Je Fuis Loin
279 pages
Français

Je Fuis Loin

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Description

Dans un état de mal-être, dû à un stress quotidien croissant, le narrateur raconte l’histoire d’Anna et Lucia, deux filles d’origine italienne, qui après avoir eu une enfance sereine et heureuse à Bornéo, découvrent une relation amoureuse entre leurs parents respectifs. Choquées, en colère, elles décident de partir pour l’Italie. Sur place, elles se trouvent face à une société fermée et éprouvent beaucoup de difficultés à s’intégrer. Cependant, elles réussissent à trouver un travail stable, mais qui se révèlera une vraie torture… Elles réussissent aussi à trouver un partenaire par le biais d’une agence matrimoniale, et une d’elles se marie. Ils entament alors une visite des monuments et des sites les plus importants de Sicile, de Rome, Florence, Pise, et Venise, ville où Anna passe sa lune de miel. Tout ceci étant illustré par de nombreuses images et reconstitutions historiques précises. Alors que tout allait pour le mieux pour les deux amies, un évènement arrive… Dans cette première partie, avec un dénouement heureux plein de suspense, sont traités différents sujets d’ordre scientifique, philosophique, architectural et culturel. Mais dans cette histoire romantique, le héros a une envie irrésistible d’en finir avec la vie monotone et insignifiante qu’il mène, et décide de partir en vacances qui ne seront qu’une succession d’aventures tragi-comiques. Son retour au travail, en mauvais état, s’effectue avec les railleries habituelles de ses collègues et les reproches de sa hiérarchie. Il décide, alors, de tout abandonner en prenant la mer en solitaire à bord d’une barque, à la recherche de cette liberté qu’il n’a jamais pu savourer dans sa misérable vie. Intoxiqué par la nourriture avariée qui avait porté dans le bateau, il est sauvé et porté en hôpital où, dans sa tête malade trouve sa femme.

