QUELQUES BOBOS.
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Description

Je vous avez prévenu.
Un homme averti en vaut deux.
Une femme avertie en vaut quatre.
Qu'on se le dise.

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Publié le 17 janvier 2013
Nombre de lectures 41
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Exrait

P a g e | 1


QUELQUES BOBOS


Il est vrai que j’ai des réminiscences de mon passé que je ne peux situer dans le
temps.
Mais elles sont présentes et bien claires.

Malgré une santé fragile, je n’ai pas beaucoup été hospitalisée.
Par contre j’ai un souvenir récurent.

Déjà pour nous endormir en vue d’une opération, nous les enfants de mon époque
nous devions passer par le masque d’éther.
Je ne vous dis pas l’affreuse sensation que nous ressentions.
Personnellement j’étais terrifiée à tel point que cela m’a marqué au fer rouge.
En plus au réveil, j’avais toujours cette horrible odeur persistante dans la bouche.
J’étais beaucoup plus mal en point par ça, que par l’intervention elle-même.

Je me souviens de ma réémergence de l’opération des amygdales.
Et de la douleur à la gorge que je ressentais, malgré les tonnes de glace que
j’ingurgitais.

Mais s’il n’y avait eu que cela.
Maman m’a raconté que j’ai été opérée sept fois des végétations.

Au cours d’une d’entre elle, je ne sais pas si l’infirmier en charge de m’endormir
c’était trompé dans la dose de l’éther ou si le temps prévu avait été dépassé, ou une
complication imprévue était survenue, quoiqu’il en soit je me suis réveillée en pleine
opération.
Je revois la panique du chirurgien, des infirmières.
Quel affairement autour de moi.
Bien que la lumière soit allumée je voyais le soleil baigner le grand bloc
opératoire.

Après j’ai été rendormie.
Mais cet épisode est resté à tout jamais gravé dans ma mémoire.


Un week-end automnal de 1964, mon grand oncle Louis, nous invite dans sa
propriété qu’il avait dans l’arrière pays et vient nous prendre en voiture.
Le problème était l’état du chemin pour y accéder de la route.
Il était tout défoncé.
A la lumière du jour il était praticable mais dés que l’obscurité arrivait impossible
de redescendre.
Il était trop dangereux de s’y aventurer.

Après s’être installées, bonne-maman et moi décidons d’aller à la cueillette aux
champignons dans les sous bois proche de la maison appartenant à la propriété.
D’un coup je sens le sol se dérober sous un de mes pieds.
J’avais glissé sur quelque chose de pourri.

Dans l’impossibilité de me rattraper à quoi que ce soit, je me prends un de ces
gadins monstres et me mets à dévaler la pente à une vitesse vertigineuse.

Je reste consciente.
Je remarque une cassure dans la pente et me demande où vais-je atterrir ?
Je continue ma course après un vol plané de quelques centaines de mètres.

Me rendant compte que la route nationale d’en bas arrive très très rapidement,
mon unique solution était de me freiner avec ma main.
J’y suis arrivée tant bien que mal. P a g e | 2

Le bilan.

Égratignures et bleus sur tout le corps, fracture du poignet gauche.
J’ai fait passer une nuit d’enfer à ma grand-mère qui dormait dans le même lit que
moi.
ère erLe lendemain dès la 1 heure direction l’hôpital St Charles, place Albert 1 de
Montpellier où le diagnostic a été fait.

C’est grâce à cette fracture que des années après j’ai pu affirmer avec d’autres
observations, que j’étais une vrai gauchère de naissance.

Je me souviens de mon retour à Palavas par une belle journée ensoleillée.
Accompagnée en voiture par Louis et mes parents.
Ordinairement pour s’y rendre nous empruntions le Petit Train et suivant la
saison nous passions par la plage ou par derrière.

Ce dont je me rappelle c’est mon énorme difficulté pour écrire quand mon
poignet gauche était plâtré.
Mais ce n’est pas pour autant qu’à cette époque, je suis devenue droitière.
Peut-être que j’aurais dû m’adapter à la situation.
Ou il a mieux valu que ce soit ainsi pour la suite des évènements qui ont parsemé
ma vie.

Comme dit le dicton :

-« Avec des si, on mettrait Paris en bouteille ».

Et par conséquent ma vie aurait été tout autre.
Mais je me devais de vivre ce j’ai vécu et pas autrement, puisque ma partition de
vie a été écrite et décidée avant ma naissance.

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