Opération Forêt des Abeilles

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1 Max Axel Bounda Opération Forêt des Abeilles (Thriller policier) 2 Copyright 2017-2018 Max Axel Bounda (Tous droits réservés) ISBN : 978-2-900662-09-0 « Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l'auteur ou de ses ayant droit ou ayant cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. » 3 Préface Le roman policier a mis du temps à émerger dans la littérature africaine.

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Ajouté le 27 avril 2018
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Max Axel Bounda Opération Forêt des Abeilles (Thriller policier)
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Copyright 2017-2018 Max Axel Bounda (Tous droits réservés) ISBN : 978-2-900662-09-0 « Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l'auteur ou de ses ayant droit ou ayant cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. »
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Préface Le roman policier a mis du temps à émerger dans la littérature africaine. Son éclosion aurait dû intervenir un peu plus tôt, tant le contexte africain est favorable pour le développement d’intrigues policières.Le Gabon,qui n’a pas échappé aux crises successives qui ont émaillé l’Afrique francophone depuis les années 1990 à nos jours, est un bassin important d’intrigues en tous genres tant les phénomènes de violences sont venus répondre à un contexte de crise et de paupérisation sans précédent, faisant de sa capitale particulièrement une ville criminogène : assassinats et complots politiques, délinquance juvénile, braquages à main armée, trafic de stupéfiants, détournements de deniers publics… sont autant de situations qui non seulement méritent éclairage mais surtout constituent de la matière à instruire des productions littéraires voire cinématographiques. L’une des formes de criminalité qui a surgi et s’est imposée à la mémoire collective gabonaise est celle des crimes dits rituels. Il s’agit de meurtres orchestrés avec une prédilection pour les enfants, qu’on dissèque avec unepréférence pour leurs parties vitales : organes reproducteurs, yeux, langue et autres viscères. Dans les cercles initiés, on vante notamment les vertus de ces organes qui après des rites d’anthropophagie, confèreraient à son possesseur des atouts incommensurables : ascendant psychologique, ascension politique garantie, don oratoire
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décuplé, une ouverture d’esprit, avis éclairé, charisme magnétiqueDeux cas de figure se présentent quand surviennent ces meurtres : la dépouille est retrouvée au bord de mer totalement mutilée et s’en suit un silence des autorités ; ou alors, second cas de figure, les présumés auteurs sont arrêtés puis relâchés comme par enchantement. Et dans les colonnes des journaux consensuels, les formules cardinales sont prononcées sans un supplément d’âme : « Nous y reviendrons au cours de nos prochaines éditions » ou encore « l’enquête suitson cours ». La mort ou plutôt la vie d’un individu est ainsi confinée au rang de simple et banal fait divers, au point de ne bénéficier que d’une attention dérisoire. De tels propos laconiques jettent le discrédit sur les agentsdes forces de l’ordre. Pour la population, il est aisé de croire que jamais sa police ne mène des enquêtes. Cette croyance est aussi renforcée par le mystère qui entoure les opérations policières qui ne sont jamais suivies d’une communication soutenue, orchestrée dans le but de vulgariser ses actions et surtout d’éclairer et de rendre compte à l’opinion publique. Pourtant la police, à-Dieu-va et bon an mal an, tente de faire de son mieux. Et à défaut d’être communicative, elle peut désormais compter sur la littérature pour éclairer l’opinion sur son univers assez fermé. Le roman policier gabonais semble ambitionner de rendre compte de ces différents faits divers, de se saisir des enquêtes non élucidées afin d’édifier davantage les citoyens.C’est du moins la première impression qui a émergé de mon premier contact avec le manuscrit de Max Axel Bounda. Poète et romancier, Max Axel Bounda démontre en premier lieu une volonté de rester fidèle au milieu socioprofessionnel
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qu’il met en récit. Aussi, à travers ceroman perçoit-on une certaine documentation qui a servi de socle à son écriture. Le jargon militaire est riche et les procédures et manœuvres militaro policières sont évoquées avec des détails pertinents. En ce sens, l’œuvre fait office d’acte didactique.Fonction qui de ce point de vue est amplement remplie. Du moins pour un premier roman. Disons-le tout de suite, le jeune auteur est encore très proche de ses sources d’inspiration, toute chose dont le lecteur aguerri se rendra bien vite compte. L’auteur lui-même ne s'en cache pas, reconnaissant le parcours qu’il lui reste à faire pour donner à son talent de conteur toute sa plénitude et sa singularité. Toutefois, pour une première œuvre en prose il est loisible de dire qu’au-delà du talent indéniable de l’auteur, son ouvrage brille par sa richesse. Traçons ici quelques-uns de ses faits saillants. Le talent de Max Axel Bounda réside notamment dans l’ambition qu’il nourrit : évoquer certes les arcanes et cercles de pouvoirs que sont l’armée et la police mais surtout jeter un regard sardonique sur l’état peu reluisant du pays. Pays partagé entre les lampions factices d’un soir deNoël et la durée très éphémère de ce moment d’enchantement. Ce maniement de l’ironie et d’un humour grinçant, coquin et allusif, estassurément sa force. Aussi, là où Janis Otsiemi, figure de proue du genre dans la littérature gabonaise, privilégie un argot librevillois parfois caricatural pour faire parler ses personnages, Max Axel Bounda
