Le célibataire: Retour de vacances

Le célibataire: Retour de vacances

-

Français
2 pages
Lire
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres

Description

Blog sur la vie d'un célibataire

Sujets

Informations

Publié par
Publié le 28 juin 2012
Nombre de lectures 197
Langue Français
Signaler un problème
Retour de vacances du célibataire.
Le teint est peut-être basané, mais le cœur est à la flotte. Je me suis toujours demandé
pourquoi, lors des retours de vacances, j’ai comme le sentiment qu’il faudrait que je prenne
une autre semaine de vacances pour me remettre de la précédente.
J’avoue, je suis un peu nostalgique, la preuve, vingt-quatre heures après mon retour au
bercail, j’avais encore au poignet mon bracelet de tout inclus.
C’est les yeux globuleux, encore pleins de soleil et d’une main hésitante que je manipule les
ciseaux, pour faire disparaître ce dernier témoin tangible des jours derniers.
Et pourtant! Cette semaine j’ai été sans cesse agressé par un taux d’humidité qui chaque jour
avait la prétention de battre le record Guinness de la veille. Mes pauvres pores de peau,
sollicités à l’extrême, pour exsuder le trop-plein de Cervesa, criaient à corps perdu de les
prendre en pitié.
Mes belles chemises, repassées avec passion et amour, sortaient de la valise, fripées comme
un accordéon oublié dans le coin d’un grenier.
C’est sans compter les mille hésitations devant les buffets gargantuesques qui se présentent
l’air goguenard à mon estomac qui déjà est en pièces détachées et à mon foie qui désespère a
retrouvé un rythme plus normal.
Le choix est tellement immense que je me prends à regarder dans les assiettes des autres, les
expériences gastronomiques de chacun. Ce qui donne comme résultat que la plupart des autres
convives ont déjà terminer leurs plats, pendant que je tourne encore autour des comptoirs avec
la solitude d’une assiste vide.
Évidemment, lorsque les premiers clients quittent le restaurant, je remplis à ras bord mon
assiette de n’importe quoi, quitte à passer pour un glouton en manque de nourriture depuis
trois jours. Par chance que je suis bien vêtu parce que je suis certain que je passerais pour un
sans abri. En me rendant à ma table, j’évite tous les regards envieux ou moqueurs. Pas
question de m’étaler de tout mon long dans les allées du restaurant.
Je ne suis pas aussitôt assis devant cette promesse culinaire que j’entends déjà la musique qui
annonce le spectacle de fin de soirée. Je m’empiffre donc de ces mets aux saveurs exquises,
sans prendre le temps de savourer ces épices et nuances qui composent ces mets étrangers.
C’est avec la serviette de table encore accrochée au pantalon que je me lève en catastrophe, de
peur de manquer les magnifiques jambes des danseuses dans le numéro d’ouverture du
spectacle. Pas de chance, aujourd’hui elles portaient ces infâmes pantalons qui cachent chaque
centimètre de peau. Mais, bonheur extrême. Malgré mon retard, je pus trouver une place de
choix, vide de toute personne. Mon bonheur fut de courte durée. La dite place était
exactement dans l’angle d’un luminaire qui faisait de ma personne une attraction
supplémentaire pour les centaines de spectateurs présents.
D’autant qu’avec l’amas de nourriture ingurgité, l’ensommeillement me gagnait rapidement.
Il suffisait que de regarder ma tête dodeliner de gauche à droite pour comprendre que je n’irai
pas danser la samba, le merengue ou la salsa ce soir.
C’est donc lourdaud et repu que je rejoignis les bras de Morphée en me promettant que le
lendemain je mangerais que de la salade. Promesse non tenue…….
Et, je me demande encore pourquoi j’ai besoin d’une autre semaine de vacances après celle-
ci.
Le célibataire
.