Le Flic de Dakar

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Il a suffit d'une nuit pour changer la cour de l'histoire. Pendant que Ousmane Ali, fils de Mohamed Ali et de Fatoumata Aïdara, était en plein rencard avec son amoureux Amina Fall, il fut enlevé par des personnes très puissantes. Toute sa famille ignorait qui pourrait bien être derrière cet enlèvement. Était-ce le grand Abou Tall qui avait toujours été l'ennemi numéro un de la famille Ali ? Ou bien était-ce une autre personne très mystérieuse ?
Quoi qu'il en soit, le policier Diané et ses hommes, Hassan et Ibrahim, allaient s'embarquer dans une aventure très dangereuse voire mortelle pour tenter de trouver le coupable et délivrer Ousmane Ali.

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Publié le 09 décembre 2019
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PAPYWOSS EXPÉRIENCEL E F L I C D E D A K AR
La bibliothèque électronique de Youscribe Edition spéciale 2019 ãPapywoss Expérience Couverture :ãSaady Expérience / saady.onuniverse.com papywoss.websites.co.in
Pas un seul des personnages de ce roman ne prend fondement dans un personnage vivant dans la réalité. Les villes et pays cités dans cette histoire ne servent que de décors.
A mes regretté amis Samba Seye et Modou Kane, Nostalgiquement, et en souvenir heureux des nombreuses années qu’on a passé ensemble. Que la terre vous soit légère. Amen
PrologueTout débuta par une belle soirée, dans la nuit du 25 novembre, à Dakar, au Novotel, très animé comme une fête de fin d’année. Ousmane Ali, dans son beau costume, était accompagné de sa petite amie Amina Fall qui était, elle aussi, très belle dans sa robe rouge qui lui arrivait jusqu’au cheville. La soirée se passait très bien entre les deux amoureux. Plongé dans le regard de sa bien-aimée, Ousmane Ali, très heureux même, ne pouvait s’empêcher de la parler : - Tu es une personne très spéciale pour moi, lança-t-il. Je ne veux, en aucun cas, te perdre. D’ailleurs, je ne pense même pas pouvoir vivre sans toi. Tu m’aide toujours à aller de l’avant, tu m’aide à faire de moi-même un homme meilleur. Tu me comprends plus que ma propre famille. C’est pourquoi tu demeures toujours quelqu’un de spéciale pour moi. Je t’aime Amina. Je veux faire de toi la mère de mes enfants, je veux que tu sois ma femme. Je suis prêt à faire n’importe quoi pour te rendre heureux. Amina ne savait plus quoi dire suite à cette déclaration émouvante de son petit ami. Mais, elle ne pouvait pas non plus rester sans rien dire : - Tu sais, tu es vraiment un très gentil garçon, lança-t-elle avec une douce voix. En plus de ça, tu es vraiment intelligent. C’est pourquoi je veux toujours rester à tes côtés. Tu es le genre de personne que j’ai toujours voulu dans ma vie et je ne compte pas te laisser partir après t’avoir trouvé. Crois-moi, je serai très fière d’être ta femme et qu’on puisse fonder une famille. Je t’assure, tu feras de moi la femme la plus heureuse. Les deux amoureux continuèrent avec admiration leur petite soirée d’amour. Ousmane Ali demanda congé auprès de sa petite amie pour aller aux toilettes. Amina, elle, restait toute discrète avec son petit sourire charmant. Mais, ce moment ne demeura pas très
longtemps. Cela faisait presque plus de quinze minutes qu’elle attendait Ousmane Ali qui n’était toujours pas revenu des toilettes. Elle décida alors de l’appeler vainement au téléphone. Elle tombait toujours sur sa boite vocale. Devenue très inquiète, elle décida d’aller voir son petit ami aux toilettes par elle-même. Mais elle ne trouva aucune trace de Ousmane Ali. Elle téléphona chez sa mère, et là non plus, il n’y était pas. - Mon petit ami a disparu, hurla-t-elle devant tout le monde. Aidez-moi s’il vous plait. Le personnel du restaurant lui vint en aide. Ils la proposent de visionner les caméras de surveillance placée presque partout dans le restaurant. Mais, elle n’arrivait toujours pas à voir Ousmane Ali sur les images. C’est ainsi qu’elle informa la famille de ce dernier ainsi que la police à la disparition du jeune garçon. La police arriva sur les lieux juste après dix minutes