TOUTES ERIGEES, TOUTES TUILES DE TOUTES FORMES, DIMEN-
SIONS ET DESTINATIONS, AU MOYEN DE I.'EMFLOI BE CERTAINS I1ÉTOXS MOfJ.ÉS ET AGM.n-
MÊHÉS.
Les certains bétons dont il est question dans la présente demande,, sont ceux pour
lesquels il m'a été accordé un brevet sous le n° 22,959.
Pour procéder à la confection de toutes pierres factices, de toutes briques et de toutes
tuiles, les bétons que l'on veut employer doivent être composés et préparés ainsi qu'il
est dit dans la description annexée au dit brevet n° 22,959, à savoir que le béton ne doit
être employé que lorsqu'il est devenu assez ferme pour pouvoir être aggloméré sous le
choc d'un corps dur et pesant.
Pierres factices.
Le béton ainsi convenablement préparé par petites fractions et en couches minces,
on le verse dans un moule ayant la forme que l'on veut donner à la pierre; il y est tassé,
aggloméré par le choc incessant d'un corps dur et pesant, surtout dans les parties tou-
chant le moule ou destinées à former les surfaces de la pierre à obtenir.
Le nouveau béton est versé, toujours par petites fractions, et incessamment aggloméré
usqu'à ce que le moule soit plein.
Une fois plein, on ëquarrit la surface de la partie moulée et on démonte le mouie ;
lorsque le moule est plein on peut, au besoin, pour en achever l'agglomération, com-
primer ce béton dans le moule au moyen d'une forte pression.
Le béton ayant été employé très ferme, la pierre moulée se trouve avoir assez de con*
sîstance pour se tenir debout sans se déformer.
— 4 —
Alors, pourvu que l'on ait eu le soin de garantir do la pluie la pierre factice que l'on
vient de mouler, pendant vingt-quatre heures, on peut, après ce laps de temps, laisser
cette pierre à l'air et exposée à toutes les intempéries.
Dans cet état, les pierres devront prendre consistance et se sécher avant qu'on les
change de place.
Une fois sèches, elles pourront être employées à toute esièce de construction.
Dans le cas où l'on voudrait donner à ces pierres une plus grande dureté, il se pré-
sente deux moyens :
L'un consistera à exposer ces pierres factices, pendant un assez long temps, dans mi
courant d'eau autant que possible chargée de sels calcaires. 11 se forme alors, plus ou
moins rapidement, une incrustation qui augmente leur dureté d'une manière très
sensible.
L"n autre moyeu plus rapide et plus énergique consiste, lorsque les pierres sont bien
sèches, à en lotionner les surfaces avec une solution de bi-phosphate de chaux.
Ce dernier moyen doit surtout être employé pour le durcissement des pierres destinées
à la construction des ports de mer, parce que, non-seuiement l'emploi du bi-phospliate
de chaux augmente la dureté de la pierre, mais, par-dessus tout, parce qu'il forme à la
surface de ladite pierre une incrustation, imperméable et insoluble dans l'eau de mer,
de sous-phosphate do chaux qui opposerait un obstacle efficace aux infiltrations "et ab-
sorptions d'eau de mer qui détruisent si rapidement les pierres factices actuelles.
Briques et tuiles.
Les bétons composés et préparés d'après mes procédés étant assez fermes pour être
moulés et agglomérés, on en remplit des moules à briques ou à tuiles suivant le mode
ordinairement usité dans la fabrication des briques en terre argileuse.
Ce béton est tassé dans ces moules, soit au moyen d'une machine, soit à force de bras.
On étend lesdites briques et tuiles sur des planches, suivant l'usage ordinaire.
Au lieu d'être exposées à l'air sec, ces planches sont mises à l'ombre et, autant que
possible, dans des lieux humides, tels que caves ou rez-de-chaussée très bas.
Par ce moyen, la prise se fait lentement et la dureté est beaucoup plus grande.
Une fois la prise accomplie, la dureté peut être augmentée, soit par une immersion
plus ou moins prolongée dans une eau courante chargée de sels calcaires, soit surtout
par des lotions d'une solution de bi-phosphate de chaux.
Comme on peut introduire dans la pâte même du béton des couleurs variées, il en
résulte que, par ce procédé, on peut obtenir briques et tuiles de plusieurs couleurs et
nuances, ce qui peut rendre de grands services à l'art de l'architecture.
En conséquence de ce qui précède, je ne demande pas le présent brevet d'invention
pour la composition et la préparation des bétons devant servir à la confection des pierres
factices, briques et tuiles de toutes formes, dimensions et destinations, parce que j'en ai
obtenu un pour cet objet sous le n° 22,959.