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L'étrange voyage de Danaé

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Documents
340 pages

Description

Roman fantastique ésotérique.
Synopsis
La curiosité oui ! Mais jusqu’où ? Il arrive parfois que quelques-uns d’entre nous aillent sans s’en rendre compte au-delà des limites autorisées, du seuil à ne pas franchir. C’est le cas de Danaé, notre héroïne, qui par des actes ésotériques mal maîtrisés, a ouvert inconsciemment la porte du monde interdit, et réveillé en elle la mémoire de ses origines cosmiques. Son erreur lui sera-t-elle fatale ? Une histoire qui met en avant d’incroyables expériences où le pouvoir de la conscience humaine est mis à rude épreuve dans le monde fabuleux de l’esprit.
Féérie, suspenses, émotions fortes, pour cette aventure hors du commun où le lecteur est balloté sans ménagement entre cauchemar, rêve et réalité.

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Publié le 25 juin 2014
Nombre de lectures 51
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo
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Martine Suzanne Calvayrac
L’étrange voyage de DanaéTome 1
©Collection Zefirum
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Propriété intellectuelle Ce texte original autoédité est protégé par les lois et traités internationaux relatives aux droits d’auteur.« Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.3352 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. » Éditeur Martine Suzanne Calvayrac 9 avenue Médéric 92360 Meudon la forêt Contact : ms.cal@free.fr ISBN :9782954440620©Martine Suzanne Calvayrac 2013. Tous droits réservés.
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Note de l’auteur
La pensée existe, elle est reconnue et acceptée par la science, pourtant on ne peut la mettre dans une éprouvette pour l’analyser. Il en est de mêmepour bien des phénomènes existant dans le monde fabuleux de l’esprit.
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Chapitre I L’avertissement* Après une journée de travail plutôt mouvementée, où se sont succédé des clients plus angoissés les uns que les autres, difficile de trouver le sommeil. Je tourne et me retourne dans le lit. Passant les doigts dans mes cheveux blonds, je me lève pour étancher ma soif et croise mon image dans le miroir de la chambre. Mes yeux d’un vert sombre accusent cruellement la fatigue. Il me faut vraiment dormir, maintenant. Il est trois heures du matin lorsqu’un bruit fort et sec me réveille en sursaut. J’ai l’impression qu’une pierre vient de heurter une vitre. Je me redresse sur le lit, allume la lampe de chevet, puis me lève, un peu vaseuse, et ouvre la porte vitrée de la chambre. Didji ma fidèle compagne, un beau berger belge de onze ans à la robe noire et feu, s’est relevée sur son tapis au pied du lit. Elle se tient droite, les oreilles dressées comme des paraboles, et fixe un point sur la fenêtre, qu’elle ne lâche pas du regard.5
Nous sommes en janvier, au cœur de l’hiver. Il pleut des cordes, le vent souffle en rafales sous un ciel noir sans lune, sans étoile, où de gros nuages sombres semblent se courir après. Avec une telle tempête le jet d’un projectile est fort probable. Mais rien, pas de pierre ni d’objet sur le sol trempé du balcon, pas de marques évidentes non plus sur le vitrage. Je referme la porte et m’assieds sur le lit, me demandant ce que cela pouvait être, mais mon esprit fatigué ne capte plus grandchose à cette heure. J’observe un instant les peupliers qui se trémoussent et font la révérence sous une pluie battante. Quel temps ! Me glissant sous la couette douillette encore tiède, j’observe Didji qui ne retourne pas sur son tapis. Elle se tient devant la porte vitrée et fixe encore le même point précis, attirant ainsi mon attention sur une petite lumière aux rayonnements exceptionnels. En face, au fond de la forêt plongée dans la nuit noire où seuls les lampadaires qui l’éclairent lui donnent encore vie, j’aperçois une petite flamme vacillante d’un blanc immaculé. Elle gesticule entre les branchages dénudés. Son éclat est tel que mes yeux se plissent. Elle disparaît puis réapparaît plusieurs fois de suite, comme pour m’inviter dans sa danse. Je me relève et comme Didji, le nez collé sur la vitre, j’observe etattends.