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privilégie la simplicité et l’efficacité du langage ainsi que ses nuances et ses sous-entendus. Par ailleurs, il est aussi ambitieux d’entremêler plusieurs enquêtes qui se chevauchent, de conduire le lecteur dans plusieurs décors, plusieurs lieux et le tout sur un roman qui pourtant n’est pas volumineux. D’un point de vue générique, là également, Max Axel Bounda a pris le risque de donner à son roman une coloration mystérieuse voire fantastique et quoi de mieux que de domestiquer une partie du récit dans la mystérieuse et mythologique Forêt des abeilles, lieu par excellence de l’informe, de l’inconnu, du mystère ? La forêt, cela est connu, est le lieu de l’enchantement et aussi un territoire des ombres. Ce lieu qui, dans l’inconscient collectif gabonais ravive les fantasmes les plus sombres et les anecdotes les plus saugrenues. On est tout de suite saisi par les morts qui s’enchaînent dans cette forêt loin d’être inhabitée. Aussi, les apparitions fantomatiques, spectrales entrainent le lecteur dans un univers envoûté et envoûtant. Si bien qu’on est partagé entre l’envie de connaître la suite et de fermer les yeux face à ce déluge de sang et cette folle course contre la mort. Une course qui d’ailleurs paraît mal entamée, déséquilibrée d’autant que les militaires rescapés du crash ne savent pas ce qu’ilstransportent encore moins ce qui leur court après. Et pour survivre, ils ont leurs armes à feu. Mais à quoi serviront-elles face à un ennemi invisible ? Le roman séduit donc par cet ancrage dans une réalité gabonaise. Mais cet ancrage n’est pas un cloisonnement, d’où l’apparition de personnages venus d’autres pays : en plus donc des meurtres à élucider, un arrière-plan politico-diplomatique se dessine. L’œuvre charrie aussi les enjeux géopolitiques et
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géostratégiques actuels. Car la Forêt qui a tous les aspects d’un personnage à part entière semble au courant de la menace que font peser sur elle, les militaires et le mystérieux objet qu’ils transportent. Cette Forêt tient évidemment à se défendre. À défaut donc d’avoir des écologistes chevronnés et convaincus pour plaider sa cause, l’entité sylvestre s’en remet à elle-même en suscitant les génies qu’elle garde captifs en son sein. Sans pour autant le dire, le roman est porteur de messages écologiques. Ce qui n’est pas anodin quand on sait que l’auteur est très impliqué dans les causes invitant à la mobilisation citoyenne et à une prise de part plus active de la jeunesse face aux enjeux majeurs que posent notre modernité. Le roman va aussi à la quête de la mémoire historique. L’apparition onirique de soldatsde la seconde guerre mondiale dans cette forêt équatoriale est un astucieux clin d’œil à l’histoire. De quoi donc convaincre plus d’un lecteur.Nous gageons que cet ouvrage ouvrira la voie à une écriture encore plus émancipée, pointue, et qu’elle conserve sa tonalité sardonique et son plein ancrage dans une réalité gabonaise plus que jamais décloisonnée. Àtoi lecteur, tu n’auras pas entre les mains l’œuvre du nouveau « James Ellroy africain »,mais simplement l’œuvre d’un auteur dont le talent, tel estnotre souhait, ne se bornera pas à vouloir être une pâle copie d’un autre écrivain, fût-il célèbre, ou à être vendu, achalandé comme tel. Cet ouvrage n’est pas minimaliste au regard de la variété de ses thématiques dont nous avons ici proposé une esquisse succincte. Tout en lisant, le chemin te semblera parfois confus mais embarqué dans le frêle esquif et tient le livre comme un gouvernail. Ta lecture te conduira vers de beaux rivages.
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BOUNGUILI Le Presque Grand
Note de l’auteur
Ce roman est une œuvre de fiction. Les noms, les personnages, les entreprises, les organisations, les lieux, les événements et les incidents sont le fruit de l'imagination de l'auteur ou sont utilisés dans un but fictionnel. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou mortes, n'est que pure coïncidence. Toutefois j’ai pris quelques libertés avec la réalité. J’espère que les lecteurs qui habitent dans ces localités ne prendront pas ombrage de ma “monstrueuse impertinence”, pour reprendre l’expression de DorothySayers, citée par Stephen King, deux auteurs qui n’ont jamais craints d’user de ces artifices.Je voudrais tout particulièrement remercier Martine Makulu, Coach Owanga Eric Landry et les agents du Ministère de l’intérieur, de la Sécurité publique, de l’Immigration et de la Décentralisation, particulièrement de l’État-Major des Polices d’Investigations Judiciaires (EMPIJ) et duMinistère de la Défense nationale, de la Gendarmerie nationale et de l’Armée de terre qui ont bien voulu répondre aux questions que je leur posais sur les forces armées gabonaises, et en particulier sur les actions militaro militaires de nos forces de défenses. Mes sincères remerciements à Axelle-Marthe, pour m’avoir permis de les utiliser comme modèle pour mon personnage ; à Casimira Dominique, Lucrèce, Fiticia Rane, Dianna, Raphaël,
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Yvon Serge, Gina, Rachid, Muetse Destinée, Merly Merlya, Levy Huster et Paule Ferrarie qui ont relu le manuscrit original. Je me dois d’ajouter que ce livre n’aurait pas vu le jour sans les apports précieux de Bounguili Le presque Grand, Gabriel Mouity Ibouanga, Gabriel Bouessi, Janis Otsiemi, Owali Antsia, Efry Trych Mudumumbula, Ondo Ndong Alexandre allias Fanguitisque Foule Force et les avis et commentaires de mes lecteurs sur Facebook, Short Edition, Muswada, et monbestseller.com.Je n’oublie pas les chroniqueurs et bloggeurs de simplementpro.com.Qu’ils soient remerciés.
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