MON PERE, CE SAINT HOMME

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Cet écrit explique pourquoi, mon Père de Célèbre Inconnu est devenu, à mes yeux et en toute objectivité, un St Homme.
C'est le plus grand hommage qu'une fille puisse donner à son Papa.
Je L’aime et Le Respecte pour le cadeau inestimable dont il m'a fait don : Ma Vie.

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Publié le 14 janvier 2013
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Langue Français
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MON PERE, CE SAINT HOMME




Au cours de l’année 2002, j’ai commencé un texte dont le titre était :
Commentaire.

Je me posais des questions auxquelles je voulais répondre, tout en dissertant.

Très vite, mon propos a tourné à l’autobiographie qui s’étend de ma naissance à
ma majorité.
Et naturellement le titre c’est changé en : Comment ? Terre !

Dans ce récit, pour la toute première fois, j’ai écrit une correspondance à
l’intention de mon Père que voici :


Le seul message que j'ai a lui transmettre c'est : Merci Papa.

Merci pour avoir participé à ma conception, ma naissance, la construction de ma
personnalité.
Ta défection de ton rôle paternel si d'un côté m'a détruite, m'a meurtrie, m'a par
ailleurs permis de vivre une vie remplie d'enseignements humanistes, profonds et
sincères que je n'aurais certainement pas eu si, maman et toi auriez eu une vie normale.
Mon école a été, est, et sera, l'école de la vie, certes la plus dure qui soit donné à
quelqu'un de fréquenter, mais aussi la plus riche et la plus importante de toute.
La deuxième épreuve de ma courte existence, à cette époque, m'a été
involontairement imposée par toi, et maman il en va de soi.

Comment-en vouloir ? en vouloir à quelqu'un qui t'es étranger ?

Surtout si la moitié de son sang coule dans tes veines, que la moitié de tes gènes
sont à l'origine les siens.
Ton nom est le mien même si inconsciemment j'ai voulu l'effacer en me mariant,
comme tu t'es dissout si facilement de ma mémoire, trop immature pour pouvoir garder
en souvenir ne fusse qu'une petite image-repère que j'aurais pu garder et cultiver dans
mon jardin secret la protégeant et vers laquelle j'aurais pu me retourner dans mes
terribles moments de détresses.
Quelqu'un à qui tu ressembles et que tu ne sais pas comment il est, lui
physiquement.
Et que tu sais qu'une partie de tes origine restera peut-être à jamais lettre morte,
perdu dans les méandres d'une vie qui est tienne et qui ne t'appartiens pas.

Paradoxal comme situation, n'est-ce pas ?

J'aurais bien plus de rancœur à l'égard de maman, pour t'avoir dénigré à tort ou à
raison lors de mon enfance.

Ne dit-on pas que les absents ont toujours tort ?

Mais peut-être que si je t’avais connu notre vie commune aurait été au combien
désastreuse.
Ce que je pense est que dans une de mes vies précédente je t’ai fait pareil sans me
douter des conséquences gravissimes que mon geste auraient dans ta vie d’une part et que
mon plus gros Karma je l’avais non avec toi mais avec maman.
Ce qui est constant dans ma vie est que d’un mal naît du bien.
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Dans ma vie, j’ai été souvent entourée de choses et d’autres qui sur l’instant me
paraissaient normales et anodines et qui par la suite en réfléchissant se sont révélées de la
plus haute importance.
Peut-être est-ce une déformation de mon esprit tortueux ou simplement le fait de
tout vouloir lier ou relier les évènements qui ont émaillés ma vie, mais les coïncidences
sont tout de même flagrantes, même si pour certains elles sont cousues avec du fil cassant.
Je ne suis pas petite fille de stoppeuse pour rien.
A croire que j’étais comme le Petit Poucet et ses frères quand ils suivaient et
ramassaient les pierres pour revenir chez leurs parents.

Même si toi mon géniteur, mon père a été absent tu as fortement influencé ma
vie.
Absence positive plutôt que présence négative.
C’est ce qui ressort à peine maintenant, mais pour combien d’années de
souffrance, d’incompréhension, et j’en passe.

