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Traité sur la cause des maux qui affligent l'humanité, avec les moyens de s'en garentir, Par un Anonyme

27 pages
Chez J. Allier, Imp. (A Gap). 1827. Vol. in-8°. [...] et 29 pages.
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TRAITE
SUR LA CAUSE DES MAUX
QUI AFFLIGENT L HUMANITÉ,
AVEC LES MOYENS DE S'EN GARENTIR,
Par un ANONYME.
Qui sufficit ad cognoicendum,
Sufficit ad curandum.
A GAP,
CHEZ J. ALLIER, IMPRIMEUR,
nus D> L'mpBiHsaiR "•• toi
1827.
PREFACE.
JLiA cause des maux qui affligent l'hu-
manité provient de là Coagulation du Sang
et des humeurs. Rendez au sang sa liqui-
dité naturelle, la circulation reprend son
cours ordinaire, et la santé du malade se
rétablit.
On indiquera, dans la suite de ce mé-
moire, et les causes qui coagulent le sang,
et les moyens de le purifier.
Les maladies, en général, se manifes-
tent par la fièvre , et déjà le malade se
sent entièrement abattu ; la fièvre est bi-
lieuse ouputride, et quoique les médecins
en distinguent encore de différentes es-
pèces , les autres qualifications qu'ils leur
donnent ne proviennent que des varia-
TRAITE
SUR LA CAUSE DES MAUX
QUI AFFLIGENT L'HUMANITÉ ,
AVEC LES MOYENS DE S'EN GARENTIR ,
CHAPITRE PREMIER.
De la Fièvre bilieuse.
JLi A fièvre bilieuse provient, principalement, de
l'intempérance dans le boire et le manger : les
repas où assistent les convives sont plus dangereux
que les repas de famille , parce qu'ils sont servis
d'une plus grande quantité de mets. Dans les repas
de famille on se contente de la frugalité , tandis
que dans les autres, l'abondance y règne. L'estomac
qui se serait contenté d'un seul plat, rouvre son
appétit à l'aspect de nouveaux mets, qui sont pour
lui un surcroit d'alimens qu'il ne peut digérer
ou qu'il digère mal, et le réservoir où il les en-
gloutit , rejette sur le coeur ce qu'il ne peut contenir *
de là naissent les indigestions; de là s'engendre une
surabondance de bile nuisible à la santé. Gallien,
dans ses observations sur la longévité, conseille la
sobriété, parce que, dit-il, la sobriété tue l'intem-
pérance , et dans la crainte de contracter desindiges-
( 6 )
tions, il conseille de sortir de table avec appétit.
L'excès dans le boire et le manger est très-
dangëré'ux, parce que l'indigestion qui en est une
suite peut occasionner une fièvre bilieuse , et mettre
le malade au tombeau , et comme il a déjà été dit,
si l'indigestion' occasionne une surabondance de
bile , cette humeur peut se porter sur la poitrine,
former dépôt, qui , une fois en maturité , peut
crever sur le coeur et étouffer le malade.
Lorsque la fièvre bilieuse provient de l'intem-
pérance dans le boire et le manger, et qu'elle est
la suite d'une indigestion complète ou incom-
plète , il faut , sans perdre de temps, mettre le
malade à la diète , avoir recours à un vomitif
composé de trois grains de tartre stibié , pris en
lavage dans une bouteille d'eau de trois verres,
si le premier verre suffit, ne pas prendre les deux
autres, mais boire seulement de l'eau chaude, et, à
la suite des vomissemens, manger peu, et quelques
jours après se purger avec un gros de séné et une once
de casse : prendre cette médecine à jeun ; et une
heure après , et à chaque selle , boire un verre de
bouillon, fait avec de la poule ou du maigre de boeuf,
cette médecine douce suffit pour chasser la bile, parce
qu'elle est déjà en mouvement par l'effet du vomitif.
La fièvre bilieuse provient aussi de l'usage d'à-.
