Les Facettes 1

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1-Le crime ordinaire Dans les longues rues noires et sombres des lumières s’allumaient , brillant comme de petits flambeaux. Lumières étranges qui semblaient fasciner les insectes, petits points noirs virevoltant autour de ces vagues sphères lumineuses. Sur les pavés humides de la rue Des Lavandières des pas faisaient entendre de petites éclaboussures. Sortant de l’ombre et entrant dans le halo des réverbères : voici l’allumeur. De son long brûleur il donna vie à de brulantes flammèches. L’ homme croisa le regard d’un petit bourgeois enveloppé dans un grand manteau de velours, et dont la petite tête joufflue était surmontée d’un petit chapeau melon. Il avait de petites jambes courtes et gigotait en marchant comme un dindon. Ses petits pieds clapotèrent dans une large flaque noire au fond de laquelle on pouvait apercevoir de crasseux pavés de briques. Le curieux homme s’arrêta devant une maison bourgeoise de pierre et de brique, dont les balcons étaient couverts de fleurs, qui à commençaient à se flétrir à l’approche de l’automne . Il grimpa quelques marches, sur le marbre blanc veiné de noir, tout en s’accrochant aux rampes de fer forgé formant d’élégants motifs enroulés en jeunes pousses de fougères. Il ôta ses gants de cuirs et les fourra sous son aisselle en marmonnant dans sa barbe “Où est cette maudite clé !Hé! Je ne me souvenais point de tant de rayures sur cette serrure “. Il trouva sa clé.

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Publié le 02 juin 2014
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Langue Français
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1-Le crime ordinaire
Dans les longues rues noires et sombres des lumières s’allumaient , brillant comme de petits flambeaux. Lumières étranges qui semblaient fasciner les insectes, petits points noirs virevoltant autour de ces vagues sphères lumineuses.
Sur les pavés humides de la rue Des Lavandières des pas faisaient entendre de petites éclaboussures. Sortant de l’ombre et entrant dans le halo des réverbères : voici l’allumeur. De son long brûleur il donna vie à de brulantes flammèches. L’ homme croisa le regard d’un petit bourgeois enveloppé dans un grand manteau de velours, et dont la petite tête joufflue était surmontée d’un petit chapeau melon. Il avait de petites jambes courtes et gigotait en marchant comme un dindon. Ses petits pieds clapotèrent dans une large flaque noire au fond de laquelle on pouvait apercevoir de crasseux pavés de briques. Le curieux homme s’arrêta devant une maison bourgeoise de pierre et de brique, dont les balcons étaient couverts de fleurs, qui à commençaient à se flétrir à l’approche de l’automne .
Il grimpa quelques marches, sur le marbre blanc veiné de noir, tout en s’accrochant aux rampes de fer forgé formant d’élégants motifs enroulés en jeunes pousses de fougères. Il ôta ses gants de cuirs et les fourra sous son aisselle en marmonnant dans sa barbe “Où est cette maudite clé !Hé! Je ne me souvenais point de tant de rayures sur cette serrure “. Il trouva sa clé.
Mais avant même qu’il n’eut introduit sa clé de cuivre dans la serrure, la porte s’entrouvrit …le bourgeois poussa un petit “Quoi !” sortit du plus profond de sa gorge, il ouvrit complètement la porte et au moment où ses yeux purentvoir l’intérieur , ils s’écarquillèrent et sa mâchoire tomba mollement tout en laissant échapper un soupir de stupéfaction. Le parquet était blesséde grandes stries, les grandes portes de la véranda menant au jardin claquaient violemment, rideaux étaient battus par les vent de nuit. Un vase de Bohème roulait encore sur le sol , des fleurs s’en échappaient au milieu d’une eau cristalline.
2-Un grand gentleman
Je me regardais dans le miroir de ma petite salle de bain de mon mon minuscule appartement du 16eme arrondissement. Alors que je boutonnais mon gilet pourpre et rentrait une montre à gousset dans la poche de ma veste de velours noir quand ma domestique, Hélène vint me dire ceci:
-”Monsieur le préfet M.Ronçon demande à être reçu par Monsieur immédiatement !elle était alors toute essoufflée
-”Portez le thé au salon et dites-lui donc que je viens … dis-je en donnant un coup de main rapide à ma veste pour en retirer toute trace de poussière.”
“-Bien, Monsieur !”
Hélène était une petite femme rousse, nerveuse, venant du pays de Galles. Sa famille avait émigré en France une trentaine d’année auparavant. Hélène avait vingt ans. Elle était donc née en France mais avait reçu une parfaite éducation à l’anglaise et sa capacité à faire un thé de grande qualité fut vite remarquée par les habitués des salons parisiens.
Le thé à peine posé sur la table fut accompagné de tout son service, de l’inévitable sucrière de porcelaine et du petit pot de crème en argent ciselé. Hélène ajouta même des petits gâteaux dont la recette lui avait été léguée par sa grand-mère : de petits scones rondouillets et saupoudrés de sucre.
Tout en tapotant ses mainssur son tablier, elle se dirigea à petit pas vers la porte du bureau, et là elle frappa à la porte, annonçant ainsi
“Monsieur le thé est servi, dois-je faire entrer M.Ronçon ?
Sur quoi je répondis :
-Bien, faites entrer Monsieur le préfet …”
Hélène alla ouvrir la porte. on l’entendit dire les politesses d’usage au préfet avant de le guider vers le salon. M. Ronçon, préfet du 16eme arrondissement, était connu pour sa grande droiture et sa capacité à résoudre tout les problèmes criminels de son secteur. Il était originaire d’Alsace et avait immigré à Paris lors de l’annexion par les Prussiens de l’Alsace-Lorraine. Homme âgé de 55 ans, il avait une petite barbe blanche parfaitement lisse et peignée,de même que sa moustache. Ses cheveux, eux, étaient encore d’un beau brun et coiffés de telle façon à masquer une calvitie naissante. Il déboutonna sa veste, donna son chapeau à Hélène, sortit un étui d’argent, l’ouvrit, en préleva un cigare et m’en proposa un en précisant “Un Havane ?”. Devant mon refus il alluma nerveusement le sien et dans une bouffée âpre de fumée me lança :
“Mon cher, nous avons un problème !”