Je sais pertinemment que tu ne me liras jamais.
Peu m’importe.
Au moins je pourrais me dire que ce texte est l’Unique que je t’aurais destiné.
Ce qui compte le plus dans cette démarche est mon intention de me réconcilier
avec ma partie obscure.
Qu’au lieu qu’elle me détruise, qu’elle me fasse avancer dans le restant de mon
existence plus sereinement.
Car en essayant de l’atomiser je me tue moi-même.

Nous sommes dans le monde de l’imperfection, des contradictions et nous sommes
là pour vivre avec les nôtres.
Bien après les avoir subites, jouées avec, refusées, ignorées, puis voyant que
quoique nous fassions elles étaient toujours là réfléchir dessus, les comprendre et enfin les
accepter.

Ne dit-on pas : Chassez le naturel il revient au galop ?

Je ne dis pas que tu es cela mais tu as été le révélateur d’une de mes plus grandes
faiblesses.
De trouver toujours l’excuse de ton absence pour cacher ma vraie nature, un
amour immodéré pour le sexe.
Mon prétexte que je sais être maintenant faux, était de rechercher chez toutes mes
conquêtes l’affection d’un père que je n’avais eue, et d’arriver là où maman et toi aviez
échoué de donner à mes enfants un foyer équilibré et stable.
Échec sur toute la ligne par une surestimation de mes possibilités, capacités
d’action et une ignorance totale des règles les plus élémentaires d’une vie en couple à for
priori quand on a un enfant.

Je n’étais pas faite pour la vie en couple et je le suis encore moins pour vivre avec
un homme.
Je suis trop personnelle et indépendante pour cela.
Je suis forte pour faire des promesses que je suis incapable par la suite de tenir.
Mon idéal est trop utopique pour exister.
Et je ne suis pas à la hauteur de mes Espérances et de mon vouloir.

Tout ce que je veux dans d’autres vies, je l’ai eu.
Ma partie qui s’en souvient a du mal à couper ces liens d’avec ces passés révolus et
de passer à autre chose.
Peut-être que c’est aussi une des leçons que je dois apprendre pour pouvoir
avancer plus loin dans l’au-delà.

Je ne t’ai pas idéalisé loin s’en faut.
Avec toutes les réflexions négatives te concernant que j’ai eu, je ne le pouvais
certainement pas.
Il m’a fallu faire et composer avec. P a g e | 3


Je ne peux t’en vouloir puisque cela a été mon choix de naître dans votre famille,
en cela un peu forcée par mes Maîtres Karmiques.
Je ne suis pas la seule, ni la dernière.

La lune a bien une face caché, le recto a le verso, le côté pile a le côté face, mais ils
existent tous et nous sont tous indispensables à une meilleure compréhension de nos
incompréhensions même s’ils ne répondent pas à tous nos questionnements.

Mais tel est le monde dans lequel où tous nous avons choisis de vivre pour notre
évolution, même si pas mal s’en défende.

Sans toi, et cette erreur de diagnostic je ne serais pas là telle que je suis, c’est pour
cela que je ne peux que t’aimer et de te remercier.


Quand je l’analyse en toute objectivité je constate la principale chose qui ressorte
me concerne.
C’est un constat d’échec dont je suis la seule responsable.
Par cette lettre je déculpabilise le rôle qu’aurait pu avoir l’absence de mon Père,
dans les difficultés que j’ai rencontré dans ma vie.
J’en assume l’entière responsabilité.
Je le dégage, je le libère d’un lien négatif qui aurait pu l’empêcher de partir l’Ame
en paix.

Retenez bien ce que je dis car plus tard, cette réflexion prendra toute son ampleur
et son exacte signification, en temps voulu.


Ma vie mouvementé ne me permettant pas de continuer mon texte, j’ai laissé un
peu tomber : Comment ? Terre !

Le temps a passé.

Mais ce temps n’a pas été perdu pour autant puisque j’en ai profité pour mettre sur
ordinateur tous mes poèmes.
Ce qui n’a pas été, croyez-moi une mince affaire, vu la quantité de poésies qui me
restait.
Mais, petit à petit, tout doucement, à mon rythme, j’y suis parvenue.

Bien que j’aie fait des études en sténo dactylo, je vole au raz des pâquerettes.
Je n’ai pas la rapidité requise et surtout je ne connais pas le clavier par cœur.
Je ne suis qu’une auditive, et je n’ai pas de mémoire photographique.

