LES GYROPHARES

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Publié le 31 mars 2012
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Langue Français
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LES GYROPHARES
Dans un ronronnement incessant, je me laisse bercer,
Les alentours, pâles et flous, paraissent fantomatiques
Gestes automatiques, des tournant presqu’amorcés
Nous filons en avant, glissants dans l’horizon chaotique.
Et l’approche de la folle silhouette dans la nuit noire ;
Comme dans un songe, les images défilent.
Les lumières hors de la voiture surexposent la ville,
Et tu me regardes, si tranquille. Tant de candeur, ce regard.
Les néons impriment leur triste éclat, et mon cœur,
Comme un gyrophare infernal,
Se retourne et contemple l’accident qui est fatal.
Des visages sans nom, nous dépassent sans peur :
Les habitués de la longue voie, les quelques nomades,
Nous montrent la route à suivre sans grande pudeur ;
Ils se croient seuls, ils se pensent baroudeurs,
Mais nul doute qu’eux aussi s’égarent lors de la ballade.
Une sonate remplit l’air, symphonie aux allures fières,
Le volume progressif monte, emplissant les oreilles,
Mais tu restes immobile, dans une attitude singulière,
Ton visage, insondable, imite au mieux le sommeil ;
Mue d’un reflexe incertain, la mélodie enlace
Tes bras et ton corps, qui se soulèvent en spasmes
L’appel se rapproche, il y a une fissure dans la glace ;
Et la rouge lumière nous éclaire, inondant le fantasme,
Et tu scelles le secret, tu scelles tout l’espace…
Et la vie tout d’un coup plus vaniteuse qu’hier.