//img.uscri.be/pth/25e606c6da94ae6abcedf022613171b2d9f5e66f
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 0,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Quelques mots sur l'hydrothérapie et sur la station d'été de Gérardmer dans les Vosges, adressés à M. le Dr Scoutetten, à Metz... par le Dr Lubanski,...

De
8 pages
impr. de P. Trenel (Saint-Nicolas près Nancy). 1864. In-8° , 8 p..
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Voir plus Voir moins

QUELQUES MOTS
SUR
L'HYDROTHÉRAPIE
El SOI LÀ
STATION D'ÉTÉ DE GÉRARDMER
DANS LES VOSGES
' .^--—~—«s. ADRESSÉS
/^;y\},' à^J^tNle Dr SCOUTETTEKT , à Metz
Alédcffln^irinfipjil/'aes^rmOTsYn retraite, Membre de l'Académie impériale de Médecine
eLdè latpïupatfl^djes Assoémies et Sociétés savantes, françaises et étrangères,
\ 11- ~^'i~- ■ ''"■.''.•■ i r€>/ficier de la Légion d'honneur,
^<lÈJ>^ le »r MJBAMSKI
Médecin de l'Établissement de Gérardmer et de celui de Nice,
ancien Lauréat de l'Académie impériale de Médecine, Membre de la Société d'Hydrologie
de Paris , et du Conseil d'Hygiène publique du département
des Alpes-Maritimes, etc., etc.
TRÈS-HONORÉ CONFRÈRE, TRÈS-CHER MAÎTRE ET AMI,
Quand le premier d'entre nous tous, vous réclamiez pour la méthode théra-
peutique du paysan de Graffenberg le droit de cité en France, et quand, dans
une oeuvre qui n'a pas encore vieillie, vous donniez à l'hydrothérapie le bap-
tême de la, science, vous formuliez un voeu dont je n'ai pas perdu le souvenir.
C'est au pied des Vosges, disiez-vous, que la création d'un établissement
hydrothérapique rendrait à nos malades le plus de services ; c'est au milieu de
ces montagnes où l'air est si pur, où les eaux sont si abondantes et si fraîches,
où toutes les conditions d'hygiène sont si favorables, que l'on pourrait retirer
de la méthode de Priesnitz tous les résultats qu'on est en droit d'en attendre.
Vos souhaits sont accomplis. Je vous écris de Gérardmer, du centre de ces
Vosges que vous signaliez jadis à nos préférences, où existe un établissement
d'hydrothérapie dont on m'a confié la direction médicale.
Me permettrez-vous, cher Maître, en m'autorisant de nos anciennes relations
et de notre vieille amitié, de vous parler de cet établissement, et à ce propos,
me permettrez-vôus aussi de vous dire quelques mots de l'hydrothérapie elle-
même. _ ... ^^
Quand, après vingt ans consacrés sans relâche à l'application d'une mé-
thode thérapeutique, on commence à approcher du terme de sa carrière c'est
presque un devoir de s'entretenir de cette méthode avec celui qui a assisté
qui a guidé et qui a si souvent encouragé nos débuts. Il est d'ailleurs si bon
de pouvoir sans regrets se ressouvenir du passé ! Et n'est-ce pas utile aussi
d'examiner les changements qu'ont pu subir nos opinions, et de se rendre
compte des modifications qu'une longue observation et la réflexion mûrie par
le temps, ont pu apporter aux convictions de la jeunesse ?
Tout à l'heure je vous en rendrai un compte fidèle ; mais il convient, je crois,
qu'avant de vous parler des principes qui me guident actuellement, je vous
fasse connaître la situation dans laquelle je me trouve placé pour leur appli-
cation. Certes, l'hydrothérapie, vous le savez, emprunte beaucoup à celui qui
en dirige l'emploi, mais ne doit-elle pas énormément aussi aux conditions de
tout genre dont on dispose. Ce n'est pas à vous qu'il faut le rappeler, à vous
qui, après avoir rendu justice à l'intelligence et à la perspicacité de Priesnitz,
avez réclamé une grande part dans ses succès, au profit de Graffenberg lui-
même, au profit de son site, de son air, de son eau, et de règles hygiéniques
qu'y suivaient les malades.
Entre Graffenberg et Gérardmer, je n'ai pas l'intention de chercher à établir
un parallèle ; il me suffira d'affirmer, qu'entre tous les établissements à moi
connus, aucun, plus que celui des Vosges, ne réunit, pour l'application de
l'hydrothérapie, d'aussi favorables conditions. Je n'en excepte pas celui que,
depuis douze hivers, je dirige à Nice, malgré l'incomparable climat et les
charmes si généralement appréciés de ce ravissant pays.
Situé à 660 mètres au-dessus du niveau de la mer, au centre d'une vallée
largement ouverte, Gérardmer est un bourg d'environ 6,000 âmes. Ce bourg,
avec sa population si restreinte, n'occupe pas moins de 20 kilomètres d'étendue.
C'est vous dire qu'on n'a pas à y redouter les inconvénients d'une trop consi-
dérable agglomération.
On n'a pas à y craindre davantage l'altération de la pureté de l'air par les
émanations des établissements industriels ; les usines y sont inconnues, et les
quelques sciries mécaniques qui y existent sont mues par les cours d'eau dont
le pays abonde. La principale industrie de la contrée, celle du tissage, n'em-
ploie, pour la marche des métiers, que la main de l'homme, quand il est "de-
venu libre des soins que réclame l'exploitation des interminables prairies au
centre desquelles il se trouve placé.
Je ne me sens pas, en écrivant, un très-grand attrait pour la bucolique. On
en a tant abusé dans les récits du genre de celui que j'ai à vous faire ! Et, ce-
pendant, j'aurais bien des choses à vous dire si je voulais vous donner une
idée des avantages particuliers de ce pays. Je dis, — particuliers, — car la