Les consolations des misères de ma vie
2 pages
Français

Les consolations des misères de ma vie

-

Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres

Description

Évadez-vous en lisant le poème "Les consolations des misères de ma vie" écrit par Jean-Jacques ROUSSEAU. Ce poète de France est né en 1712, mort en 1778. "Les consolations des misères de ma vie" de ROUSSEAU est un poème classique. Profitez de ce poème en le découvrant sur cette page. Et n’oubliez pas que vous pouvez télécharger gratuitement en format PDF le poème Les consolations des misères de ma vie et l’imprimer depuis chez vous !
En téléchargeant le PDF du poème de ROUSSEAU, vous pourrez faire un commentaire ou bien tout simplement profiter de très beau vers de "Les consolations des misères de ma vie".

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 46
Langue Français

Les consolations des misères de ma vie

(extrait, V)

Ruisseau qui baignes cette plaine,
Je te ressemble en bien des traits.
Toujours même penchant t'entraîne :
Le mien ne changera jamais.

Tu fais éclore des fleurettes :
J'en produis aussi quelquefois.
Tu gazouilles sous ces coudrettes :
De l'amour j'y chante les lois.

Ton murmure flatteur et tendre
Ne cause ni bruit ni fracas ;
Plein du souci qu'amour fait prendre,
Si je murmure, c'est tout bas.

Rien n'est dans l'Empire liquide
Si pur que l'argent de tes flots ;
L'ardeur qui dans mon sein réside
N'est pas moins pure que tes eaux.

Des vents qui font gémir Neptune
Tu braves les coups redoublés ;
Des jeux cruels de la fortune
Mes sens ne sont jamais troublés.

Je ressens pour ma tendre amie
Cet amoureux empressement
Qui te porte vers la prairie
Que tu chéris si tendrement.

Quand Thémire est sur ton rivage,
Dans tes eaux on voit son portrait ;
Je conserve aussi son image ;
Elle est dans mon coeur, trait pour trait.

Tu n'as point d'embuche profonde ;
Je n'ai point de piège trompeur.
On voit jusqu'au fond de ton onde ;
On voit jusqu'au fond de mon coeur.

Au but prescrit par la nature
Tu vas, d'un pas toujours égal,
Jusqu'au temps où par sa froidure,
L'hiver vient glacer ton cristal.

Sans Thémire je ne puis vivre ;
Mon but à son coeur est fixé.
Je ne cesserai de le suivre
Que quand mon sang sera glacé.