Réformons ! : économie sociale : le danger : le paupérisme ; l

Réformons ! : économie sociale : le danger : le paupérisme ; l'Internationale. Le salut : le patronage ; la réforme morale, les sociétés de patronage ; les hautes études ; la liberté testamentaire ; la reconstitution des provinces / par Anatole Hudault

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33 pages

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E. Dentu (Paris). 1871. 1 vol. (35 p.) ; in-8.
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Ajouté le 01 janvier 1871
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Langue Français
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CLERMONT. IMPRIMERIE A. DAIX.
ECONOMIE SOCIALE
REFORMONS !
LE DANGER
LE PAUPÉRISME — L'INTERNATIONALE
LE SALUT
LE PATRONAGE
La Réforme morale — Les Sociétés de patronage
Les hautes Etudes
Lu Liberté testamentaire — La Reconstitution des Provinces
PAR
ANATOLE HUDAULT
PARIS
E. DENTU, LIBRAIRE-ÉDITEUR,
PALAIS-ROYAL, 17 ET 19, GALERIE D'ORLEANS
1 8 7 1
RÉFORMONS!
Tous les esprits de quelque portée se posent
en ce moment cette terrible question : Où va
la France? Où va le monde? — L'horrible
crise que nous venons de traverser a jeté dans
nos coeurs ce trouble, cette anxiété qui ont
toujours été les signes avant-coureurs des
grands bouleversements enregistrés par l'his-
toire: au bruit retentissant de nos malheurs,
comme jadis à la voix menaçante des prophètes
et des sybilles, de sombres et mystérieux pres-
sentiments ont passé comme un souffle sur les
nations, et le monde a tressailli. —Alors se
sont dressées devant nous, avec un intérêt
poignant, ces questions pleines d'épouvante ;
elles se sont imposées à notre esprit et l'ont
violemment captivé: car il aurait fallu être
aveugle pour ne pas voir toute l'étendue et
toute la gravité du mal social qui nous ronge.
— Mais quelle est exactement la nature de ce
mal? Sommes-nous absolument à la merci de
sa fatale puissance ; ou existe-t-il quelque
remède capable, sinon de la faire disparaître
entièrement, au moins de diminuer son inten-
sité? Tels sont les deux points sur lesquels
nous avons dû concentrer toute notre atten-
tion et que nous comptons développer dans
cette étude.
Quant à nous, nous sommes convaincu que
le remède existe, et que notre sort dépend
de l'énergie que nous mettrons à l'appliquer.
C'est cette conviction profonde qui nous a dé-
terminé à adresser cet appel à tous les hommes
de bonne volonté, en même temps qu'au pou-
voir qui représente et gouverne le pays.
LE DANGER
Le Paupérisme. — L'Internationale.
La France va où va toute l'Europe occidentale, à une
ruine imminente ; et les Etats-Unis suivent de près
l'Europe occidentale. La Russie et les états de l'extrême
Nord, moins compromis jusqu'à ce jour, seront naturel-
lement entraînés dans le fatal tourbillon à une époque
qui ne saurait être bien éloignée et que l'on pourrait
presque assigner déjà. Nous ne parlons pas de l'Afrique,
qui, dans sapins grande partie, est encore presque sau-
vage ; de l'Asie qui est dans l'abrutissement ; de l'Amé-
rique du Sud dont la civilisation n'a jamais été à la
hauteur de la nôtre. — Est-ce à dire que le salut soit im-
possible, non certes ; mais voyons d'abord le mal.
Ainsi que nous le prouverons, ce mal est le paupé-
risme, et il a son origine dans les défaillances du patro-
nage.
Le paupérisme est la maladie de ceux qui, privés de
tradition, de patronage, de religion, d'esprit de famille,
sans foyer et sans épargne, vivent au jour le jour d'un
salaire, parfois très-élevé, mais toujours incertain.