Comme je travaillais sur mes poèmes, l’envie m’est venue de parler de tous ceux
que j’avais perdus
C’est à cette occasion que j’ai écrite ma lettre ouverte.
Initialement je voulais que mes écrits soient présentés comme de la
correspondance pour mes lecteurs.

Tout comme, le précédent, j’ai fait du hors sujet, et il se transforma en une partie
d’autobiographie.
Puis au bout d’un subtil jeu de circonstance et de réflexions amusantes le titre se
changea en Comment Taire ?

J’avais déjà le projet de faire un recueil de poésies incluant ceux que j’appelais à
juste titre : Mes Rescapés avec ceux que j’avais écrits plus tard et que je nommais Mes
plus.

Et c’est après avoir réalisé que ces approches étaient les deux faces d’une même
réalité que : Mes Indissociables est né dans mon esprit. P a g e | 4



Puis, vint le temps des grandes catastrophes : l’année 2005.

Là j’ouvre une grande parenthèse qui va nous mener dans une grande étape de ma
vie.

Le 25 Juillet, je me suis retrouvée hospitalisée au centre régional des brulés de
l’hôpital Lapeyronie à Montpellier.
Mes brulures touchaient 25% de la surface corporelle.

Le 27 Juillet mon fils rentrait aux urgences de Lapeyronie pour une grave
blessure au bras.
Finalement il a été opéré et s’est retrouvé hospitalisé dans le service orthopédie.

Une situation tragico-comique puisque nous nous sommes retrouvés
ensembles dans le même hôpital, ce qui m’a permis de voir Wilfried en dehors des heures
de visites.
Ce qui ma foi était sympa.

er Tous deux, nous en sommes sortis le 1 Août.

Le 22 Août, mes brûlures ont été traitées par excision-greffe.

Du 27 Aout au 21 Octobre, j’ai été en clinique de rééducation et de réadaptation
fonctionnelle du Dr Ster à Lamalou les Bains.
J’y ai bénéficié d’une fin de cicatrisation et de travail spécifique pour éviter
hypertrophies et rétractions.

Le 8 Novembre, j’avais rendez-vous à Lapeyronie pour une visite de contrôle.

Dès mon retour à Montpellier, la première visite que j’ai faite, fut pour Mon fils
Wilfried.
J’avais été alertée par un appel téléphonique de ma mère durant mon séjour à
Lamalou.
Elle était catastrophée car elle l’avait rencontré, et selon ses dires il était maigre
comme la mort et sa blessure n’était pas encore cicatrisée.

Il est vrai que lorsque je l’ai vu, je me suis alarmée.
Je ne l’avais jamais vu dans un état d’esprit aussi tourmenté.
Il avait l’air de ne pas savoir où il en était.
Il était en crise de désespoir.
Il a craqué, s’est enfermé dans sa bulle.

A ce moment là je n’ai même pas pu faire quoique se soit pour le calmer.
Personnellement j’en ai été meurtrie.
Même moi qui étais sa mère je ne pouvais l’aider.
Je me suis retrouvée désemparée, et en plein désarroi devant l’horreur de cette
scène.
Je n’étais devenue qu’une spectatrice d’un drame qui malheureusement
m’échappait.
J’étais pieds et poings liés.
J’étais dans l’incapacité d’être comme une maman doit être : tendre et
réconfortante.
J’aurais voulu le cajoler, le câliner dans mes bras.
Mais il était hermétique à toutes mes sollicitations.
Il était seul dans sa détresse.
Et moi j’en étais anéantie de ne savoir que faire.

Une fois calmé, il m’a expliqué son tracas.
Depuis quelques temps tous les souvenirs de sa vie remontaient à la surface, et il P a g e | 5

ne comprenait pas le pourquoi du comment.
Ce qui le perturbait au plus haut point.
Je lui ai conseillé d’aller voir un psy.
Il m’a répondu qu’il devait aller en voir un le mardi suivant.
Je lui promis de l’accompagner.
Ce que je fis.
Et je fus tout de même rassurée de voir que sa cicatrice était normale.

Il m’invita pour une soirée crêpes pour le samedi suivant.
Ce que j’acceptais avec bonheur.

Mais avant de m’en aller, je lui ai demandé de me dessiner un arbre.
J’avais l’intention de l’analyser dans la semaine et lui faire part de mes résultats le
week-end suivant.

