RIKIKI (VERSION 2012)
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Français

RIKIKI (VERSION 2012)

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Description

A pâques dernier, j'ai retravaillé sur Comment ; Terre ?
Et ceci est une infime partie. A la relecture je me suis rendue compte que certains des sujets avaient déjà été traités. Avec plus ou moins de détails. Sur ce dernier, il y en a plus.

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Publié par
Publié le 17 janvier 2013
Nombre de lectures 51
Langue Français
P a g e|1
RIKIKI (VERSION 2012) Pour ma prime enfance, je n’ai de très rares images que je nomme souvenirs éclairs. Au cours de séances photos pour revoir tous le passé familial que ma grand-mère nous proposait de temps en temps, combien j’en ai vu me concernantmais qui n’ont rien réveillé en moi.Par contre certaines me parlaient. Comme celle où j’étais en été installée dans mon landau.Son planché était percé de trou carré. Je m’en suis souvenue.Mais ma mémoire ne me dit pas si, je l’avais déjà vu.Et que j’ai réagis en fonction de cette évidence.Voici quelques scènes d’enfants, en vrac, dont je me rappelle clairement.Bien que cela paraisse impossible vu l’âge que j’avais à cette période, dans le couloir de l’appart de ma grand-mère éclairé du soleilde l’après-midi je suis entrain d’apprendre à marcher entre ma mère et la voisine.Je me souviens parfaitement des soirées d’étés passées dans ma grande poussette, au Jardin du Peyrou à écouter du classique, se diffusant du feuillage. Je me revois assise dans ma chaise haute jouant avec les franges du rideau. Le jour lors d’un réveil de sieste, voir un monsieur entrer, dans ma chambre côté cuisine, il faisait du soleil. Faire des tours de petits chevaux de bois, en premier poussée par mes parents puis plustard pédalant, dans les jardins de l’Esplanade.De la vogue, terme du lyonnais pour la foire qui chaque année s’y installait.Du petit manège de poneys que j’adorais chevaucher.Dans un le bureau très ensoleillé de la directrice du Poussin bleu, dire bonjour à une étrangère qui en fait était ma mère. Je devais à peine avoir 3 ou 4 ans : pas plus. A chaque période de la grande fête des enfants : Noël, à mon émerveillement devant les devantures des vitrines animées des Galeries Lafayette sur la Comédie, et d’autres magasins en ville, que ma grand-mère ne manquait jamais de me montrer. D’une grande promenade dominicale à pied dans la campagne avoisinant le Montpellier de l’époque.Dans la rue Maguelone, à côté du square Planchon, en face de la gare, des rails de l’ancien Tram circulant dans la Ville.Et je pense qu’ils circulaient encore avec leur perche attachée au réseau de fils électriques qui parcourait leur trajet. De la placede l’Œuf, telle qu’elle était avant le grand chambardement, avec sa circulation, ses passages piétons et ses photographes indépendants. De ma joie d’emprunter en famille le petit train de Palavas, malgré sa petite vitesse, la fumée, le manque de confort, et les moustiques, Bien avant l’avènement des cabines, du bac de Palavas reliant les rives est et ouest du canal nous évitant de faire un assez grand détour pour mes petites jambes d’antan par le pont.De mes balades en bateaux seule avec Grand-Bo, puisque ma mère à cause de mal de mer restait systématiquement sur le quai. De l’ancien poêle à charbon qui nous a valu d’épique chasse aux cafards, avec le balai et des bombes de désinfectant à l’odeur infecte, qui d’après moi a été à l’origine de mon allergie aux blattes. De la rigueur de l’éducation de ma grand-mère : respect des horaires, ne pas parler à table sans y être autorisée,
P a g e|2 ne pas mettre les coudes à table sous peine de me recevoir une piqure de fourchette, d’être polie,de ne pas être vulgaire, d’être ponctuelle,de bien apprendre mes leçons, enfin d’être une petite fille bien éducaillée comme elle s’amusait à le dire et bien sous tous les rapports, comme la petite fille modèle de la Comtesse de Ségur vivant à une époque différente. Le rituel du soir était réglé comme du papier à musique. Quand nous n’avions pas encore la télé, ma grand-mère travaillant chez elle écoutait sur son poste radio à alène France-Inter. L’après-midi, elle ne loupait jamais la diffusion des épisodes des Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë.Le midi c’était invariablement le jeu des Mille Francs présenté par Lucien Jeunesse. Et le dimanche matin était consacré, après la messe, à l’écoute des Chansonniers.