Réponse de M. Naudet à une lettre de M. Talma du 27 octobre 1790 insérée dans la "Chronique", le "Journal" et les "Petites affiches"

Réponse de M. Naudet à une lettre de M. Talma du 27 octobre 1790 insérée dans la "Chronique", le "Journal" et les "Petites affiches"

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Français
10 pages

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impr. de L. Potier de Lille ((Paris,)). 1790. In-8° , 9 p..
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Publié le 01 janvier 1790
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Langue Français
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R É P O N S E
DE M. NAUDET.
A UNE LETTRE DE M. TALMA
Du 27 Octobre 1790,
Inferée dans la Chronique, le Journal &
les petites affiches.
RÉPON SE
DE M. NAUDET,
A UNE LETTRE DE M. TALMA,
Du 27 Octobre 1790 ,
Insérée dans la Chronique, le Journal &
les petites Affiches.
VOTRE réponse, Monsieur, inserée dans la Chro-
nique; du mercredi 27 octobre, a fait trembler mes
amis ; ils ont craint que je ne fuffe accablé. fous
une réfutation appuyée de désaveux authentiques
& signés. Je vais leur prouver que je ne vous ai
point calomnié, Monsieur, afin qu'ils en.restent
aussi bien couvaincus que vous devez l'être vous-
même ; car vous me rendez intérieurement plus de
justice que votre lettre ne l'annonce.
J'ai prétendu qu'à l'époque de la révolution, il
avoit fallu vous chercher , & qu'on vous avoit
trouvé retranché très-habilement dans un poste qui
ne pouvoit pas être le vôtre ; j'ai cité le témoignage
de M. de Saint-Prix, à l'appui de cette inculpa-;
tion.
A
Vous appeliez l'anecdote injurieuse & ridicule :
je vous l'accorder
Vous assurez qu'elle est fausse , & je le nie.
Vous ajoutez que M. de Saint-Prix l'a démentie :
je réponds à cette assertion par fa lettre ; elle est
à la fuite de celle-ci ; je vous invite à la lire.
La retraite du grenier n'est pas prononcée dans
la lettre de M. de Saint-Prix ; mais il est question
d'un second ou troisième étage. En vérité , cette
différence est petite , dans une circonstance pareille,
& je ne vous chagrinerai pas, pour quelques mar-
ches de plus ; je vous observerai seulement qu'il
n'est pas dit dans la lettre de M. de Saint-Prix
qu'on vous eût assigné le poste élevé d'où vous
vous proposiez de tirer fur les hussards; il ne pou-
voit vous être donné que par M. de Saint-Prix ou
par moi : vous n'avez reçu l'ordre ni de. l'un ni de
l'autre; ainsi, ce que vous appellez votre poste,
n'étoit done que celui que vous aviez choisi.
Vous vous croyez armé d'une preuve; terrible
contre moi, par mon propre certificat. Vous ne me
l'auriez pas demandé, si vous aviez pensé qu'il pûtvous
être contraire , & franchement ce n'est pas a vous
à me le reprocher ; je ne pouvois , ne devois , ni
ne voulois vous refuser une attestation qui vous
importoit essentiellement, & qui ne vous laissoit
aucun doute fur mes dispositions à votre égard.