LES  FELICIEN   9
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LES FELICIEN 9

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HISTOIRES D,AUTREFOIS

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Publié le 04 novembre 2011
Nombre de lectures 26
Langue Français

Exrait

LES FÉLICIEN N° 9
Chaque dimanche, Toinnette se rendait à l,église, elle faisait
brûler un cierge pour son fils priant la vierge avec ferveur,
Joseph, moins fervent,
mais qui allait tout de même, à la messe du Dimanche
matin, se surprenait, lorsqu,il était seul, à parler à Dieu.
Seigneur ! disait-il, il est vrai que je n,ais pas prié souvent, et
souvent j,ais pris la religion, pour un parapluie, a ce mettre
dessous lorsqu,il pleut, et a ne plus y penser lorsqu,il fait
beau. Toi qui est bon, pardonne ma mécréance, Aujourd,huit,
humblement, je viens à toi, et solennelement, je te promets
de t,honorer chaque Dimanche, et toute le reste de ma vie,
si tu me rends, mon Pierre
Plus le temps passait, et plus les *Félicien* perdaient espoir,
il ne reviendra pas, se disaient-ils! Le chagrin les accablaient
Toinnette n,était plus que l,ombre d,elle même. Quand à
Joseph, s,il se taisait, son coeur était en lambeaux. IL
s,asseyait, parfois sur le bord du vieux puits, et restait là,
des heures entiéres, a regarder au loin, se souvenant de
Pierre enfant, le revoyant gambader, sauter de partout,,jouant
avec les chiens, il se revoyait tous deux ,à la chasse, Pierre,
se prenant pour un grand, avec son habit de chasse, que la
couturiére du village lui avait confectionné
Tous ces beaux souvenirs, lui faisaient si mal, qu,il aurait
volontier, donné tout ce qu,il possédait, pour voir Pierre
revenir
Lise, venait régulièrement, au *Domaine des Chênes* le poids
de son chagrin , en était arrivé a courber ses frêles épaules,
sa douleur était palpable
Louis l,a réconfortait de son mieux
Un an s,était écoulé, peu à peu, la vie où plutôt, l,habitude,
avait fait sa place, tant bien que mal, il fallait malgrés tout
continuer à vivre
Un soir alors qu,il se faisait tard, Louis raccompagna Lise,
jusqu,a la ferme voisine, tout au long du chemin ils
parlérent, de tout et de rien
comme le font souvent de bons amis
Arrivés prés de la ferme, timidement, Louis lui demanda,
presqu,à voix basse
Peut-être, qu,il est un peu tôt, mais je voulais, depuis
longtemps déjà, te demander: Veux-tu devenir ma femme ?
Unissons nos vies, comme cela notre chagrin, sera plus
supportable, ensembles, toi et moi nous formerons une
famille, et peut être, aussi que nous aurons des enfants ?
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