Le mercredi suivant je fus terrassée par un rhume qui me fit rester au lit.
Je dus décliner l’invitation de mon fils.
Je lui ai téléphoné et lui dit qu’au lieu de venir le samedi, je viendrais un jour plus
tôt.
Bien m’en a pris de respecter ma parole, puisque ce fut la dernière soirée que j’ai
passé avec mon fils, et de surcroit en tête à tête.

A croire que les Esprits de nos Ancêtres, nos Anges Gardiens, nos Guides et
Maitres Spirituels s’étaient arrangés pour que nous passions tous les deux une
merveilleuse soirée d’une richesse inégalable et d’un partage incommensurable.

Dans mes papiers, je conserve très précieusement le travail que nous avons
effectué sur son arbre.
Il a rajouté des choses sur son dessin.
J’ai voulu savoir le détail qu’il a bien voulu décrire à même son dessin.
Puis je lui ai demandé de me l’expliquer par écrit.
Et pour finir je lui ai fait le jeu des questions-réponses pour mieux cerner sa
représentation et pour mieux le comprendre.
Questions et réponses que j’ai dans le même temps couché sur une feuille de
papier.

C’est surtout sa dernière soirée conscient, puisque samedi soir lorsque je suis
rentrée d’une soirée gospel, il était déjà dans un semi-coma.

Le dimanche 6 Novembre en début d’après-midi, il avait changé de place puisque
je l’ai retrouvé dans le canapé au lieu du lit.

Brigitte sa concubine, lui avait préparé un Efféralgan, pour quand il émergerait de
son sommeil.

Je devais m’en aller chez ma fille Diane, pour le lendemain garder mon deuxième
petit-fils, car elle amenait son plus grand à l’hôpital pour une petite intervention.

Voyant qu’il dormait profondément, je n’ai pas osé le réveiller.
J’ai comme principe de ne pas réveiller les gens qui dorment, sachant mieux que
quiconque que le sommeil est réparateur, surtout quand nous sommes malades.
Comme il me tournait le dos, je l’ai embrassé furtivement au creux de son cou et
lui ai dit que je l’aimais.
Je sais qu’il a du m’entendre car son Esprit et son Ame devaient à ce moment là,
commencer à se détacher de son corps de matière.
Après avoir convenu avec Brigitte, qu’elle s’en occuperait à son réveil, je lui ai dit
à bientôt et je suis partie.

Le soir j’avais eu un appel alarmiste de Michel, l’ami qui hébergeait le couple.
Il s’étonnait que sur le corps de mon fiston apparaissent des taches brunâtres et
voulait savoir d’où elles pouvaient provenir. P a g e | 6

Michel m’a dit qu’il pensait que Wilfried avait eu une altercation avec quelqu’un
et que s’était les coups qui ressortait.

Le samedi mon fils et moi avions passé une partie de l’après-midi dans à la terrasse
d’un bar avec un de ses amis et ma mère qui nous avait rejoint.
Quand nous nous sommes quittés vers 18 h, tout était O.K.

Je lui ai conseillé d’attendre le lendemain pour que Wilfried aille voir le médecin.
Qu’il ne fallait pas qu’il s’inquiète car mon Fils avait 20 ans et qu’à cet âge un
jeune se remet vite sur pied.
Que son malaise n’était que passager.

J’avais prévu le lendemain avec le petit d’aller voir ma mère.
Et quelle ne fut pas ma surprise d’être réveillée vers 12h30 par cette dernière..
Il faut vous dire que j’avais fermé mon portable pour pouvoir bien récupérer.
J’étais toujours enrubannée et j’avais toujours quotidiennement la lancinante
douleur de ma brûlure et le traitement qui me fatiguaient plus qu’il ne le fallait.

Rapidement elle me dit de rappeler de toute urgence Diane.
Et comme elle me l’a expliqué, j’ai compris que son fils était mal en point.
Je me suis inquiétée pour Julian.

N’ayant pas d’unité dans mon portable, je prends celui de ma mère et m’exécute.
Là ma fille me dit que son fils va bien, mais qu’elle avait reçu un appel de Michel
parce que Wilfried allait de mal en pis.

Il était 13 h, ce lundi 7 Novembre, lorsque Michel m’appris par téléphone la mort
de mon fils Wilfried.