Hmens de mauvaise qualité, tels que des viandes
( 7 )
trop faites, de poissons mal conservés , de vins
gâtés , et enfin , des ragoûts dans lesquels on aura
fait entrer du lard en trop grande quantité pour
augmenter la sauce , parce que tout ce qui est gras
engendre la bile, donne des nausées , et ne peut
être digéré par l'estomac, sur-tout à l'égard des
habitans des villes qui ne se livrent pas à des
travaux aussi pénibles que les habitans des campa-
gnes , parce que ceux-ci transpirent davantage , et,
parconsëquent, digèrent avec plus de facilité. Celui
qui veut conserver sa santé doit faire usage d'ali-
mens solides, tels que le bouilli et le rôti , parce
que ces sortes d'alimens ont la propriété essentielle
de relever les forces du malade , dont on a tant
de besoin , et faire choix de ceux dont la nature
est acqueuse c'est affaiblir sa santé : aussi les
épinards , les courges et autres végétaux qui
semblent promettre de rafraîchir , ou de diminuer
la chaleur régnante, produisent cependant tout le
contraire. Celui qui se nourrirait ainsi y résisterait
moins facilement que s'il composait sa nourriture
de viandes rôties, et autres substances du même
genre, car d'après la loi du principe régulateur de
l'économie animale , l'individu qui a de la force a
plus de moyens de se débarrasser de l'excès de la
chaleur que le faible qui en est toujours accablé.
On conseille, cependant, de ne pas adopter un genre
(8 )
de vie exclusif; il faut le varier, et il y aurait autant
de danger à ne manger que de la viande,-que de
né vivre que de fruits et de racines. Il faut faire
un mélange que la raison et un goût non dépravé,
savent bien inspirer à celui qui a tant de motifs de
conserver sa santé , et dont le but principal soit
plutôt de fortifier que de rafraîchir.
Là fièvre bilieuse peut aussi être occasionnée par
l'iriqùiétude et de noirs soucis. Il faut auparavant
dé prendre des àlitncns tâcher de calmer ses cha-
grins par quelque exercice amusant, car le moral,
dans ces tristes circonstances , influe tellement sur
le phisique que les alirhens que l'on prendrait se
changeraient en humeur,: et la colique qui survient
ensuite devient bilieuse, et est d'autant plus difficile
à guérir que le moral a été affecté.
CHAPITRE IL
De la Fièvre putride.
IVlAINTENANT que nous avons traité brièvement
de la fièvre bilieuse, des causes qui ia produisent
et <les moyens d'en empêcher les funestes effets,
nous allons traiter de la fièvre putride , qualifiée
par les médecins de fièvre intermittente et d'accès.
La fièvre putride est un fléau destructeur du
( 9)
genre humain , qui fait chaque année , un grand
vide dans la société, et moissonne indistinctement
dans tous les âges ; mais si cette maladie est une
calamité si désolante, à quelle cause faut-il l'attri-
buer ? est-ce à l'intempérance , au défrichement
des marais , aux évaporations des eaux stagnantes?
Quelles qu'elles soient, il faut en empêcher les
effets , et diminuer cette mortalité trop fréquente
qui se fait remarquer là où l'on serait fondé de
compter sur les probabilités de la vie.
La cause première et la plus reconnue de la
fièvre putride dépend de l'influence que l'air chaud
et humide exerce sur le corps humain. Les fossés
et les ruisseaux se trouvent encore remplis des eaux
pluviales du printemps qui y circulaient avec peine,
lorsque les premières chaleurs de l'été viennent su-
bitement en favoriser l'évaporation avec la fermen-
tation des substances végétales et animales qu'elles
tenaient suspendues ou en dissolution. C'est de ces
foyers si multipliés que se dégagent, dès le lever
du soleil, des vapeurs qui atteignent l'individu qui
n'a pas la force de leur résister.
