PALACE-HÔTEL

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Il suffit parfois d'un rien pour que l'orientation de toute une vie bascule. Si, dans le hall de ce vieil hôtel de Sedan, Jacques Dorival n'avait pas laissé le quiproquo s'installer autour de son nom, il n'aurait jamais connu Flora Grünberg; il n'aurait sans doute jamais risqué sa vie non plus.

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Publié le 22 septembre 2018
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EAN13 978-952-273-1
Langue Français
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© 2013 – Georges-André QUINIOU
Ce texte a fait l'objet d'un dépôt à la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD). Toute reproduction intégrale ou partielle sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants cause est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal et l’article L 122-4. du Code de la Propriété Intellectuelle. Droits d'auteur enregistrés auprès de CopyrightDepot.com. sous le numéro 44939.
Publié en avril 2013, par :
Atramenta Näsijärvenkatu 3 B 50, 33210 Tampere, FINLANDE
www.atramenta.net
PALACE-HÔTEL
Dumêmeauteur
UN POLICHINELLE DANS LE TIROIR, nouvelle, 2011. LE TAILLEUR NOIR, nouvelle, 2009. LE PARADISE, roman, 2005. Éditions « Livres KA », 2009. L’ABSENTE, roman, 2001. YASMINA, nouvelle, 1994. RUE DES CARMÉLITES, nouvelle, 1992. LA MAISON SOUS LA PLUIE, roman, 1992. LE REFUS, nouvelle, 1992. CHRISTIANE, nouvelle, 1991. TROIS COUSSINS JAUNES, nouvelle, 1991. L’OLYMPE, roman, 1990. RENDEZ-VOUS PLACE DE LA VICTOIRE, nouvelle, 1989. GARE DE L’EST À CINQ HEURES, nouvelle, 1986. LAGADU, nouvelle, 1983. TRAIN CORAIL, nouvelle, 1982. LE ROI ET LE ROYAUME, nouvelle. LE VOYAGE, nouvelle. SUR LE SABLE AU SOLEIL, nouvelle.
Site officiel de l’auteur : http://pagesperso-orange.fr/ga.quiniou/
Georges-André QUINIOU
PALACE-HÔTEL
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A Wim WENDERS, Avec reconnaissance et admiration.
« Il en a qui pensent que cette simplicité est une marque de peu d’invention. Ils ne songent pas qu’au contraire toute l’invention consiste à faire quelque chose de rien. »
Jean RACINE, préface de Bérénice.
I
Nuit noire déjà. Dehors, la tempête hurle ; elle s’est levée tout à coup, en début d’après-midi ; une tempête comme il n’en aurait jamais imaginée par ici, loin des côtes atlantiques. Il descend les dernières marches. Au fond du hall, chaudement illuminé, les hautes fenêtres, aux petits bois chantournés dans le style rococo, ruissellent sous le sombre assaut des bourrasques. Six heures à peine à l’horloge murale au-dessus de la réception ; sans doute doit-elle retarder. Mais non : à sa montre il est la même heure ; il a pris l’heure à la gare en arrivant. Il traverse le hall sans se hâter. Dans le mur plaqué d’un damier de miroirs piqués, à sa droite, un homme encore jeune, élégamment vêtu d’un pantalon de lainage anthracite et d’une veste de tweed assortie, l’accompagne d’une allure désinvolte un peu affectée ; mais ce n’est que lui, son reflet dans les miroirs anciens ternis par les ans. Il se regarde et sourit. Il a tout son temps pour une fois, et se permet de savourer sans arrière-pensée le charme de ce luxe suranné. Un luxe bien passé tout de même, il faut le reconnaître, usé jusqu’à la corde, à l’image de l’impressionnant tapis oriental qui couvre
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