Il était aux quatre cents coups et me supplia de rappliquer le plus rapidement
possible chez lui parce que sa maison était envahie de policiers.
Il avait la frousse de se retrouver en prison pour homicide par non assistance en
personne en danger, puisque le décès s’était passé à son domicile et qu’il était en première
ligne pour être soupçonné.

Ma mère a été atterrée par ce qu’elle entendait.
Elle n’en croyait pas ses oreilles.
Quand je lui ai confirmé l’horrible réalité, on a de suite averti ma fille de la
situation.
Elle, en a été terrassée.
Moi, je n’ai pas eu le temps de m’effondrer que j’étais déjà en route pour prendre
le tram à Château d’O, puisque Diane habitait à ce moment là dans le quartier pour
rejoindre celui des Beaux-arts, le plus rapidement possible.

Ce jour là je ne sais même plus si j’ai pleuré.
Déjà il a fallu que je le réalise.
Je crois que j’en n’ai pas eu le temps.

Dès mon arrivée, chez Michel, j’ai plus été en colère par le refus des policiers à ce
que je vois mon fils.
J’ai du répondre à leurs innombrables questions.
Et une fois que les gens de la morgue soient venus retirer le corps, nous avons tous
été, Brigitte, Michel et moi, amenés au Commissariat Central pour des interrogatoires.

Tout notre passé commun à Michel et à moi a été passé au crible.
Et il y avait de quoi dire.
Et j’ai tout de même essuyé quelques réflexions assez salées par rapport à tout ça.
Je n’ai jamais compris quel rapport il y avait avec la mort de mon fils et tout cet
étalage de nos vies passées à Michel t à moi.

Quoiqu’il en soit tous deux en sommes sortis indemnes et assez rapidement. P a g e | 7

Quand à Brigitte elle est restée beaucoup plus de temps que nous deux.

Michel m’a raconté sa funeste matinée.

Dés le matin il est allé voir son médecin traitant.
Ne le trouvant pas et constatant que l’état de Wilfried s’aggravait, il a téléphoné
au Samu qui lui ont répondu la même chose que moi.
Et ils l’ont renvoyé à la case de départ : son toubib.
Et bien que la santé de Wilfried, empirait, il lui a fallu attendre l’ouverture du
cabinet médical pour qu’enfin le docteur pointe le bout de son nez chez lui.
Celui-ci dès qu’il a vu dans quel état était mon fiston, tout en écoutant les
péripéties de mon ami, c’est alerté et a mis les pieds dans le plat. Il est lui-même
intervenu auprès du Samu et a même fait venir les pompiers.

Il a diagnostiqué septicémie foudroyante.
Et les plaques brunâtres qui étaient le corps de Wilfried, étaient la phase finale
de la maladie.
Mais quand ils sont arrivés un peu tard, Wilfried venait de rendre son dernier
souffle dans les bras de Michel.

Et le lendemain je me suis retrouvée à Lapeyronie pas seulement pour ma visite de
contrôle, mais aussi pour aller voir mon fils à la morgue de l’Hôpital.
Il y avait été emmené pour une autopsie puisque sa mort était suspecte.

Bien plus tard, le commissaire qui avait mené l’enquête, quand je l’ai vu pour
récupérer les résultats de l’autopsie, m’a faite une confidence, sous le sceau du secret.
J’estime que le temps est passé et que je peux me permettre de vous en révéler le
contenu.
Il m’a dit textuellement que même si nous avions mené le samedi soir, mon fils
aux urgences, qu’il ne s’en serait pas sorti car son ? Vitale était sacrément engage.
Qu’à l’hôpital, ils auraient rallongé sa vie de 3 mois tout au plus, mais qu’il n’en
aurait pas réchappé.
Dons il a mieux valu que sa fin soit rapide.
Et cela lui a évité de souffrir inutilement.

Il avait été décidé qu’il serait incinéré à au crématorium de Gramont le lundi
suivant.
Sachant que son père résidait à Balaruc-les-Bains, le matin même, je suis allée à
l’office du tourisme pour demander le n° de téléphone de la Mairie.
Sitôt que je les ai eus, ils m’ont dirigée vers la gendarmerie.
Il faut vous dire que René était bien connu par leur service, pour ses très
nombreuses frasques alcooliques et son attitude antisociale.
Je leurs ai demandé de me laisser lui dire la tragédie.
Ils sont passés chez lui, ne l’ont pas trouvé.
Ils m’ont recontactée plus tard et j’ai pu lui annoncer la catastrophe.
Je peux les remercier car la mairie lui a payé un taxi, aller-retour pour qu’il soit
présent en temps et en heure au crématorium.

