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Partageurs d'émotion 1

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Vous écrivez ? Envoyez-nous vos textes Une interview de Max-Firmin LECLERC Romancier et ancien réalisateur télé Keiji Une nouvelle qui sort des sentiers battus Tempête Une nouvelle hors du temps Sonderbund l’aigle de Vonrelberg Le début d’un formidable roman Le Tapis Un conte pour enfant inédit La gestion du temps dans le récit Les conseils de notre d’écriture... 5,90 Є N° 1 octobre - novembre - décembre 2012 L’opportunité de montrer nos manuscrits et d’être lus ! n recevant votre magazine, vous avez pu consta- ter que son nom avait changé. « J’aime écrire » Es’est transformé en « Les partageurs d’émo- Bernard BEKA tion ». Pourquoi ? Simplement parce qu’un magazine Rédacteur en chef littéraire au nom approchant du nôtre avait égale- contact@jelivremonhistoire.com ment déposé à l’INPI le mot « J’aime » nous interdi- sant de ce fait de l’utiliser à notre compte. La vie est ainsi faite… Mais venons-en maintenant à notre numéro 1. Avec Max-Firmin Leclerc, revivez au cours de son inter- view les débuts de la télévision ! Découvrez aussi Couverture : banque d’images fotolia le peintre qui sommeille en Jean-Frédéric Boullier Maquette : Bruno Cammareri - 06 63 29 68 57 dans la rubrique « Talents divers ».

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Publié le 22 mars 2014
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Vous écrivez ?Envoyez-nous vos textes
5,90 Є
Une interview de Max-Firmin LECLERC Romancier et ancien réalisateur télé
Keiji Une nouvelle qui sort des sentiers battus
Tempête Une nouvelle hors du temps
Sonderbund l’aigle de Vonrelberg Le début d’un formidable roman
Le Tapis Un conte pour enfant inédit
 Lagestion du temps dans le récit d’écriture... Les conseils de notre
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L’opportunité de montrer nos manuscrits et d’être lus !
Bernard BEKA Rédacteur en chef contact@jelivremonhistoire.com
Couverture :banque d’images fotolia Maquette :Bruno Cammareri - 06 63 29 68 57 Impression :imprimerie Zimmermann Rédacteur en chef et Publicité :Beka Bernard 06 09 22 20 34 Responsable d’édition et du comité de lecture : Véronique Rénier Commission paritaire :en cours Dépôt légal: à parution Les Partageurs d’émotion estédité par l’association « Je Livre Mon Histoire » - Antibes 06600 Site web :http://www.jelivremonhistoire.com Page facebook : https://www.facebook.com/ lespartageursdemotion L’éditeur décline toute responsabilité quant aux contenus formulés par les articles dans les différentes rubriques. Tous les textes, photos et dessins ont été soumis à l’acceptation par l’auteur de leur libre publication dans le magazine sans rétribution de l’auteur. Toutes reproductions, traductions, pour tous pays et tous supports, intégrales ou partielles, faites sans le consentement de l’auteur et de la rédaction du magazine, sont illicites. Toute copie autre que destinée à un usage personnel est strictement interdite.
n recevant votre magazine, vous avez pu consta-E ter que son nom avait changé.« J’aime écrire » s’est transformé en « Les partageurs d’émo-tion ». Pourquoi ? Simplement parce qu’un magazine littéraire au nom approchant du nôtre avait égale-ment déposé à l’INPI le mot « J’aime » nous interdi-sant de ce fait de l’utiliser à notre compte. La vie est ainsi faite…
Mais venons-en maintenant à notre numéro 1. Avec Max-Firmin Leclerc, revivez au cours de son inter-view les débuts de la télévision ! Découvrez aussile peintre qui sommeille en Jean-Frédéric Boullier dans la rubrique « Talents divers ». Appréciez l’ini-tiative d’une toute jeune maison d’édition à compte d’éditeur, créée par Silvia Piris… Sans oublier les très belles illustrations de Madame Dessin. Appre-nez à mieux connaître le métier de correctrice avec Ghislaine Ricard-Mirman et retrouvez l'atelier d'écri-ture de Christian Vanlierde qui vous initiera à la ges-tion du temps dans le récit... et tant d’autres choses encore…
N’oubliez pas que ce magazine est vraiment le vôtre et qu’il ne vit que pour et par vous ! Vous écrivez ? Envoyez-nous vos textes. Vous aimez lire et faire de belles découvertes ? Devenez « critique littéraire » pour « Les partageurs d’émotion » !