Ce mal a toujours existé; mais le nom particulier sous
lequel nous le désignons, ne lui a été appliqué que dans
ces derniers temps, lorsque son effrayante extension créa
un péril sérieux pour la société. Quant à ses victimes, on
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ne les a pas encore caractérisées par un nom en rapport
avec leur mal, et nous les désignerons, pour plus de
commodité, sous le nom de paupéristes (1) dans la suite
de celle élude.
Si nous tremblons pour notre épargne, si la sécurité
môme de notre vie ne nous paraît pas suffisamment as-
surée, ne nous en prenons qu'à nous-mêmes : c'est
nous, — classes dirigeantes, — qui avons créé le paupé-
risme ; les paupéristes ne sont que ce que nous les avons
faits.
Pour expliquer les progrès de ce mal social nous n'au-
rons qu'à retracer l'historique de le décadence du patro-
nage ; c'est ce que nous allons essayer de faire pour les
derniers siècles. — Si nous nous sommes égarés, ce n'est
d'ailleurs qu'en suivant la voie qui nous était tracée par
les divers gouvernements qui ont successivement présidé
à nos destinées. « Les pouvoirs publics, dit M. Le Play,
se sont presque toujours employés, pendant le dernier
siècle de l'ancien régime, à ruiner la constitution sociale
de notre pays. La révolution, conséquence fatale de ce
désordre, a parfois atténué le mal ; mais souvent aussi
elle l'a aggravé. Enfin les gouvernements postérieurs ont
trouvé des palliatifs plutôt que des remèdes. » (2) M. Le
(1) Nous ne nous dissimulons pas ce que cette dénomination peut
avoir d'impropre, puisqu'on appelle socialistes les adeptes du
socialisme, tandis que nous appelons paupéristes les victimes du
paupérisme. Si nous avons manqué d'analogies pour créer un
meilleur terme, la faute en est à ceux qui ont donné au mal
social, qui atteint certains individus, un nom calqué sur ceux qui
représentent plus particulièrement un système social. — Nous
n'avons pu, d'un autre côté, avoir recours au nom de prolétaire,
qui ne correspond pas exactement à notre pensée.
(2) M. F. Le Play, — La Réforme sociale, conclusion.
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Play paraît ensuite tenté de faire une exception en faveur
du second empire ; mais, si modeste qu'elle soit, nous ne
pouvons la laisser passer sans protestation, car, selon
nous, aucun gouvernement n'a travaillé avec une audace
plus cynique à la propagation du désordre social.
Sous Louis XIV, la principale classe dirigeante aban-
donne la province pour venir parader à la cour du grand
roi ; si elle se souvient encore de ceux que des habitudes
séculaires mettaient sous sa protection, ce n'est que pour
leur faire suer de jour en jour plus abondamment l'or
destiné à entretenir son luxe insensé. Sous Louis XV,
elle démoralise par l'exemple de ses débauches et
la contagion de son immoralité ceux qu'elle avait d'a-
bord édifié par la pratique de toutes les grandes vertus ;
elle renie son antique foi, et se lance dans le scepti-
cisme, en entraînant avec elle dans cette voie funeste
une partie de la nation.—89 vint faire justice. —93
fut la grande punition. Dès lors, la tradition était
rompue.
Le patronage ne s'impose ni d'un côté ni de l'autre,
il doit être aussi noblement accepté, que généreuse-
ment accordé ; et pour le faire accepter il n'y a pas de
plus précieux auxiliaire que la tradition. Les hommes de
la révolution le savaient bien ; aussi eurent-ils soin,
non seulement de rompre brusquement avec le passé,
mais encore d'organiser les nouvelles institutions de
telle sorte qu'il fût presque impossible de reformer une
tradition : à cet effet, ils rendirent obligatoire la division
des héritages, et ils morcellèrent les provinces en dé-
partements soumis à une centralisation abusive. Privé
de cet appui, le patronage ne pouvait plus exister qu'au
prix d'immenses efforts : où autrefois il suffisait d'une
certaine position et d'une vertu médiocre, il fallait dé-
sormais un mérité réel et une vertu supérieure.