d’attente. Elle interrogea Amina sur ce qui s’était passé : - Cela fait combien d'heures qu’il est disparu ? - Presque une heure de temps, répondit Amina en pleure. - Avez-vous remarqué des choses inhabituelles chez lui, au cours de ces derniers jours ? - Non, il se comportait très bien avec moi. - Ne connaissez-vous pas des gens qui lui voulaient du mal ? - Je ne sais pas. Il ne m'en a jamais parlé. L’interrogatoire continuait avec Amina quand soudain elle vit la famille de Ousmane Ali arriver, presque terrifiée. Il s’agissait de sa mère Fatoumata Aïdara, de son frère Thierno Ali et de sa sœur Aminata Ali. - Monsieur l’agent, où est mon fils, hurla Fatoumata Aïdara de toutes ses forces. - Madame Ali, lança un des agents avec un ton rassurant. Essayer de vous calmer. Je vous promets qu’on retrouvera votre fils. L’agent, en personne, s’appelait Moustapha Diané. Il était considéré comme le policier le plus actif et le plus habile
de Dakar. Il avait d’ailleurs très vite prouvé ses capacités. Malgré le zèle de quelques-uns de ses collègues, empressés à mettre sur son chemin tout ce qui aurait pu lui permettre de trébucher et de se ridiculiser, il était très vite arrivé au sommet de la hiérarchie. - S’il vous plait, lança Fatoumata Aïdara. Ramenez-moi mon fils à la maison. - Nous ferons tout ce que nous pouvons madame, répondit Monsieur Diané. Vous pouvez aussi également nous aider en nous disant le peu de choses que vous savez sur sa disparition. Avait-t-il des problèmes ? - Cela fait des années que notre famille et celle des Tall sommes entrer en conflit à cause de l’emprisonnement du père de Ousmane, Mohamed Ali, qui travaillait dans leur entreprise d’exploitation de pétrole « Black Diamond », lança Fatoumata Aïdara. Un emprisonnement vu comme un complot par Mohamed Ali et même ses avocats. Depuis, il ne cessait pas de nous menacer. Mon mari était condamné à cinq ans de prison pour une chose dont il n’avait pas fait. En effet, on lui avait accusé d’avoir détourné l’argent de la société après avoir signé un contrat d’exploitation dont les 30% des ressources devaient revenir à « Black Diamond ». Rien de tout cala n’était vrai. Ce n’était qu’un coup monté pour couvrir un de leur membre de leur famille, Amadou Tall, qui avait perdu beaucoup d’argent à la suite des investissements mal gérés. - Merci beaucoup Madame Ali, dit Monsieur Diané. Nous allons étudier de nouveau l’ensemble des dossiers liés à toute cette histoire. Rentrez donc chez vous, nous vous tiendrons informer de tout ce qui se passera dans l’enquête. - Merci monsieur l’agent. J’ai confiance en vous. - Merci madame.
1 Le lendemain, à la police nationale, Monsieur Diané tentait de pirater le téléphone de Ousmane Ali trouvé dans les toilettes avec un écran presque cassé. Avec l'aide de ses techniciens en informatique, il réussit à entrer dans le téléphone de la victime. Ils revoyaient tous les derniers appels et messages effectués par Ousmane Ali. Il trouva le nom de Abdoul Mbaye avec qui Ousmane avait parlé la dernière fois avant sa disparition. - Trouvez-moi l'adresse de cet Abdoul Mbaye tout de suite, hurla Monsieur Diané très en colère. - Voilà monsieur. 132, Almadies, Dakar. - Allons-y, tout de suite. Quelques minutes plus tard, une voiture noire s'arrêta au beau milieu de la journée et de la rue des Almadies. Deux des hommes qui l'occupaient en descendirent, non sans avoir, au préalable, prudemment scrutés les numéros : - C'est ici ? lança Monsieur Diané devant une belle maison blanche. - Evidemment, répondit Assane Sané, son compagnon policier. - Bon, admit Monsieur Diané convaincu. Allons voir s'il est là. Au bout d'un instant, une voix chevrota : - Qui êtes-vous ? - Police ! Ouvrez ! Un jeune garçon apparut, habillé en blanc. Il hésita, puis devant l'aspect autoritaire de ses visiteurs, son inquiétude se transforma en terreur : - Mais je suis innocent ! - Allons, du clame, bougonna Monsieur Diané. On ne vous veut pas de mal. - Vraiment ? Alors qu'est-ce que vous voulez ? Ce garçon, très inquiet, invita quand même ses hôtes à le suivre dans le salon, très luxueux et bien éclairé.
