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Analyse de l'Acte IV, scène 5, Misanthrope de Molière.

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Analyse complète (plan détaillé) de l'Acte IV, scène 5, du Misanthrope de Molière.
* Introduction + Grandes parties + sous-parties + éléments de chaque parties + conclusion.

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Publié le 04 janvier 2013
Nombre de lectures 274
Langue Français
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Les courtisans sont présentés comme des gens médisants (ex.V.574 : « On le revoit plus
plein d’extravagance »). Pour Géralde : « Le nom de monsieur est chez lui hors d’usage ».
Répétition du mot esprit : « Esprit », « dans son esprit », « du haut de son bel esprit »,
« Être habile » => champ lexical de la vanité. « Rien ne touche son goût », V.643 « Ne…
rien » (négation) et « Trouver à redire » V.641/645 : « Reprendre ».
Quand Célimène et les courtisans parlent de leurs amis, c’est pour les critiquer en
mal.
II. Les éloges des honnêtes gens
Molière contrebalance les critiques féroces des courtisans au moyen des dialogues de Philinte
et d’Eliante prouvant la bienveillance des personnages vis-à-vis des autres.
Philinte
V.633 : « Je le trouve honnête homme et d’un air assez sage ».
V.667-668 : Débat entre Alceste (toujours incohérent) et Philinte.
V.683-686 : « Mais il est véritable aussi que votre esprit se gendarme toujours contre tout ce
qu’on dit, par un chagrin que lui-même avoue, il ne saurait souffrir qu’on blâme, ni qu’on
loue ».
Philinte se retient dans ses propos et reste calme durant toute la scène.
Eliante
Le personnage d’Eliante est mesuré et bienveillant. Elle fait partie des trois personnages
féminins de la scène : Bélise est ennuyeuse, Célimène est belle mais médisante. Tirade
d’Eliante, débattant sur la « cristallisation de l’amour » (Stendhal) : Quand on aime, on
embellit l’être aimé ».
Alceste
Alceste nous est présenté comme un marginal, un colérique et faible. Répétition du verbe
expliquer, il ne reprend la parole qu’à partir du verbe 651 : après les 8 portraits. Cela
démontre la misanthropie du personnage : il ne parle pas/peu en présence du monde. Il pousse
Célimène à la médisance. V.659 : « Ris complaisants ». Il ne s’en prend qu’aux Marquis.
V.660 : « Humeur satirique », v.661 : « Ces traits médisants », v.692 : « Vous avez des
plaisirs que je ne puis souffrir ».
Alceste est faible, il ne sait pas s’attaquer à Célimène directement et il est faible par son
amour pour elle.
CONCLUSION :
La scène, une des plus célèbres du répertoire, repose sur le comique de mots et de
situation. Elle nous montre que les mots peuvent « tuer » un individu et que c’est là le
passe-temps favori de la Cour. Le comique de situation vient de la marginalisation
d’Alceste, qui est ridicule dans ses entêtements et ses contradictions. Mais la scène révèle
également du registre pathétique car elle nous fait bien comprendre l’incompatibilité
des personnages qui ne laisse rien présager de bon. Le lecteur se demande quand Alceste
arrivera à parler à Célimène et lui avouera ses sentiments.