Ce n’est pas parce que nous nous étions quittés en mauvais termes 15 ans
auparavant, qu’il fallait qu’il soit absent pour la cérémonie funéraire de son fils.
Bien que ma famille était contre cette idée, pour moi il était inadmissible,
inconcevable et irrecevable qu’il n’en fut pas ainsi.

Lors de la cérémonie, je me suis mise volontairement à côté de lui délaissant le
coin familial.

La tentative que j’avais initiée pour que Wilfried reprenne contact avec lui en
décembre 2004 avait échoué lamentablement. Je pensais que le fils et le père devaient se
revoir avant la disparition de ce dernier.
La vie en a décidé autrement.
P a g e | 8

Quand à René, lui nous a quittés en Septembre 2011.
Tant mieux pour lui.
C’est tout le bien que je pouvais lui souhaiter.
Et je suis certaine qu’au Paradis, ils ont eu enfin la joie, et le bonheur, de se
retrouver enfin tous deux apaisés et heureux d’être réunis dans l’Amour.

J’ai gardé ses cendres dans ma chambre chez Michel.
J’envisageais de le conserver auprès de moi dès que j’aurais un pied à terre en
Corse.
Avec une grande sagesse et avec clairvoyance, ma Mère et ma Fille m’ont
conseillée de le mettre auprès de ma Grand-Mère, dans le Columbarium, que nous avons
à perpétuité, à Pignan.
Au bout de 9 mois, j’ai accepté d’entendre la voix de leur raison et accédé à leur
prière.

Et dire que j’étais parti de Corse pour des vacances.
Ce ne sont pas les seules qui ont tourné au vinaigre.
Cette fois là, c’était le contraire.
Je partais fin juin 2008 de Montpellier pour la Corse.
Le 15 Août suivant j’étais après un passage aux urgences de l’hôpital de la
Miséricorde d’Ajaccio hospitalisée pour 15 jours pour un infarctus mais des intestins.
Ce qui m’a valu d’être au régime bananes jusqu’au mois d’octobre 2008.
Ce qui ne m’a pas du tout déplu.

Quel est le singe qui tournerait le dos et bouderait ces fruits délicieux ?
J’adore.
Ce sont mes fruits préférés.

Je ferme la parenthèse et continue le récit sur mon père.


J’ai repris le cours de mes écrits dans Commentaires le 22 novembre 2006, d’où j’ai
tiré l’hommage à mon fils qui est le plus lu de mes textes sur Youscribe.

Et comme à mon habitude avec le temps, je l’ai laissé en plan parce que je n’avais
plus accès à un ordinateur, pour passer à autre chose.

J’ai déménagé et il m’a fallu l’acquisition d’un PC en octobre 2008, pour me
remettre à écrire.

Le 2 novembre 2008, j’ai crée : Comme en terre, qui devait faire parti de mon
autobiographie.
En fin de compte il s’est transformé en Credo.

Voilà comment je présente cet état de fait et l’explique dans ce large extrait tiré de
Mon Père.

Mais combien de choses même dites différemment sont identiques.

C’est fou.

Certaines n’ayant plus court, n’ont plus lieu d’être là.
Elles ont trouvé leurs places dans mes poèmes.
Et les autres sont hors contexte

Il se trouve qu'en début de mois, j'en ai vécu une dont j'aimerais vous entretenir.
Son interprétation, il va de soit, est personnelle et n'engage que moi.
Elle concerne, mon embryon : Comme en terre. P a g e | 9


Le 10 octobre dernier j'ai acquis un Ordinateur, avec les principales applications
que l'on trouve dans tout PC.
Je n'ai pas Internet.
Par conséquent je n'ai pas accès aux sites qu'il me faudrait pour me mettre à jour.

Eh !...toile des neiges, mon cœur amoureux est pris au piège, de tes….fariboles !

Waouh !!!
Mes Cocos, je vous vois venir avec vos grands sabots.

J'ai 52 ans, soit, bien que mentalement j'en ai 25, et avec plus de précision et
justesse, l'âge de raison 7 ans, voyez-vous, je suis à cent lieux d'avoir besoin d'un
ravalement de façade.

Compris ?

