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Réflexions sur le fanatisme ([Reprod.]) / par M. Clermont-Tonnerre

De
13 pages
[s.n.] (Paris). 1795. Fanatisme -- France -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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( h )
Jl É F X EX 10 N S
S U A
LE FANATISME*
AVERTISSEMENT.
J'ai publié l'écrit suivant au mo-
ment où le fanatisme des prêtres
constitutionnels a poursuivi les non-
cottfontîîstes indigné contre ceux qui
fôiëbièMt ainsi rétrograder leur siècle
,• j*ai contenu ce sen-
tlment pour rendre mon ouvrage utile.
Je ne Fai pas signée parce que je sa-
Vpîs que, grâce à Ig calomnie mon
pouvoit nuire même à la vérité
ûxtâ yeux de quelques personnes.
elle a $»r la vérité
Snh% « t elle par le plus cruel et le plus
absurde des préjugés? consacrera- 1- elle le
fanatisme et l'intolérance
L'assemblée nationale a déclaré la liberté
absolue des opinions religieuses. Je sais
que la rédaction de l'article ne fut pas
claire les prêtres catholiques, les partisans
de la religion; alors exclusivement domi..
nante, forcèrent l'assemblée à modifier le
principe, en y ajoutant cette phrase
« Pourvu que la manifestation cles opinions
religieuses ne trouble pas l'ordre public. »
C'est aujourd'hui contre cette même
religion dominante que, -l'on abuse avec
cruauté de cette phrase obscure et vague
que son infliience.llï adopter. La vérité
seule peut produire de bons fruiu semez
des erreurs et vous ne recueillerez, que des
Quoi qu'il en soit, il ne fàut pas que lés
amis de la révolutionse prévalent de cette
rédaction qu'ils sont, eux-mêmes
pour accabler, contre Ajoute raison ceux
qui la leur ont arrachée. Il ne faut pas,
parce qu'alors nous fumes" absurdes, qu'au.
.jourd'hui nous $oyions injustes*
Revenons donc au véritable principe, et
nous en rapprocherons après les conseils
que nous donnent un zèle aveugle des
passions exaspérées ou peut être un vil
intérêt.
Les opinions religieuses doivent être
libres pour s'assurer de ce principe il
suffit de se reporter un instant à la base
du contrat social. Sa première clause est
que chaque individu se soumette à la volonté
du plus grand nombre cette soumission à la
volonté du plus grand nombre, en matière
d'opinions religieuses est absolument
impossible. Il est évident que l'on ne peut
pas croire uniquement parce que les autres
croient} il est non moins évident que si
l'on ne croit pas, on ne peut pas agir comme
si l'on crôYoit sans la plus immorale des
hypocrisies. Il suit de ces deux vérités
que l'adoption de toute opinion religieuse,
de tout culte qui n'en est que l'expression,
professée uniquement par déférence à la
volonté générale est absurde si elle est
sincère, coupable si elle est feinte; il est
»on moins évident qu'aucune clause di*
pacte social ne peut commander ni l'absur-
dité ni le crime. Il faut donc conclure
que les opinions religieuses sont absolument
hors du contrat social.' Si elles sont hors
du contrat social, elles doivent être abso-
Jument libres.
Ces principes sont tellement clairs, telle-
ment évident qu'il devient véritablement
douloureux qu'après les avoir défendus en
théorie, contre les préjugés religieux de
l'ancien régime il faille encore aujourd'hui
les défendre dans la pratique contre les
amis de la révolution qui, auroient dû les
conserver.
L'assemblée nationale a mis les biens du
clergé catholique entre les mains de la
.nation elle ffa pu en agir ainsi qu'en
regardant les prêtres comme des fonction-
naires publics et la religion catholique
comme une institution adoptée par la nation
Française c'étoit déja une première déro-
gation aux principes. A côté de ce décret
anti- constitutionnel il y avoit un grand
intérêt pécuniaire, une grande combinaison
politique; mais le principe n'y étoit pas,
mais la vérité n'y étoit pas, mais la raison
n'y étoit pas l'homme de l'une et de l'auto
(l'abbé Syeyes) combattit cette innovation.
Cette première erreur adoptée conduisoit
nécessairement à d'autres, En déclarant les