Et Dieu créa le sillon interfessier (Extrait)

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Extrait du livre (Et Dieu créa le sillon interfessier)
Prénom : Thiena.
Âge : 29 ans au début et à la fin on ne sait plus.
Carte génétique : des lettres ADN qui se finissent en IAN brodées sur un drapeau bleu blanc rouge.
Formation : l’école de la vie, de l’art, des lois et du vent.
Signe astro : un taureau qui rugit comme une lionne et qui danse comme Lady Gaga quand personne ne la regarde.
Défaut et qualité : elle a un avis sur tout.
Péchés mignons : les soudjouks et les cornichons.
Passion : l’art des écorchés vifs et le son des rockeurs morts à leurs vingt-sept printemps et plus.
Mission : dire bonjour, porter un tablier, des gants Mapa quand c’est possible et sourire à des fions toute la journée.
Cadre dans la mode depuis sept ans, Thiena atterrit au pays du SIF (ou sillon interfessier pour les connaisseurs), dont elle ne connaît ni les codes ni les lois. Co-patronne d’un SPA basé dans une petite banlieue bourgeoise de la région parisienne, elle enfile un tablier de bouchère pour jouer une fausse experte de la beauté qui va très vite déchanter. Entre les points noirs non extraits depuis des décennies, les dingues en liberté et les obsédés du cul qui cherchent plus qu’une stimulation du bulbe pilaire, la traversée du SIF est bourrée de sables mouvants.

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Publié le 03 octobre 2018
Nombre de lectures 8
Langue Français
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Sandie Khougassian Et Dieu créa le sillon interfessier
© Sandie Khougassian, 2013.
ISBN : 979-10-93125-00-8
Le code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes de l’article L. 122-5 (2° et 3°a), d’une part, que les « copies ou reproductions stricte-ment réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite » (art. L. 122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du code de la propriété intellectuelle.
Sandie KhougassianElle est née en France, son prénom vient d’on ne sait où, elle ne l’a pas choisi, son nom vient de loin, un confetti sur la carte du monde au carrefour de l’Europe et de l’Orient, une contrée lointaine chargée d’histoires, d’églises, d’abricotiers et de café. Fille d’une gauloise blonde et d’un berger des temps modernes, Sandie Khougassian est la bou-ture d’un électrochoc biculturel. Depuis sa naissance, le bœuf bourguignon et les dolmas trempent dans le même plat, le rosé et le raki valsent dans le même verre, les tradi-tions se chevauchent et trinquent au mariage des genres. Bref, ses journées ont toutes les couleurs du monde. Elle adore la langue française même si dans son plus jeune âge l’effervescence de son esprit curieux et amoureux de tout n’arrivait pas toujours à trouver les mots pour décrire cette abondance de richesses de la vie. Son nom suscite très tôt des curiosités, des interrogations, des craintes, des inimitiés mais aussi des sympathies. Elle parvient à tracer son chemin, faire des études d’art dans une école parisienne de bran-leuses chics, mondaines et sans cervelle, pratiquer du tou-risme dans une fac de droit de futurs chômeurs, suivre des stages dans des galeries d’art tenues par des stars pas vrai-ment stars, à tricoter des volumes de chandails pour des centrales d’achat européennes, et un beau jour se retrouver les pieds collés dans une flaque de cire.Et Dieu créa le Sillon Interfessierest son premier roman.
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« Plus une société a besoin de services, plus elle est imparfaite, précaire et exposée à périr. »
GUY-RENÉPLOUR
Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des SIF, des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite !
À mes parents.
Destination : SIF ±Maillot intégral, quarante euros, s’il vous plaît. Je crois que ma première épilation a commencé comme ça, un pied dans la cire et une main dans l’huile aux fleurs, le début d’un cauchemar olfactif. Mon tablier perlait de cire, mon visage de sueur. Je n’avais jamais épilé de ma vie. Je me suis retrouvée face à la cliente qui ne voulait plus aucun poil pubien. Euh, oui, pas de problème. Vous êtes sensible à la douleur ? Cela ne vous dérange pas si la peau part avec ?très pensais-je fort. Sans réfléchir, j’étalais une pâte rose bonbon comme celle que l’on trouve dans les candy stores bourrée de glucose et d’arômes artificiels. Et là, d’un seul geste, genre p ro du mi-lieu, je vis tous les poils pris au piège dans ce caramel pour Alice au pays des merveilles. Coup du sort ou pas, tout était parti, enfin presque parti… J’avais trouvé une vidéo sur YouTube, le secret du ter-rible procédé y est dévoilé sans réserve et sans floutage. Ma leçon a duré trois minutes et quarante-huit secondes. Je n’ai pas rembobiné le film de la killeuse du poil. Sous le secré-taire, mes siamoises de rotules claquaient des dents et, j’en ai encore des crampes. ±C’est une première pour moi, je ne me suis jamais fait faire complètement le maillot. Moi aussi !!!En observation étouffée. Mais elle ne se dou-tait de rien.
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±Je vais souffrir ? Non ? demandait la cliente espérant le bémol dans ma réponse. ±Disons que vous n’allez crier qu’une seule fois. La cliente rigolait jaune. Je fermais les yeux et tirais la bande d’un coup sec. ±WHOUAAAAAAAAAAAAAA !!! Elle se mit alors à hurler comme une poule que l’on égorge vivante. Il était dix heures quinze du matin et c’était mon premier rendez-vous de la journée. J’étais mal. ±Ça y est, j’ai fait un côté. Je n’aurais même pas à passer une deuxième bande. Il reste la deuxième lèvre. Allez, soyez courageuse. ±Stop ! Stop ! Ça fait trop mal ! Elle chialait et gloussait en même temps. Ses mains étaient scotchées à son pubis. ±On arrête si vous voulez mais franchement, ça fait bi-zarre. Regardez, vous ne pouvez pas partir comme ça. On 1 dirait que la tête deBarracudas’est coincée entre vos jambes. Elle éclata de rire. ±Mon mari me tanne avec cette saleté de maillot intégral. Je voudrais lui faire la surprise. ±On finit la surprise, alors ? Mais vous devez retirer vos mains. ±Attendez, encore deux minutes. Elle me suppliait. ±Le temps de tremper ma spatule. Et hop, c’est parti.
1 LeBarracudades années 1980, ça vous dit quelque chose ? Si vous vous souvenez de la série,Agence tous risques,vous devriez vous rappeler aussi de la célèbre crête iroquoise de Laurence Tureaud, dit Mister T… Et franchement, avoir la tête de Barracuda entre les jambes, c’est un délire pubien des plus étranges !
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