Idylles héroïques
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Idylles héroïques

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Description

Idylles héroïques
Victor de Laprade
1858
(Édition de 1862)
Préface
FRANTZ
Dédicace ― Au pays de Forez
Prologue
I. La Fenaison
II. Les Moissons
III. Les Vendanges
IV. Les Semailles
Épilogue
ROSA MYSTICA
Livre premier
Livre deuxième
Livre troisième
Livre quatrième
Livre cinquième
HERMAN
Dédicace ― À la ...

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Langue Français

Exrait

Préface
Idylles héroïques
Victor de Laprade
1858 (Édition de 1862)
FRANTZ Dédicace ― Au pays de Forez Prologue I. La Fenaison II. Les Moissons III. Les Vendanges IV. Les Semailles Épilogue
ROSA MYSTICA
Livre premier Livre deuxième Livre troisième Livre quatrième Livre cinquième
HERMAN Dédicace ― À la jeunesse I. II. III. IV. V.
Idylles héroïques - Frantz - Prologue
AVRIL C’est moi qui décoche à ta vitre Ce rayon d’or leste et joyeux Dont le feu, sur ton noir pupitre, Tombe et rejaillit dans tes yeux. Ferme, en chassant ton rêve sombre, Ce livre jaune où tu t’endors ; Fuis gaîment la ville et son ombre Pour me suivre aux prés, d’où je sors. Je suis le printemps ! Dieu m’envoie, Plein de musique et de couleurs, Pour semer la vie et la joie
Dans les âmes et dans les fleurs.
FRANTZ Je fuirai sans regrets ce toit sombre et mon livre, O printemps ! mais je veux du moins, Sous ton jeune soleil qui m’invite à le suivre, Marcher sans guide et sans témoins. Je hais tous les sentiers que le passant me nomme, Tout lieu d’où je suis revenu ; Je veux, dans le désert, loin des traces de l’homme, Je veux voir de près l’inconnu.
LE BÂTON DE L’AÏEUL
Toi qui cherches ton passage, Fier de le trouver tout seul, Si ton cœur est resté sage, Prends le bâton de l’aïeul.
Quelque jour, entre deux routes, Hésitant, chargé d’ennui, Situ t’assieds, si tu doutes..., Laisse-toi guider par lui.
Tu peux sur sa rude écorce T’appuyer en sûreté ; Il a donné de sa force À tous ceux qui l’ont porté.
Il n’a pas conduit ses maîtres Vers les orgueilleux sommets ; Mais, par lui, de tes ancêtres Le pied n’a tremblé jamais.
Ceux-là n’avaient pas l’envie De fuir tout le genre humain, Et, pour traverser la vie, Ils prenaient le droit chemin.
Par la montagne et la plaine, Partout où le blé mûrit, Ils creusaient, sans perdre haleine ; Le sillon qui te nourrit.
Posant leur sceptre de frêne Sur le seuil de la maison, Ils rentraient, l’âme sereine, Sans rêver d’autre horizon.
Fais comme eux : viens, abandonne L’oisif orgueil ; il te perd... La nature qui t’est bonne, C’est le champ, non le désert !
Idylles héroïques - Frantz - Épilogue
HYMNE À LA TERRE
Tu permets au travail de presser ta mamelle,
Patiente nourrice, et, depuis six mille ans, Tu gardes à tes fils ta richesse éternelle, Tu livres sans compter les trésors de tes flancs.
Tes bois nous sont ouverts, ta plus belle parure ! Nous fouillons dans tes os de marbre et de métal. Aux besoins du réel tu donnes sans mesure... Mais tu portes aussi ta moisson d’idéal !
Tes saisons pour notre âme ont d’indicibles charmes, Je les admire en toi..., mais ils viennent d’ailleurs ! S’ils font naître si bien le sourire ou les larmes, C’est qu’ils ouvrent nos yeux à des mondes meilleurs.
Sois soumise au travail, ô terre, et sois bénie ! Donne à flots tes épis au pain de tous les jours ; Mais conserve tes bois, sources de l’harmonie, Et garde aussi tes fleurs, dont vivent les amours.
Par les vertus des morts qu’à tes champs nous donnâmes, Fais croître la beauté, la sagesse en tout lieu ; Tu dois nourrir les fruits et les fleurs pour les âmes,  Etles âmes pour Dieu.