- Je vous en prie, asseyez-vous. Les dévoués serviteurs de l'ordre s'asseyaient dans les fauteuils très confortables. - Vous êtes bien Abdoul Mbaye ? - Oui c'est moi, répondit le garçon. - Nous venons vous interpeller au sujet de Ousmane Ali. C'est ton ami, n'est-ce pas ? - Oui ! Qu'est-ce qui lui est arrivé ? demanda Abdoul inquiet. - Il est disparu depuis hier soir, au Novotel, répondit Monsieur Diané. - Comment ça ? On s'est parlé hier soir. - Oui, nous sommes déjà au courant, lança Assane Sané. C'est pourquoi nous sommes là. Le pitoyable garçon se mit alors à pleurer : - Mais je n'y suis pour rien moi. D'un ton à peine perceptible, pour mieux rassurer le jeune garçon innocent, Monsieur Diané précisa : - Nous voulons juste savoir de quoi avez-vous parlé hier et où étais-tu en ce moment. Abdoul Mbaye redevint un peu normal. - J'étais ici, chez moi. On a discuté à propos de sa relation avec sa petite amie avec qui il était en ce moment. Il m'a dit qu'il était prêt pour lui demander sa main, de se marier avec elle. - C'est tout ? demanda Monsieur Diané. - Il avait aussi l'air un peu inquiet. Avant de raccrocher, j'ai entendu des bruits et des voix. Je ne savais pas ce que c'était. Je croyais qu'il était avec d'autres amis. - Es-tu vraiment sûr de toi ? demanda Assane Sané. - Oui. Il avait l'air aussi un peu paniqué. S'il vous plait, dites-moi qu'il va bien. - On ne sait vraiment pas, répondit Monsieur Diané. Nous allons faire de notre mieux pour le retrouver. Mieux valait, le lendemain, ne pas sortir de la maison des
Ali. Un vent de panique, d'une rare violence avait chassé bien loin, non sans soulever de lourds nuages de poussière, l'atmosphère d'habitude silencieuse et studieuse. Mohamed Ali qui était en France fut informé de la disparition de son fils. Il prit le premier vol pour venir à Dakar, près de sa famille. - Si c'est encore la famille Tall qui se trouve derrière tout ça, lança Mohamed Ali, je vous jure qu'ils le payeront très cher. Cette fois, je ne me laisserai pas faire. Sa femme essaya de le calmer : - La police est déjà sur le dossier, dit-elle. Je suis sûr qu'ils vont le retrouver. - Je sais. Mais, je ne peux pas rester là, les mains croisées, sans rien faire. - Sois prudent. La Famille Tall est prête à tout faire pour garder leur honneur. - Ne t'en fais pas. Amina Fall, elle, ne savait plus quoi faire de sa vie. L'absence de son petit ami était très lourde pour elle à surmonter. Sa mère essaya quand même en vain de la rassurer : - Je suis sûr que Ousmane sera là bientôt, lança sa mère. Tu dois être forte. - Je ne peux pas maman... je me sens très coupable de sa disparition. - Mais non ma fille, dit aussitôt sa mère pour la convaincre. Tu n'y es pour rien. Tu as fait tout ton possible pour le retrouver. Maintenant, il faut vraiment que tu arrêtes de te culpabiliser. Il faut que tu arrêtes de pleurer ma chérie. - S'il te plait, laisse-moi seule maman. J'ai besoin d'être seule. - D'accord, dit sa mère avant de partir. Je te prépare quelque chose à manger.
Monsieur Diané ne pouvait perdre davantage de temps. Il appela sa secrétaire, une belle demoiselle, aux cheveux noirs. - Mademoiselle Aïcha ? - Oui Monsieur Diané, chatonna-t-elle d'un ton langoureux. - J'ai fait convoquer Omar Aw, le gardien du restaurent où est passé l'enlèvement. Mademoiselle Aicha, imperturbable contemplait son patron avec une profonde affection et une égale admiration. Aucune femme n'aurait pu l'en blâmer. Monsieur Diané se présentait comme un élégant et solide homme d'âge environ trente-six ans, mais d'allure athlétique, à la fois haute et massive, élancée. Ses sourcils broussailleux, ses yeux trop brutales, n'atténuaient guère le regard sombre, fascinent, presque insoutenable. Et son front dégarni, son nez busqué, sa petite barbe noire accentuait l'expression diabolique de ce visage énergique. Mademoiselle Aicha, timide, baissa enfin la tête. - Il vient d'arriver, chuchota-t-elle. - Alors, faites-le entrer ! Mlle Aicha, alors, toute fébrile sortit du bureau. Quelques instants plus tard, Monsieur Diané priait Omar Aw de s'installer dans son accueillant et luxueux fauteuils de cuir. Omar Aw se laissa donc absorber entre les accoudoirs de ce siège ample et moelleux. Puis, il se comporta comme un visiteur muet. - Salut Monsieur Aw, je suis Diané, l'agent chargé de l'enquête de la disparition de Ousmane Ali. - Oui Monsieur Diané, je suis venu avec toutes les vidéos de surveillance enregistrées ce soir-là, dit Omar Aw en tendant à Monsieur Diané plusieurs cassettes qu'il déposa sur la table.