Comme il est agréable d'avoir l'âge de raison tout juste après celui de l'apéritif.

Donc pendant un certain temps, pour le traitement de texte Word, je ne me suis
servie que du mode de compatibilité qui n'a duré qu'un temps certain.
J'étais partie pour écrire un texte fleuve, tout comme celui là et mes
Autobiographiques entres autres.

Quand soudain ?

Zorro est arrivé, sans se presser.

Le grand Zorro, avec son masque, sa cape, son beau capéo.

Ce Renard a surgit dans la nuit.
Et de la pointe de son épée signa : Zéro.
Plus rien !
Le néant !
Fini !
Kaput le Word. !

Word, a tout de même fait l'exploit de l'année.
Cela méritera vos applaudissements soutenus.
Et qui sait même un bis.

Quoi, Patricia ?

Ne nous fait pas languir et ne nous donner la réponse que dans une dizaine de
pages, comme tu nous l’as fait auparavant : "Tel qu'on connait Ses saints, on les honore".

T'en conviendras, n'est-ce pas ?

Avec tes jeux par ci, par là, nous allons devoir dévaliser toutes les pharmacies du
coin, pour avoir une réserve phénoménale d'aspirine.
Tu oses prétendre de ne pas vouloir nous tourner le ciboulot comme le coq d'une
girouette sur le clocher d'une église, les jours de grand vent, mais tu ne fais que çà.
A croire que tu y prends un malin plaisir.

Donc, s'il te plait et si ça ne te plait pas, c'est pareil, aie pitié de nos neurones ?

Ce sont les tiens qui doivent être en ébullition, et non les nôtres.

Voyons, Chère Patricia, un peu de respect pour tes lecteurs.

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Mes Chéris ! Vous permettez que je vous appelle mes Chéris ?

Apprenez que si pour vous un écrit doit être sérieux, pour ma part une de mes
devise est
"Sérieux s'abstenir".
Et que pour l'instant, c'est vous et vos réflexions imaginaires, qui retardez
l'échéance de la chute de mon histoire.
Et c'est vous qui vous emmêlerez les pédales car vous aurez perdu le fil (cassant);
du tout dernier sujet abordé.

N''oubliez pas, ce que je disais à la page 10.
Je fais court : il est extrêmement ardu de clouer le bec à une pipelette.

Et c'est l'exploit de l'année qu'a accompli Word.

N'est-ce pas que ça mérite votre approbation enthousiaste et vos applaudissement
soutenus ?

J'en ai été tellement sidéré, que cela m'a coupé dans mon élan.
Pour vous dire, je n'ai même pas eu l'idée de me rabattre sur Works, qui me sert
présentement.

Ma première pensée à été pour mes Bien-aimés, à savoir : mes Guides Spirituels.
Et je me suis demandée : soit le temps n'est pas encore venu pour aborder ce sujet
(là j'en doute, sinon ce ne serait pas là), ou soit je n'y suis pas encore prête (je veux bien le
croire).
Mais comme je me dis qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire.
Dernièrement, je l'ai relu, après vous en avoir touché un mot, et je suis arrivée à
cette constatation qui m'a en toute logique incitée à en venir à cette conclusion
définitive.
Il reste tel quel.
L'Essentiel du Message que je veux dire et transmettre s'y trouve.
Si je rajoutais quoique se soit, il y perdrait de sa valeur, originelle et son
importance intrinsèque.
Bien souvent, il nous faut peu de mots pour comprendre, et nous faire
comprendre.

Et le plus chouette….

Et un animal de plus !

Incorrigible !
Je suis incorrigible !
Mea-culpa, Mea-culpa, 3 fois Mea-culpa !

Je disais que le plus (?) dans tout ça…………………………………………...c'est
erqu'il est 1 h 50, du 1 décembre 2008, et qu'ironiquement, c'est moi qui me retrouve dans
l'impossibilité de me souvenir de ce que je voulais dire.
Le trou noir !

Voyez-vous à force de faire la mariole, je me suis prise dans mon propre piège.
C'est Rigolo et Génial.

Je me fends la poire, toute seule devant ma page, en vous imaginant rigoler tout
doucement dans votre barbe.

Et vous de penser : c'est l'arroseur arrosé

Et de vous dire : Patricia, on ne récolte que ce que l'on sème :
Qui sème le vent récolte la tempête.