Les pleurs du mal

Les pleurs du mal

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233 pages

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L'image parfaite du bonheur. Un jeune couple, la trentaine épanouie, la force de l'âge, l'âge de raison mais celui des promesses encore. Deux enfants magnifiques : Un garçon et une fille et puis un gentil chien prénommé Balou… Mais les apparences sont souvent trompeuses. Une nuit, tout bascule quand un de leurs amis s'arrête pour satisfaire ses petits besoins dans la forêt de Coëtquen. Là-bas, il n'y a pas que des arbres, des champignons et les petits oiseaux… Sous les frondaisons éparses, rôde le mal…

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Publié le 11 décembre 2016
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EAN13 9782953131048
Langue Français
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LES PLEURS DU MAL Tome 1 : L’arbre qui cachait la forêt
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... « Gloire et louange à toi, Satan, dans les hau-teurs Du Ciel, où tu règnes, et dans les profondeurs De l’Enfer, où, vaincu, tu rêves en silence ! Fais que mon âme un jour, sous l’Arbre de Science Près de toi se repose, à l’heure où sur ton front Comme un Temple nouveau ses rameaux s’épandront ! » (Prière) Baudelaire : Les fleurs du mal
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Ouvrages de Cédric Lesueur :Fée d’hiver en Armorique (Roman) Et si c’était moi, et six c’était lui ? (Roman) La boîte qui faisait un carton (Roman) Ouvrages de Patrick Hure : Vestiaire d'âme (poèmes)Jeux de mots-Jeux de doigts (pédagogie) Eclats de rimes (pédagogie) Livres d’art avec le plasticien Marc Louise : Des seins et des maux (poèmes érotiques) Par monts et par vaux (poèmes érotiques) Micmac à Tinténiac (Roman) Humaniterre (poèmes) Miniatures (poèmes)
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Toute ressemblance avec des personnes, des noms propres, des lieux privés, des noms d’entreprises, des situations existant ou ayant existé, ne saurait être que le fait du hasard.
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Cédric LESUEUR Patrick HURE
LES PLEURS DU MAL Tome 1 : L’arbre qui cachait la forêt
Deslivresetnous.com
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ÓEditions Deslivresetnous.com
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Chapitre 1 Vendredi 29 mai 2009, 21 h 37. L’image parfaite du bonheur. Un couple jeune, la trentaine épanouie, la force de l’âge, l’âge de raison mais celui des promesses encore. Deux enfants magni-fiques : un garçon et une fille et puis un gentil chien prénommé Balou. On n’a jamais vraiment su pourquoi ils l’avaient appelé ainsi. Balou, l’ours du livre de la jungle de Kipling ? Peut-être. Pourtant, en ajoutant simplement un « r » à la fin de son nom, il devenait Balourd et cela lui aurait bien mieux convenu. C’était un Labrador sable mâle, obèse, toujours à la recherche de cochonneries qu’il pouvait ingérer à longueur de journée. Le quadrupède n’était pas assez attaché sans doute mais tellement attachant avec sa gueule d’amour et sa démarche pataude qu’il était vite deve-nu la coqueluche de la maison. Damien et Julie : les propriétaires de l’animal, ainsi que Katell et Baptiste, leurs enfants qui étaient déjà grands, habitaient un joli pavillon dans la région dinannaise. Une maison néo bretonne pleine de charme qu’il avait retapée avec acharnement et qu’elle avait aménagée avec goût. Le vendredi soir après le repas, alors que les ado-lescents étaient sortis depuis un bon quart d’heure,
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Julie, les mains dans l’évier, tout en essayant de dé-crasser énergiquement une casserole réticente, inter-pella son mari. − Chéri, as-tu pensé à acheter du charbon pour le barbecue de dimanche ? Tu sais qu’il n’en reste plus ! Mais manifestement, Damien avait oublié, perdu dans ses pensées et dans les méandres d’un énième jeu de stratégie qu’il avait installé sur son ordinateur por-table professionnel. Un truc énervant où il était bloqué depuis plusieurs jours à cause d’une énigme assez complexe que deux de ses collègues de travail, et pas les plus malins avaient pourtant réussi à résoudre sans grande difficulté. Il lui fallait donc impérativement rattraper son retard sous peine d’être l’objet de leurs quolibets pendant un certain temps. − Le barbecue ? interrogea-t-il, évasif, comme s’il ne savait plus ce que pouvait signifier cette expression quelque peu rigolote. − Oui, tu sais le truc pour cuire de la viande ou des saucisses quand il fait beau… Ne me dis pas que tu as oublié que mes parents venaient manger dimanche midi ? Elle se retourna, mit ses mains sur ses hanches et l’accabla du regard, voulant montrer ainsi sa décep-tion. Derrière ce tablier constellé de taches, avec ses dix kilos de plus que lorsqu’il l’avait connue, elle avait un petit côté sévère qu’il n’appréciait pas du tout. Alors, il ne la regarda pas, perdu dans les dédales du jeu qui lui malmenait les méninges. − Désolé, ma puce ! Cela m’était complètement sorti de la tête ! répondit-il toujours sans lever les
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