Plus que jamais, nous démontrerons aux sceptiques de tous poils que l’écriture est une passion et un talent partagé par beaucoup (des millions de Fran-çais) et que tous ensemble nous réussirons à le faire savoir haut et fort !
Bonne lecture et rendez-vous fin décembre pour le n°2 des « Partageurs d’émotion » Le magazine des nou-veaux auteurs et des lecteurs avertis !Bonne lecture
Bernard BEKA
Edito................................................................................................................. 1 Bernard BEKA Les auteurs prennent la parole.................................. 3 Entretien avec Max-Firmin LECLERC Coup de projecteur................................................................................ 8 Zoom sur un métier du livre - Correctrice - Rewriter Talents divers...................................................................... 10 L'écriture n'est pas le seul talent de nos auteurs Des nouvelles de nos auteurs...................................................... 11 Une nouvelle originale par numéro Critique littéraire............................................................... 16 Une lectrice donne son avis sur le livre de Didier DALENT Abonnement............................................................................................. Rue des poètes.................................................................17 18 Vos poèmes originaux Coup de coeur..................................................................................... 20 Mise en avant d'une initiative originale, d'un blog, d'un site internet... L'eau à la bouche............................................................. 21 "Sonderbund, l'aigle de Vonrelberg" de Martine JANICOT-DEMAISON. La rédaction a aimé......................................................................... 25 Un livre plein de partage et d'émotion Tribune libre....................................................................... 26 Dites ce que vous voulez sur un sujet lié à l'écriture et à la lecture Atelier d'écriture.................................................................................. 27 Apprenez les conventions de la belle écriture avec Christian VANLIERDE Il était une fois.................................................................... 30 Conte pour enfant Appel aux lecteurs et aux auteurs........................................... 35 Carnet d'adresses.......................................................... 36
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Les auteurs prennentla parole...
Max-Firmin LECLERC auteur
Les auteurs  prennentla parole...
Bernard BEKA :Aujourd’hui, j’ai le plaisir de converser avec Max-Firmin LECLERC. Nous al-lons faire ensemble une bien intéressante remon-tée dans le temps. Monsieur LECLERC, parlez-nous un peu de votre début de carrière.
Max-Firmin LECLERC :Avec plaisir, Monsieur BEKA. J’ai d’abord écrit de la poésie ou des contes, puis j’ai eu la chance de faire partie des pionniers de la télé-vision française en tant que réalisateur (environ 1200 heures d'émissions diverses) à la RTF, devenue ORTF en 1964. J’ai ensuite été « oublié » à l'éclatement de celui-ci en 1975. Alors, j’ai publiéun roman-pamphlet sur la télévision« La république du mépris », puis je me suis retiré successivement en Ariège, sur la Costa Brava et enfin en Roussillon. J’avais décidé de faire une croix définitive sur ce passé littéraire et télévisuel. Ce n'est qu'en 2010 - trente-cinq ans après - qu'un éditeur curieux a réédité mon roman-pamphlet sous
le titre « La république du mépris ou le cimetière des crabes » qui a obtenu, bien que n’étant pas un vrai roman, le deuxième prix du roman du dixième Grand prix roussillonnais des écrivains. Dans la foulée, un autre éditeur a publié mon recueil inédit de poèmes « Le Cap des Trente » qui a été couronné par le Grand prix de poésie Wilfrid Lucas de la Société des Poètes et Artistes de France en 2011.
BB :Et en 2012, vous publiez aux éditions Jelivre-monhistoire Editions : « Le démon de vingt trois heures. »
MFL :Effectivement. Ce roman est sorti au début de cette année. L'histoire se déroule dans les années 60 au temps de la 2 Cv et de la DS Citroën, de la Renault 4 L et de la télévision en noir et blanc. Les faits racontés sont donc prescrits par la loi, heureuse-ment d'ailleurs, car les idées que souffle ce démon de vingt-trois heures sur l'esprit de ces gentilles vieilles
dames au crépuscule de leurs vies ne sont pas « très catholiques » !
BB :Avant de revenir à votre livre, Monsieur LE-CLERC, j’aurais aimé que vous nous parliez de votre métier de réalisateur et de ce qu’était la té-lévision dans les années 50/60. Il y avait un côté fou, un côté pionnier j’imagine ?