Il existait encore avant la révolution une sorte de pa-
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tronage secondaire, accompagné il est vrai de sérieux
abus, qui succomba également dans la tourmente : nous
voulons parler des corporations d'états. Tout n'était pas
mauvais dans ces institutions, qui contribuaient tout au
moins puissamment à maintenir la tradition par l'esprit
dont elles s'inspiraient. Et ce qui prouve que les dé-
molisseurs d'alors eurent plus en vue d'anéantir cet es-
prit que d'émanciper les travailleurs, c'est que leurs
fidèles continuateurs voudraient aujourd'hui revenir à
l'ancienne organisation, en la, dotant d'un esprit nou-
veau, de manière à n'en faire revivre que les abus.
Les immenses et rapides fortunes qui signalèrent
l'empire, et surexcitèrent à cette époque toutes les am-
bitions, rendirent les classes inférieures encore plus re-
belles au patronage.
Enfin, il reçut le dernier coup par l'extension incon-
sidérée de la grande industrie : le point de vue éco-
nomique faisant oublier le point de vue social, on
confondit la richesse avec la prospérité, et l'on encou-
ragea de tous côtés la formation de ces immenses ag-
glomérations où les ouvriers, sans rapport avec le
patron, sont privés de toute direction morale.
Le paupérisme atteignit alors des proportions qu'il
n'avait pas eu depuis la décadence de l'empire romain.
C'est sur ce terrain malsain que germèrent le socialisme
et le communisme, qui s'épanouirent en 1848. Une
compression de dix-huit années déroba le mal à nos re-
gards, mais de nouveaux germes se développaient dans
l'ombre, plus vénéneux que les précédents, et l'année
1871 vit surgir les idées de communalisme et de fédéra-
tion.
Nous n'avons tracé que pour la France l'historique
du paupérisme ; s'il n'est pas le même partout, le résultat
n'en est pas moins presque identique dans tous les pays
les plus civilisés, et l'immense développement qu'y a
— 11 —
pris ce fléau des sociétés modernes nous est prouvé par
des chiffres incontestables. (1)
(1) Cet assertion est amplement justifiée par l'extrait ci-dessous
du compte-rendu donné par le Journal officiel de l'intéressante
étude de M. Oscar Testu sur l' Association internationale des tra-
vailleurs qui n'est, comme nous le prouverons, que l'organisa-
tion des paupéristes.
« Cette association, qui ne date que de 1864, compte aujour-
d'hui huit millions d'adhérents.
« Quatre fédérations se partagent la France : la Parisienne, la
Rouennaise, la Lyonnaise, la Marseillaise.
« A Paris, presque toutes les sociétés ouvrières se sont fédérées
et adhèrent à l'Internationale. Une section allemande a été cons-
tituée dans le courant de l'année dernière. La fédération lyon-
naise réunit plus de trente corps de métiers ; elle a fondé des
sections à Saint-Etienne, à Neuville sur-Saône, à Vienne, à Saint-
Symphorien d'Ozon. Dans la fédération rouennaise sont groupés
les calicotiers de l'arrondissement de Rouen, les tisseurs et tis-
seuses, les tanneurs, les corroyeurs, les charpentiers, les lithogra-
phes, les tisseurs de bretelles, des fileurs de coton de l'arrondis-
sement de Saint-Sever et du canton de Grand-Couronne, d'autres
sociétés ouvrières encore. Vingt-sept sociétés affiliées compo-
sent la fédération marseillaise.
« En dehors des quatre fédérations, il faut citer encore les sec-
tions d'Aix, de La Ciotat, de Brest, de Mulhouse, de Besançon,
d'Elboeuf, de Limoges, de Roubaix, de Cambray, du Mans, de
Reims, de Cossé, de Tourcoing, du Creuzot, de Fourchambault,
de Bordeaux, de Villefranche, dans le Rhône, de Truveau, de
Tournon, de Crest, de Caen, de Condé-sur-Noireau.