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Publié le 18 mars 2015
Nombre de lectures 2
Langue Français
Poids de l'ouvrage 25 Mo
© 2014 Je Fuis Loin
Luigi Savagnone
A propos de l'Auteur
Luigi Savagnone est un écrivain indépendant. Il écrit romans d'amour et d'imagination adapte à un public de tous les âges. Dans ces romans captivants et de lecture facile, ils sont insérés contenu aussi culturels et scientifiques.
Autres titres par Luigi Savagnone
Condamné, Perdu dans le désert, 2 Filles Seules en Sicile, L’Homme Sirène, En Imaginant un Avenir, En Imaginant un Lendemain, Un Monde de Joie, Imaginations d’un Homme Seul, Un Monde de Bonheur, Les Joies du Désert, Nous Savions Que …, Je Dis au Revoir, Ingénuité de Deux Filles, Filles Naïves
Blog de l'Auteur
luigi savagnone libri
Chapitre 1
La jeunesse de deux filles
Détendu sur un quai désert d'un petit port dans les alentours de ma maison, je lance quelques cailloux dans l'eau, avec le regard qui vague entre le ciel nuageux d'été fin et la mer calme, sous de moi, et avec mon imagination j'imagine que les rides qui se forment dans l'eau à mon jet de pierre soient en réalité nuages qu'ils se remuent dans le ciel en m'envoyant des messages subliminaux. Je suis déçu comme d'habitude et peiné de ma journée et je m'interroge sur ce qui arrivera demain et sur quelle chose pourrait succéder ou se réaliser capable de me changer la vie, et en ne trouvant pas clairement répondu par les flots ou nuages qu'ils soient, et en n'ayant aucune autre source
d'inspiration auquel s'accrocher, malheureusement, j'interromps mon jet de pierres et je prends de mon sac un roman que j'ai acheté il y a deux jours et que j'ai lu tout d'un souffle. C'est un roman qu'il parle de l'histoire de deux filles, deux filles comme nombreuses, que cependant il me fait réfléchir sur combien d’erreurs commet-on dans la jeunesse, par ignorance ou simplement par malchance. Erreurs qui peuvent souvent gâcher toute une vie, ou au mieux, faire perdre de précieuses années d’existence. Mais c’est la vie : lorsque l’on est plus âgé, si d’un coté, l’on accumule une richesse culturelle et de l’expérience, de façon à discerner le bien du mal, à savoir quoi faire ou ne pas faire dans la vie quotidienne, on accumule surtout beaucoup, tant de patience ; d’autre part, l’on perd, ou presque, l’enthousiasme à s’essayer à de nouvelles sensations, de nouvelles émotions et de nouvelles aventures...
"Anna et Lucia sont nées à Bornéo, il y a 50 ans, et ont toujours été les meilleures amies du monde. Dès leur plus jeune âge, elles jouaient ensemble avec leurs poupées et avec les petits animaux sauvages qui se trouvaient dans les environs des fermes de leurs parents. Anna était la fille de Paolo et Giulia alors que Lucia n’avait que son père Antonio, sa mère étant décédée en la mettant au monde. Les fermes des deux jeunes filles étaient adjacentes et au bord d’une belle et luxuriante forêt tropicale. Chaque matin, elles se réveillaient avec le chant mélodieux des oiseaux, et après un petit déjeuner copieux, elles se retrouvaient pour jouer libres et heureuses. Antonio avait construit une balançoire rudimentaire avec laquelle les deux filles jouaient joyeusement. Elles avaient aussi reçu en cadeau de leurs parents deux petits singes domestiqués avec lesquels
elles s’amusaient beaucoup. Elles avaient appris à grimper aux arbres dans une recherche continue d’émulation avec leurs amis singes.
Le village deBurugodistant d’environ 5 km, était un petit port de pêche, et pourvu du nécessaire pour assurer une vie paisible à ses habitants. La population était gouvernée d'un homme sage et juste de nom Buana et la polygamie elle s'était enracinée dans les us et coutumes des natifs. Pour ce motif, Buana était surnommé Sor Chai, qu'il signifie fou à la lettre, pour le fait qui préférait, comme femmes et amants, les femmes du village le plus gras et le plus vieux. La plupart des maisons étaient des cabanes en bois sur pilotis plantées sur les rives du détroit de Makasar, bras de mer entre Bornéo et l’Indonésie qui y baigne ses côtes. L’église étaient un petit bâtiment en bois entouré
d’un jardin sobre. Chaque dimanche, les habitants assistaient à la cérémonie religieuse dirigée par un missionnaire chrétien d’un âge moyen. Père Paul, qui était le nom du prêtre, avait une préférence pour les deux filles à qui il enseignait les préceptes chrétiens, il les aimait comme un second père, et quelques fois, il se faisait assister d’elles, durant la messe, les transformant en petits enfants de chœur.
Paolo était charpentier et passait pratiquement tout son temps à travailler pour la communauté, tandis que Giulia restait à la ferme pour s’occuper de la maison et cuisiner des plats somptueux pour sa chère famille. Antonio était un pêcheur, qui, dans la matinée, s’occupait de l’entretien de la ferme et des repas, et dans l’après-midi, allait pêcher avec son petit bateau jusque tard dans la nuit.
Les parents des deux filles étaient d’origine italienne et avaient fait un choix courageux de vie en s’expatriant à Bornéo, terre pauvre et très éloignée des côtes italiennes. Je dis courageux, car ils étaient partis avec peu d’argent, les deux femmes étaient enceintes, et surtout qu’ils seraient obligés de trouver, de suite, un nouveau métier pour pouvoir vivre et assurer une enfance sereine aux futurs nouveaux nés.
Arrivés dans la ville de Sandakan, ils avaient passé de véritables jours d’angoisse, en trouvant sur place une extrême pauvreté, d’énormes difficultés à communiquer avec les habitants, un climat chaud et très humide, et une préoccupation, croissante d’heure en heure et jours après jours, pour leur survie et celle des enfants à naître. Et, alors qu’ils regrettaient