MFL :Oui, vous avez raison, nous étions des pion-niers. Il y avait beaucoup de choses à inventer. J’ai fait mes études au Centre d’Etudes de Radio-télé-vision de la RTF,branche du Club d’Essai dont le directeur était le poète Jean Tardieu, et j’ai eu comme patrons, comme professeurs, deux personnes impor-tantes ; d’abord André Vigneau, qui était Directeur de la Recherche à la télévision, un homme remarquable. Il avait l’âge de mon père et j’avais beaucoup de considération pour lui. C’est lui qui a fondé le cinéma égyptien.. Il s’est retrouvé en 1940, bloqué en Egypte et on lui a tout simplement demandé de créer le ci-néma égyptien, à partir de rien. Il a dû former des cadreurs, des preneurs de son, des monteurs… A cette époque (1940-44), il regroupait au Caire toutes les actualités internationales. Il nous a raconté qu’il
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avait eu à diffuser les films sur la conférence de Yalta où étaient présents les trois grands personnages que l’on connaît. Les Occidentaux (Churchill et Roosevelt) avaient eu la bonne idée d’offrir un sabre à Staline, et Staline était tellement bourré qu’il avait réussi à sor-tir le sabre du fourreau, mais absolument incapable de le remettre dedans !Il y avait eu une douzaine de prises de vue. Bien sûr, les actualités internatio-nales n’ont montré que la bonne. C’est ainsi qu’on écrit l’Histoire et c’est pour cela qu’on peut toujours avoir des doutes sur ce qu’on tente de nous « vendre » !J’aimerais aussi dire que c’est André Vigneau qui a formé Robert Doisneau, le photographe très connu.Ensuite, comme excellent professeur, j’ai eu William Magnin qui était le chef du service des émissions de la jeunesse et qui a été le premier réalisateur à pro-duire un feuilleton télévisé. Il s’agissait du «Tour de la France par deux enfants ». C’était le premier feuille-ton de la télévision : vingt-six épisodes de vingt-six minutes quia été diffusé pour la première fois à par-tir de novembre 1957.J’ajoute que l’adaptation du bouquin dont a été tiré le feuilleton avait été écrite par Claude Santelli (une autre figure de la télé) !
Max-Firmin LECLERC
"Fernand Sardou à gauche - Max Leclerc au milieu- Pauline Carton à droite : répétition de la pièce policière "L'Homme aux Cheveux gris" (1965)."
BB :On ne pouvait rêver mieux comme parrains, c’est juste !Avec quelles autres célébrités de l’époque avez-vous travaillé ?
MFL :Pendant six ans de 1963 à 1969, en plus de beaucoup d’autres émissions, j’ai réalisé le Journal Télévisé avec des personnages comme Léon Zitrone, Georges De Caunes qui étaientdes « vedettes »… J’ai réaliséde nombreuses émissions avec Jean No-hain. Jean Nohain, c’était vraiment le monsieur sym-pathique, ouvert et plein d’idées .. Après « Trente-six chandelles » qui avait été supprimé, il produisait des émissions pour la jeunesse, le jeudi, (jour libre des enfants avant qu’il ne soit déplacé au mercredi) cela s’appelait : « le grand club » de 15h à 17 ou 17.h30. et l’on faisait également ensemble des émissions à Noël. Tous les ans, à Noël, on avait une grande émis-sion qui passait le jour de Noël, juste après le jour-nal de 13h, à 13h30. Une fois, en 1968, Jean Nohain avait eu l’idée de transporter un bonhomme de neige à Nouméa en Nouvelle Calédonie…Et ça avait été toute une expédition. D’abord, on avait fait réaliser le fameux bonhomme par les enfants de Bonneval-sur-Arc. Puis il avait été mis dans un caisson frigorifique
réalisé parla STEF ettransporté avec notre petite équipe par la Compagnie UTA qui desservait à cette époque le Pacifique. (trente-six heures d’avion avec de nombreuses escales.)
BB :…Il était drôle ce Jean Nohain, mais n’avait-il pas un surnom ?