" En Belgique, l'Internationale a pris un développement énorme.
Elle ne comprend pas moins de neuf fédérations, et le seul bassin,
de Charleroi en forme quatre. « Il ne se passe pas de semaine,
dit M. Testut, sans que plusieurs sections ne soient fondées. »
« La Suisse est aujourd'hui un des centres les plus importants de
l'association. Les sections y sont au nombre de cinquant-trois ;
les plus considérables sont celles de Genève, de Bâle, de Neuchâ-
tel, du Locle, de la Chaux-de-Fonds, de Zurich.
« Les adhérents à l'Internationale se multiplient en Italie : à
Milan, à Gênes, à Florence ; la section de Naples ne compte pas
moins de trois mille membres.
« En Autriche, où une loi défend toute relation avec les associa-
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Disons seulement un mot de l'Angleterre, qui est peut-
être encore plus malade que nous, par suite de l'exten-
sion immense de la grande industrie et. de l'infimité de
la propriété agricole. Le mal y est moins patent à cause
de l'union puissante des classes dirigeantes, qui en pa-
ralysent momentanément les manifestations; mais la
situation de ce pays fait penser aux flancs d'un volcan,
tions étrangères, les ouvriers s'associent et suivent les principes
de l'Internationale isolément. Dès le mois de mars 1869, 10,000
ouvriers, à Vienne, avaient adhéré à ses statuts, 1,200 à Reche-
nau, 600 à Lintz, 6,800 dans le Tyrol et les contrées avoisinan-
tes, 6,000 en Bohême et en Silésie, 2,500 à Pesth et à Temesvar.
« En Allemagne, presque toutes les sociétés ouvrières sont affi-
liées. Le congrès de Nuremberg, eu 1868, représentait plus de
200 sociétés du nord et du sud. En 1869, la société générale
allemande des ouvriers, à Berlin, déclarait qu'elle adoptait le
programme de l'Internationale. Le comité central est à Leipsig;
le nombre des affiliés dépasse un million.
« L'Angleterre a été le berceau de l'association, et c'est Londres
qui en est encore le centre le plus important. A très-peu d'ex-
ceptions près les sociétés ouvrières anglaises sont affiliées. L'as-
sociation des charpentiers comprend à elle seule deux cent trente
sections, et son fonds social ne s'élève pas à moins de deux mil-
lions de francs. La Trade- Union (Association d'ouvriers) des mé-
caniciens n'a pas moins de trois cent huit branches, celle des
charpentiers en a cent quatre-vingt-dix;
« En Hollande, des sections se sont formées à Amsterdam, à
Arnhem, à Oosterbeck et à Rotterdam.
« Une section a été constituée en Russie.
« Madrid a un conseil fédéral qui réunit vingt sections ; un autre
centré à Cadix comprend quatorze sections. A Barcelonne, trente-
huit associations ouvrières sont affiliées. Toutes celles des Ba-
léares sont fédérées.
« En août 1869, un congrès organisé à Philadelphie, par le
National Labour Union, fédération des Trader, Unions, plus dé
huit cent mille ouvriers étaient représentés. Le National Labour
Union est aujourd'hui affilié à l'Internationale. L'assemblée gé-
nérale des ouvriers allemands des Etats-Unis a voté son affiliation
à la fin de l'année 1869.
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où, sous une couche de lave refroidie, circulent des tor-
rents de lave incandescente : qu'une fissure vienne à se
produire et les flots dévastateurs bouillonneront à la
surface.