Cette évaporation provient de là cupidité dés
'hommes qui cultivent leurs propriétés; le désirée
multiplier les produits de leurs terres par la quantité
4es ehgrais , les excite à entasser é près de léWr
habitation, des amas de roseaux flêoiSéillis dans les
( io )
lieux marécageux, et à faire pourrir de la paille
et des buis dans les rues ; il en résulte alors tous
les effets de l'air du marais , et pour peu que
l'estomac soit embarrassé dans l'exercice de set
fonctions, il doit en résulter une maladie qui aura
le caractère de la fiève putride.
De la Fièvre putride occasionnée par les eaux
■'.-, qu'on boit pour ètancher la soif.
■ Il arrive quelquefois qu'une personne fatiguée
par l'intempérance de la saison , respirant un air
sec et brûlant qui dessèche la bouche, cherche à
calmer sa soif , par d'abondantes boissons : mais
quelle est son erreur ! Elle la sent augmenter
lorsqu'elle croit la diminuer ; elle enlève à son
estomacle reste de sa chaleur et de sa force. Dailleurs
l'eau dont elle use n'a pas toujours les qualités dési-
rables , et peut être trop chargée de terre calcaire et
d'argile, provenir d'un fonds qui a des communica-
tions avec des fossés remplis d'eaux stagnantes, et
être par conséquent le véhicule des principes les plus
corrupteurs : ensuite prise trop fraîche, lorsque le
corps est dans le bouillonement de la sueur, doit
produire une révolution dangereuse , suspendre
l'exercice du sentiment et donner lieu à une réper-
cussion de transpiration qui irrite l'estomac, et fait
(Il)
naître une maladie qui prend, dans la suite, tous
les caractères de la fièvre putride.
La saison de l'été, qui amène des changemens
si fréquens dans la santé, a aussi l'inconvénient
d'altérer les alimens. On néglige trop de mettre de
l'attention et du discernement dans leur choix et
leur conservation.
On doit s'assurer , plus qu'on ne fait, delà qua-
lité des alimens dont on use, veiller à ce qu'ils
soient placés dans des lieux frais et à l'abri de toute
cause qui puisse les corrompre ; et pour cela on ne
doit manger que des viandes salées ou fraîchement
tuées, dont on corrigera les mauvais effets soit par
l'usage des herbages et légumes frais, soit par du
vin de bonne qualité. Une règle générale à observer
à l'égard de la boisson, c'est que le temps le plus
convenable pour s'y livrer est celui du repas. Mettez
à l'intervalle d'un repas à l'autre au moins trois
à quatre heures. Buvez plutôt par besoin que par
plaisir, vous aurez moins de soif, et parconsé-
quent, moins d'occasions de vous affaiblir. Que de
gens ne voit-on pas qui, pour ètancher la soif qui
les dévore , boivent, à long trais, le premier liquida
qui se présente, sans qu'ils en voient d'autre effet
que celui d'entretenir leurs sueurs accablantes ! Si
elles pouvaient avoir une idée de la cause de la soif,
( »o
elles sauraient qu'un morceau de pain trempé dans
l'eau et du vin les désaltérerait plus que d'en épuiser
des vases entiers.
Du danger de chercher de la fraîcheur sous
l'ombrage des arbres.
Lorsque l'air a été échauffé par un soleil brûlant,
il semble naturel de chercher une ombre salutaire
qui en modère la température, on ne se contente
point d'y respirer un air plus frais , on s'y aban-
donne au sommeil ; mais ce sommeil est perfide ,
il ne peut avoir lieu sans un frisson qui , secondé
par l'impression de l'air frais et humide qui règne
dans l'atmosphère d'une forêt , arrête la transpira-
tion , et est suivi d'un redoublement qui annonce
le principe d'une maladie.
C'est bien rarement au milieu du jour, lorsque
la chaleur est assez forte pour dissiper les vapeurs
malfaisantes qui peuvent s'élever de la terre , que
l'habitant des campagnes est exposé à contracter
une maladie : c'est le soir et la nuit quand les
Vapeurs qui étaient suspendues dans l'air, se con-
densent et ce précipitent ; quand les feuilles des
arbres laissent exhaler des principes impropres à
la respiration , et lorsqu'il croit trouver un soula-
gement dans un lieu retiré et bien au frais , on le