MFL :Oui, moi je l’appelais « Jaboune », mais ce n’était pas un surnom, en fait il signait déjà « Jaboune » dans un journal qu’il avait fondé dans les années 30, et qui s’appelait « Benjamin ». Il faisait aussi des émissions de radio dans les années 35/36, et là aussi, il se faisait appeler « Jaboune »... C’est son demi-frère, Claude Dauphin, qui l’avait baptisé « Jaboune » quand ils étaient enfants. A la parution de « La république du mépris », en 1975, il m’a envoyé une lettre très ami-cale…
BB :Bon, maintenant on vous connaît un peu mieux et un beau jour, vous vous êtes mis à écrire des poèmes et avec une certaine réussite je crois…
MFL :En réalité, j’ai commencépar écrire des poèmes et des contes. Mes premiers poèmes, j’étais très jeune, et j’ai publié trois recueils : 1946, 1947, 1948, qui ont eu un certain succès. J’ai reçu des lettres de félicitations ou de remerciements d’auteurs célèbres comme Georges Duhamel, Paul Claudel, le Professeur Henri Mondor, Jean Giono, et même du Général de Gaulle, de sa retraite de Colombey-les-Deux Eglises !... Ensuite un certain nombre de mes contes ont été publiés dans « L’Aurore » qui tirait à 500.000 exemplaires dans ces années-là, et qui a rapidement disparu, absorbé par « Le Figaro ». Ce qui m’a fait « abandonner » l’écriture, c’estla télévision !C’était en 1954, à l’époque, il devait y avoir 50.000 postes de télé, j’ai compris que c’était l’avenir et je me suis lancé … .
BB :En même temps, bizarrement, c’est aussi à cause ou grâce à la télé que vous vous êtes remis à l’écriture n’est-ce pas ?
MFL :Eh oui, à la fin, il y a eu une mauvaise période pour les réalisateurs. Le Syndicat très majoritaire, contre l’avis du Syndicat indépendant, mais très mino-ritaire dont j’étais adhérent, avait signé un très mauvais protocole pour les réalisateurs, contre des promesses fallacieuses de la direction, promesses écrites qu’elle n’a d’ailleurs jamais tenues ultérieurement…
Max-Firmin LECLERC
Ici, auprès de son outil de travail...
Enfin, il y a eu des tas d’histoires à l’époque et lalier de l’Ordre de Saint-Georges de Cappadoce ! J’ai grande majorité d’entre nous s’est retrouvée virée dueu ce machin-là dans les années 50 et je ne sais pas journal pour être remplacée par « les petits copainsdu tout ce que ça vaut. !!!Bref, je trouve ça amu-» des nouveaux patrons nommés par le pouvoir, puissant….La Cappadoce, en Turquie !Vous vous rendez er ensuite virée à l’éclatement de l’ORTF, au 1janvier compte? 1975. Une habitude, voire une tradition, qui se per-BB :Nous arrivons déjà au terme de notre en-pétue à la télévision ( sourires !). Bon, mais j’ai pris tretien cher Max, et je voudrais que l’on reparle ça du bon côté, je venais d’acheter une maison où quand même un peu de votre dernier ouvrage, tout était à refaire, dans l’Ariège au milieu de neuf « Le démon de vingt-trois heures ». hectares dont moitié de bois, au sommet d’une col-line. On voyait toute la chaîne des Pyrénées, c’étaitMFL :Avec plaisir bien sûr. Bon, en gros, c’est l’his-magnifique. En fait, je ne me suis pas trop battu, di- toirede trois vieilles dames auxquelles il va arriver rons-nous, pour continuer la télé...(re-sourires !). Etdes histoires « pas très catholiques », elles qui sont pendant des années, j’ai vécu comme ça, tranquille-pratiquantes… Alice, Berthe et Céline ont toutes plus ment, j’ai restauré cette vieille maison, j’ai planté pleinde 70 ans. Ce sont trois amies d’enfance qui vivent d’arbres, j’ai été un des premiers à planter des kiwisdans un petit bourg et qui vont se mettre à écrire en France, à l’époque on appelait ces arbres des «des romans policiers. Ca marche même très bien, yang tao », j’ai construit une autremaison, bref, unepuisqu’elles reçoivent un grand prix policier interna-très longue histoire… Enfin, j’ai fait plein de trucs ettional. A partir de là, tout va basculer…Je laisse aux puis…Internet est arrivé !Une vraie révolution pourlecteurs le plaisir (j’espère) de découvrir la suite. C’est