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La lueur continue son manège un bon moment. Ses rayons irradient et s’étirent en dessinant destraînées blanches vaporeuses telles les ailes d’un ange. Puis, elle finit par s’essouffler, ne laissant dans son sillage qu’une brumeuse empreinte qui s’estompe pour enfin disparaître complètement.J’essuie d’une main la vitre embuée par ma chaude respiration. À ce moment précis un frisson parcourt mon corps. Un sentiment de peur intense m’envahit sans raison apparente. Mes mains se mettent à trembler, mes jambes fléchissent. Comme pétrifiée pendant quelques secondes, impossible de faire le moindre geste. Je me ressaisis, m’empresse d’aller chercher une bougie, compagne de mes nuits lorsque cellesci deviennent angoissantes, et la pose sur la télévision, dans un coin de la chambre. Encore toute Chancelante je retourne me coucher sans éteindre la lumière. Luttant pour ne pas m’endormir, je tente de comprendre ce qui s’est passé. Rien ne justifie cet état de frayeur qui m’a submergée durant quelques secondes. La petite lueur provenaitelle de l’observatoire qui se trouve à proximité du bois? Il m’arrive souvent d’apercevoir des filets lumineux qui s’en échappent.* 7
Didji aboie: c’est le matin, il est sept heures trente. Elle me sort d’un rêve étrange. Je suis perdue dans les immenses soussols d’un château. Un véritable labyrinthe aux murs de pierre. Plongée dans la pénombre, j’erre dans des galeries terreuses, n’ayant pour seule compagne qu’une petite lueur qui me poursuit sans cesse. L’angoisse commence à me prendre à la gorge, il faut me lever maintenant mais j’ai encore envie de dormir. M’accordant quelques minutes supplémentaires, j’essaie de m’inventer d’autres paysages plus agréables. Malgré tous mes efforts, les belles images éphémères me ramènent inexorablement dans ce sombre labyrinthe, face à ma peur. Je finis par me lever et comme d’habitude, je meprépare un copieux petitdéjeuner. Installée à la table de la cuisine, je bois mon café en pensant aux évènements de cette nuit. J’allume une première cigarette et avale de grosses bouffées en observant par la fenêtre ouverte les gens qui se pressent sur les trottoirs. Les voitures sont déjà collées les unes derrière les autres et le vacarme de la rue commence à envahir mon espace. Un peu de lassitude se fait ressentir ce matin. La frayeur de cette nuit a disparu pour laisser place à une appréhension que je ne comprends pas. Il est des mauvais rêves qui perturbent et perdurent dans le temps, mais
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jamais l’état d’anxiété qu’ils provoquent ne prend une telle ampleur. La journée passe vite, il est déjà tard. La nuit est tombée depuis longtemps lorsque Didji commence son rituel quotidien. C’est l’heure de sa sortie du soir, elle court partout dans la maison, aboie et me donne des coups de patte pour me rappeler à l’ordre. J’enfile un jogging, chausse les vieilles baskets que je garde à cet effet, puis nous partons pour une belle balade. Frétillante de joie, Didji tire sur sa laisse, m’obligeant ainsi à accélérer le pas jusqu’à l’orée du bois, dont l’allée terreuse parallèle à la grande rue est bien éclairée. La forêt est impressionnante dans la pénombre, mais c’est un endroit idéal pour faire courir Didji. Les arbres tendent leurs bras noueux comme pour me prendre ou m’attirer dans l’obscurité.Cela m’effraie alors j’évite de les regarder.M’assurant avant de la lâcher qu’il n’y a pas d’autres chiens (il faut direqu’elle n’est pas très sociable avec ses congénères), je lui lance le bâton qu’elle a ramassé en chemin. Toute fofolle elle prend son élan, fuse pour aller le chercher, puis vient le déposer à mes pieds pour que je lui lance à nouveau. Au bout d’une demiheure Didji est haletante, elle s’éloigne, cherchant je ne sais quoi dans les broussailles. Je décide alors de rentrer et vais pour la remettre en laisse, mais elle disparaît 9
derrière les taillis dépourvus de leurs feuilles. Je lui ordonne de venir aux pieds plusieurs fois de suite, sans résultat. C’est une chienne obéissante mais très curieuse; elle a dû voir un petit animal. Bon! Patientons un peu…J’attends un long moment mais elle ne revient pas. L’inquiétude m'envahit. Les yeux écarquillés, j’essaied’apercevoir le moindre mouvement de buissons. Le sifflement du vent et l’idée de pénétrer dans la forêt me glacent le sang.Cela fait maintenant plus d’un quart d’heure que je marche de long en large en l’appelant de toutes mes forces. Et si elle était tombée dans un trou? Peutêtre s’estelle fait piquer ou mordre par un quelconque animal, et ne peut plus bouger? Quelqu’un l’a peutêtre enlevée ou empoisonnée? Des tas d’hypothèses morbides m’assaillent. Je décide d’aller chercher une lampe torche pour partir à sa recherche. Me voici face à la forêt. Le souvenir que plusieurs cadavres y ont été trouvés, que viols et autres actes malveillants y ont été commis, s’affiche dans mon esprit comme sur une toile géante de cinéma. Prête à affronter cette sombre inconnue aux arbres gigantesques, j’ai des sueurs froides, mon cœur bat à se rompre; mais pas question d’abandonner ma fidèle compagne! 10