Un des caractères essentiels de la sociabilité humaine
est le sentiment instinctif qui pousse les hommes,
réunis en société, à opérer entre eux ce qu'on a appelé
la division du travail ; mais cette division, pour être
juste et légitime, doit être subordonnée à ce principe
fondamental que le travail de chacun profite à tous :
méconnaître ce principe, c'est ébranler fatalement les
hases même de la société. Celui qui travaille de ses bras
doit subvenir aux besoins matériels de celui qui travaille
de l'esprit; mais, à son tour, celui-ci doit subvenir aux
« L'Internationale devait avoir sa presse spéciale. Ses journaux
sont déjà nombreux. Deux paraissent en France, six en Belgique,
neuf en Suisse, trois en Allemagne, un en Italie, six en Espagne,
un en Autriche, un en Amérique, trois en Hollande.
« Ainsi, en moins de sept mois, l'Internationale a conquis une
portion énorme de la population ouvrière en Europe et en Amé-
rique : elle espère bien la conquérir tout entière. Trente-deux
journaux aident à la propagande et il n'y a pas de région si loin-
taine où elle ne se promette de pénétrer.
« Une association s'est formée en Chine et dans l'Inde qui a
pris le nom de Société fraternelle du Ciel et de la Terre. Elle a
publié un manifeste où elle déclare hautement « qu'elle se croit
appelée par l'Etre suprême à faire disparaître le déplorable con-
traste qui existe entre la richesse et la pauvreté. » Et plus loin:
« Quand la grande majorité des villes et des campagnes aura
prêté serment à l'Union fraternelle, l'ancienne société tombera
en poussière et l'on bâtira l'ordre nouveau sur les ruines de l'an-
cien. » Aussitôt que ;ce document était signalé en Belgique, un
des journaux de l'International invitait ceux des amis de l'asso-
ciation qui auraient des relations avec la Chine et avec l'Inde à
ne rien négliger « pour amener un' heureux rapprochement »
entre l'Internationale, et la Société fraternelle du Ciel et de la
Terre.» — Journal. officiel, n° du.29 mai 1871.
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besoins moraux du premier. Ce dernier n'a pas plus le
droit que le premier de se refuser à cet échange, qui
doit toujours être réciproque; si sa coopération, qui
n'est autre que le patronage, vient à faire défaut,
l'ordre social sera profondément troublé. Car celui qui
est astreint au travail physique est incapable d'acquérir,
à lui tout seul, môme dans une mesure restreinte, la
force et l'élévation que la culture donne à l'intelli-
gence : privé de l'appui moral, qu'il était en droit d'at-
tendre en échangé de ses services physiques, il sera
donc livré sans défense à ses appétits brutaux.
Que deviendra- t-il sous cette pernicieuse influence?
Les exemples sont là, et ne nous le montrent que trop.
Absorbé par son labeur quotidien, il perdra peu à peu
la tradition, ou sera tout au moins incapable de la
transmettre intacte à ses enfants. Comme il n'y aura
plus à côté de lui, et au-dessus de lui, une intelligence
supérieure capable de lui rappeler, avec une influence
suffisante, ses devoirs et ses obligations morales, il
sera à la merci des misérables qui flatteront ses. passions
pour lui inculquer les doctrines les plus perverses. (1)—,
Que sera-ce encore si celui qui avait mission d'être un
guide sûr et éclairé se fait lui-même le propagateur de
ces funestes doctrines; si, par sou exemple, il enseigne
le mépris de tout devoir, de toute obligation morale !
Le sentiment religieux succombera tout d'abord : car,
en même temps qu'elle est la suprême consolation, la
religion est le frein le plus puissant contre l'emporte-
(1) « Emmailloté dès sa naissance dans les triples langes de la
famille, de la patrie, de la religion, bercé dans le respect de la
propriété quelle qu'elle soit, le prolétaire ne peut devenir quel-
que chose qu'à la condition d'anéantir tout cela et de rejeter
bien loin de lui ces vieilles défroques de la barbarie héréditaire. »
Droits des travailleurs, par Edwards Sonnez, secrétaire de
l'Internationale. — Londres 1867.