Le désespoir

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Voyagez en lisant le poème "Le désespoir" écrit par Alphonse de LAMARTINE (1790-1869). "Le désespoir" de de LAMARTINE est un poème classique extrait du recueil Méditations poétiques. Vous avez besoin de ce poème pour vos cours ou alors pour votre propre plaisir ? Alors découvrez-le sur cette page. Le téléchargement de ce poème est gratuit et vous pourrez aussi l’imprimer.
En téléchargeant le PDF du poème de de LAMARTINE, vous pourrez faire une analyse détaillée ou bien comprendre la signification des paroles du poète qui a écrit "Le désespoir".

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Ajouté le 30 juin 2014
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Langue Français
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Le désespoir

Stances

Celle que j'ai placée entre les immortels,
Et que ma passion maintient sur les autels,
La perfide a payé ma foi d'ingratitude.
Aux traits de sa rigueur je sers toujours de blanc,
Et son mépris n'ordonne à mon inquiétude
Que des soupirs de flamme et des larmes de sang.

Encore que mes vers, déguisant son orgueil,
Par de si beaux efforts la sauvent du cercueil,
La faisant adorer de l'un à l'autre pôle,
L'inhumaine qu'elle est se rit de mon trépas
Et, me pouvant guérir d'une seule parole,
Fait même vanité de ne la dire pas.

Puisque d'un si beau joug je ne puis m'affranchir,
Et que tous mes devoirs ne peuvent la fléchir,
Par un dernier effort contentons son envie :
Cessons d'être l'objet de tant de cruauté,
Et sortant de ses fers en sortant de la vie,
Témoignons un courage égal à sa beauté.

Affreuse Déité, démon pâle et défait,
Qu'on n'invoque jamais qu'en un tragique effet,
Où l'unique salut est de n'en point attendre,
Désespoir, je t'invoque au fort de mes malheurs ;
Par ton secours fatal viens maintenant m'apprendre
Comment on doit guérir d'incurables douleurs.

Avance-toi, de grâce, ô fantôme inhumain !
Fais un trait de pitié d'une barbare main
Et produis mon repos en finissant ma vie.
Je ne redoute point ce funeste appareil,
Car ne pouvant plus voir les beaux yeux de Sylvie,
Je ne veux jamais voir la clarté du soleil.