moi. J’ai fait des connaissances grâce au web et c’estun mélange de polar et d’humour. là, comme je l’ai dit au début de l’entretien qu’un édi-BB :Vous avez rai-teur m’a réédité « La république du mépris ». Entre son, ne déflorons pas temps, un professeur intégriste m’avait piqué mon le suspense. Ce que titre pour en faire un essai tendancieux et sans inté-nous pouvons dire rêt, alors j’ai ajouté un sous-titre « Le cimetière des par contre, c’est que crabes »…vous devinez pourquoi… Ensuite, dans la vous caressez le rêve foulée, j’ai publié le recueil de poèmes « Le Cap des de voir cette histoire Trente » qui avait reçu en 1954, en manuscrit, un prix devenir un film ou un de poésie qui m’avait été remis par Yves Gibeau, un téléfilm ! excellent écrivain aujourd’hui presqu’oublié : l’auteur MFL :Oui, de préfé-d’ « Allons-z-enfants », « Les gros sous », « La ligne rence un film…J’ai écrit droite »… Ce recueil a obtenu le Prix dont nous avons ce roman comme un parlé au début de notre conversation.Beaucoup de découpage de scénario poèmes ont été repris dans une douzaine de revues de film. Je pense même poétiques… et enfin, mon dernier roman a été édité à des images en dessins au début de cette année: « Le démon de vingt-trois animés lorsque ce fa-heures » … Il plait bien à ceux qui peuvent le lire, et il meux « démon » souffle a déjà reçu, sans candidature, le Prix Goutte d’Encre de méchantes idées à de l’Association Littéraire et Artistique « Regards » de mes trois héroïnes ! Nevers... BB :Vous fourmillez BB :Vous avez eu aussi pas mal de prix littéraires d’idées ! régionaux ou poétiques… MFL :A mon âgeOh ! MFL :En effet, surtout quand j’étais jeune et débutant ! maintenant, 88 ans et Je vais vous dire un truc drôle, je suis même Cheva-
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Lettre de félicitations de jean nohain à Max leclerc
pas mal de mois, j’essaie de m’amuser un peu… Et je ne désespère pas de publier un recueil de poèmes « Le Cap des Nonante » … en 2013 !
BB :Je ne résiste pas à l’envie de vous poser une dernière question. Allez, je suis certain que vous avez déjà envisagé le nom des trois actrices qui pourraient jouer le rôle des vieilles mamies, non ?
MFL :Exactement ! Il y a sans doute beaucoup de comédiennes déjà âgées qui seraient ravies de jouer, je pense, dans le désordre, à Françoise Fabian, Line Renaud, Claudia Cardinale, Marthe Mercadier, Ber-nadette Lafont, Marthe Villalonga…Je pourrais vous
en citer pendant des heures ! Marie-Christine Barrault aussi, Danièle Delorme, Bulle Ogier, Anny Duperrey… On doit pouvoir faire quelque chose de bien et drôle…
BB :Merci, Max-Firmin Leclerc de nous avoir accordé un peu de votre temps et de nous avoir permis de partager un peu de votre vie et de vos rêves…A bientôt et bonne chance pour tous vos projets.
MFL :Merci à vous… Je souhaite tout le succès qu’il mérite à votre nouveau magazine, à ses écrivains-lec-teurs ou lecteurs-écrivains, et à vous, Bernard Béka, tout le succès auquel vous avez droit pour cette cou-rageuse initiative….
Jean Nohain (à gauche) remercie Max Leclerc (à droite) pour le succès du "Grand Voyage du Bonhomme de Neige" à Nouméa(Nouvelle Calédonie)
Coup deprojecteur...
Ghislaine RICARD-MIRMAN Correctrice et rewriter
Bernard BEKA :Nous sommes avec Ghislaine RICARD-MIRMAN qui est, entre autres, la correctrice du site www. jelivremonhistoire.com. Bonjour, ma première question : Comment devient-on correctrice ? Ghislaine RICARD-MIRMAN : Bonjour. Mon parcours est plutôt atypique puisque l’idée m’en est venue lorsque ma fille a du rendre un mémoire à l’Université. Elle venait de passer un an au Chili et ne savait plus écrire correctement le Français ! J’ai repris complètement ses travauxen évitant d’en changer le sens et de façon à le rendre plus agréable à lire. Cela m’a plu et, de fil en aiguille, j’ai fini par en faire une activité régulière.
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BB : Comment travaillez-vous au quotidien ?
