Entre rimes et raisons

Entre rimes et raisons

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102 pages

Description

Ecrire. Il m’en a fallu du temps pour compléter mes mots. Comprendre le présent, en refusant l’image d’hier. Accrocher des lettres, les transformer en phrases. Comme par magie, me faire une nouvelle peau, en tomber de haut, de cul parterre. Les idées s’enchaînent au fur et à mesure. Il me faut trouver l’envie de les écrire, de les raconter en toute simplicité. Mon travail d’écriture m’envahit, il est plus fort que tout, il est mon double. Avec ravissement l’écrit me fait aimer la vie. Aujourd’hui, je suis pleinement heureuse !

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Ajouté le 10 octobre 2016
Nombre de lectures 97
EAN13 978-1-326-309
Langue Français
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 Entre rimes et raisons.  Jeanine GHIRARDELLI Edité par La Librairie des InconnusJuin 2015
Je m’aime.A chacun de tes sourires, je me retrouve en toi. Ma vie, où es-tu, que fais-tu ? Je ne suis pourtant pas, étrangement ton ennemie. Regardes cette femme passer, ne penses-tu pas qu’elle me ressemble? L’innocence prime dans ses yeux.Si je me regarde d’un peu plus près,je constate que mon âge est presque passé. Mes années se sont noircies et, grises sont devenues mes tendres pensées. Que puis-je faire sinon m’accepter.Il suffirait que tu m’enlaces, que tu m’embrases,d’une brindille, d’un feu de paille.Couleurs, chaleur ! Ma vie prends-moi comme je suis. Je te promets que dès demain, nous serons deux mains dans ma main. Ton cœur tout près du mien.
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La rumeur. Il a suffi d’un seul mot,d’un individu non identifiée,pour que ma vie se transforme, Que je devienne un bourreau. Je n’étais pas d’ici,je venais de nulle part. Je n’avais pas d’amies,lorsque je suis arrivée dans cette ville. Qui a su que je n’avais pas vécu? Que ma vie était vide de sens ? Que mon temps m’était compté? De quel droit peut-on critiquer, une personne inconnue la bafouer, La ridiculiser, la montrer du doigt ? Vivre, laissez-moi vivre ! Il ne me reste que peu de jours, de nuits à regarder les étoiles. Où se cache votre âme ? Avez-vous une arme à la place du cœur? Moi je ne sais plus ce que signifie le mot liberté. Alors qui que vous soyez. Ne faîtes pas courir ‘la rumeur ‘.
Plumes de paon. Le paon dans son plumage, n’a que faire de ses amis,qui comme lui lentement, sans un cri, se pavane. Il marche sur ses deux pattes, en traînant sa jolie coiffe, aux couleurs multicolores. Il est fier comme un paon. Il cherche après sa belle. Ne la voyant passer, il rentre seul au poulailler. Demain il verra bien, les autres jours aussi. Sans doute n’a-t-il pas eu, de rendez-vous manqué. Il s’oblige chaque jour,à y croire, à se promener. Sa belle n’a que faire,de sa roue, de sa traîne. Comme lui elle aime plaire et, marcher en toute liberté !
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Les gens de la nuit. Ils se lèvent lorsque les autres se couchent et, dans un lit où personne ne bouge. La vie a quelquefois des négatives, c’est dans la nuit qu’ils trouvent leurs sensations. Le bruit les envahit, leur corps les suit. Comme une ombre, comme un oubli. La réalité ils n’en veulent point,leurs travaux n’ont pas d’écho.Ils sont la nuit et ils aiment se laisser envahir, par leur silence. . Au petit matin, alors que le jour se lève, ils posent leurs corps fatigués et rompus, dans une zone où personne ne les dérange. Le repos, maître de ces lieux, demeure un cadeau après une nuit de folie !
Brouillard. Je cherche des mots qui ne viennent pas. Je trompe ma vie avec des je ne sais quoi ? Je marche sans jamais trouver ma voie. Je chante, je ris, je pleure, je meurs et puis, j’écris aussi avec l’envie de métamorphose.Est-ce que je ne suis pas celle, qui pense et qui oublie la réalité ? Une vérité pure et simple, un lendemain qui chante, sans jamais s’arrêter de rêver.Un visage qui m’enchante et soudain,je suis tout à la fois, femme, enfant, mère. Je me laisse bercer comme un enfant heureux. Mon bonheur est d’y croire.Je sors de mon brouillard et, je veille sur mes pensées à la nuit tombée.
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Je ne savais pas. J’ai gravé ton nom sur un tronc d’arbre,que je ne connaissais pas. Je me suis efforcée de ne pas l’abîmer.Avec délicatesse je lui ai murmuré : Arbre mon ami, peux-tu garder mon secret. Vous pouvez penser que, je ne vous dis pas la vérité. Qu’un arbre n’a pas d’âme.Pourtant il aime être admiré. Regardez-le un seul instant et, vous verrez que son feuillage, l’habille avec sagesse et dignité.Le nom que j’ai taillé à l’aide d’une lame,de mes doigts ne sera jamais plus, dans l’oubli de mes pensées.Tu es parti trop tôt et je sais, que tu m’as oubli.L’arbre saura tenir mon secret.Il est digne en restant mon ami. Je me dois de le protéger.