Ce n était qu un au revoir
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Ce n'était qu'un au revoir

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Description

Pour l'instant.
A ma prochaine publication, vous comprendrez mieux cette description un peu sibylline.
Et croyez-moi ce texte qui a été rédigé en début d'année dernière, avant mon éclipse d'un an, en est un parfait trait d'union.
J'aurais voulu le faire, je n'y serais pas arrivée aussi précisément.

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Publié le 09 mai 2014
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Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Exrait

CE N’ETAIT QU’UN AU REVOIR
P a g e| 1
Un exemple pour la route. A la rentrée de septembre 68, de retour de vacances chez moi, dans les grands escaliers j’ai vu un spectacle qui m’a glacé le sang. A mesure que je montais, je voyais de-ci de-là plein de paille éparpillée. J’ai tout de suite crains le pire. Je savais intuitivement l’origine de sa provenance. Mais sans preuve j’avais le très faible espoir que je me trompais dans mon pressentiment. Quand je suis rentrée tout le groupe était présent et vaquait à leurs occupations. J’ai fait mine de rien et je me suis dirigée normalement vers le dortoir, bien qu’intérieurement j’aurais bien voulu avoir des ailes pour m’y rendre dans la seconde. A mon arrivée tout s’est écroulé autour de moi. Mon pire cauchemar s’était réalisé. Et je reçu, un coup de poignard dans le cœur. Mon nounours chéri avait été mis en pièce, déchiqueté. Il était irrécupérable. Comprenant l’importance de leur acte, et voyant l’ampleur que prenaient la tournure de l’événement, bien sûr les vraies coupables responsables de ce geste inqualifiable (à mes yeux), n’ont jamais avoués. Il y a eu une punition générale dont j’ai été à juste titre exemptée, ce qui a sonné le glas du début de la fin. Je me suis complètement désintéressée d’elles. A mes yeux elles n’en valaient pas la peine. Pour moi elles avaient commis un sacrilège vis-à-vis de moi, un crime de lèse-majesté à l’encontre de mon Nounours. A partir de ce jour je ne me suis plus sentie à ma place avec celles qui avaient osé l’inconcevable et l’inacceptable. Et c’est pourquoi je me suis tournée vers le seul horizon qu’il m’était donné de voir l’extérieur. A cette occasion je vais vous inclure un extrait de : Rubicon : l’Inclassable, qui vous montrera pourquoi au lieu d’être joyeux mon départ tourna à la tragédie. Dimanche 2 Janvier 2011 Chacun de nous a son Rubicon, qu'il décide de franchir ou non. Depuis que je suis petite, dès que je n'étais pas bien quelque part, je fuguais pour m'éloigner du lieu de mon mal être. J'allais voir ailleurs si les cieux étaient plus cléments avec moi, ou je mettais tout œuvre pour que l'on m'en retire. Mon premier souvenir dans ce sens, me vient de mon premier pensionnat. J'avais environ 12 ans. J'étais sujette aux railleries, aux méchancetés, aux jalousies incessantes des pensionnaires, de mon groupe, ainsi que d'autres. A tel point, qu'en cours d'année scolaire, à mon expresse demande, ma mère a décidé de me m'enlever de là. J'aurais du en être heureuse, mais je ne l'ai pas été. Au cours de notre sortie du jeudi, nous avions fait la connaissance d'un groupe de filles d’un Patronage, d'une des innombrables paroisses de Nîmes. Petite précision, j'étais dans une pension de religieuse, d'où ces échanges. J'y ai rencontré une fille : entre nous le courant est passé immédiatement.
P a g e| 2 Pour moi, c'était un rayon de soleil, dans le gris de mon ciel, une bouffée d'oxygène, dans mon atmosphère pesante, étouffante, dans laquelle j'essayais de respirer pour survivre, tant bien que mal. J'étais vraiment heureuse de l'avoir rencontrée. Je me sentais vraiment très bien en sa présence. Nous devions nous voir toutes les quinzaines. Autant vous dire, que je comptais chaque jour qui me rapprochait, un peu plus, de notre rencontre suivante. Plus le temps n’égrainait, plus j'étais transportée de joie. J'étais sur un petit nuage. Enfin, demain j'allais la revoir. Et la veille au soir, j'étais une âme en peine, puisque ma mère avait choisi ce mercredi pour me ramener chez ma grand-mère. J'ai eu beau lui demander d'attendre le week-end suivant, pour mon départ, rien n'y a fait. Toujours est-il, que chaque fois au cours de ma vie, j'ai eu le projet de partir définitivement, sans laisser d'adresse, ni donner de mes nouvelles, j'ai toujours eu quelque chose pour me retenir.
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