GRM :Je travaille environ quatre heures par jour en tant que correctrice car cela nécessite une forte concentration. Mon premier devoir est de corriger les fautes d’orthographe puis je m’attelle à la mise en page qui est très importante afin que le texte (au format Word par exemple) prenne véritablement l’al-lure d’un livre. Et pour cela, il y a des règles précises. Vous savez, la grande majorité de mes clients n’a pas vraiment l’habitude de l’outil informatique et je passe donc beaucoup de temps à rendre l’ouvrage conforme aux critères de l’édition.
BB :Quelles sont les erreurs récurrentes des auteurs ?
GRM :la redondance est une erreur très courante. Par ailleurs, les auteurs pensent que ce qu’ils écrivent avec leurs mots est très facilement et directement compréhensible par le lecteur. Malheureusement ce
Ghislaine RICARD-MIRMAN
n’est pas forcément le cas. Vous savez, l’écriture re-joint l’oralité sur ce point. Je veux dire que lorsqu’on émet oralement une idée qui nous paraît claire, elle n’est pas forcément comprise de la même façon par l’interlocuteur. Eh bien, c’est le même principe pour l’écrit ! En résumé, le principal défaut d’un auteur est de vouloir trop expliquer les choses de peur de n’être pas assez clair. Ce qui bien sûr alourdit le texte et pénalise l’imagination du lecteur.
BB :Comment réagissent nos ami(e)s auteur(e)s quand vous reprenez des mots, des phrases de leurs ouvrages ?
GRM :Certains auteurs refusent catégoriquement que je change ne serait-ce qu’un mot ! Dans ce cas, je respecte leur décision et je ne m’attache plus à l’histoire. J’ai une mission uniquement technique (correction d’orthographe et de syntaxe,mise en page). A l’opposé,dans la mesure où je suissouvent la première lectrice de leur livre, ils requièrent mon opinion. Jerédige alors des annotations en marge du texte que l’auteur confirme ou infirme. Il s’établit ainsi un dialogue qui s’avère enrichissant pour les deux parties.
BB :Quelles sont pour vous les principales quali-tés que doit avoir une correctrice ?
GRM :Pour moi, la principale qualitéest d’être en empathie tant avec l’auteur qu’avec son texte. Mon travail est, en quelque sorte, une aventure humaine !
BB :Etre une femme est-il un avantage dans cette profession ?
GRM :Non, je ne pense pas ! (silence et sourire)
BB :Vous êtes également « rewriter », en quoi cela consiste-t-il exactement ?
GRM :Je n’aime pas le terme « rewriter ». Je fais de la réécriture. La réécriture donc consiste, avec l’accord de l’auteur, à retravailler le texte, le réorganiser sans en modifier le sens, en évitant les « doublons ».Il s’agit d’enrichir le vocabulaire en se posant des ques-tions sur la cohérence etla chronologie des événe-ments. Encas de citations, j’ajoute des précisions référentielles sur ces mêmes citations. Je précise que tout cela se fait en respectant le style de l’ouvrage.
BB :Ma dernière question, chère Ghislaine. Proposez-vous d’autres services ?
GRM :Oui, par exemple, je peux « m’associer » à l’au-teur dans sa recherche de couverture. C’est un point très important. Ce que je veux dire c’est que j’essaie d’aller le plus loin possible dans l’aide que j’apporte à mes clients car, encore une fois, je partage avec eux un moment très fort de leur vie. L’écriture d’un livre, que ce soit un roman ou une autobiographie, demande toujours un travail important de l’auteur sur lui-même.
BB :Merci infiniment de nous avoir parlé avec au-tant de passion de votre travail. Vous avez peut-être éveillé des vocations ! Merci encore et à bien-tôt.
GRM :Des vocations oui, de la concurrence non !!! (rires) Mercià vous !
L'arbre de paix
Run
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Talentsdivers...
L’écriture est leur passion…Toutefois nos auteurs ont parfois de multiples facettes…
Cette rubrique va vous faire découvrir leurs…
Frozen
F Boullier, marqué dans sa jeunesse par un invraisemblable secret de famille, il rejoint le esJt aujourd’hui conférencier en physique quantique, Languedoc Roussillon pour une seconde vie. Il coach de vie et… Artiste Peintre !
Il est également l'auteur d'un ouvrage intitulé "L'en-vol du pardon".