Une pensée, par M. Alphonse de Maximy,...

Une pensée, par M. Alphonse de Maximy,...

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12 pages

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Le Normant père (Paris). 1824. In-8° , 14 p..
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Ajouté le 01 janvier 1824
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Langue Français
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M NORMANT FILS, IMPRIMEUR DU ROI,
rue de Soine, n° 8, faubourg Saint-Germain.
UNE PENSEE
PAR
M. ALPHONSE DE MAXIMY,
VOLONTAIRE ROYAL.
A PARIS,
CHEZ
LE NORMANT PÈRE, libraire, rue de Seine, n° 8;
N. PICHARD , quai de Conti, n° 5, entre le Pont-Neuf
et la Monnaie ;
Les principaux libraires du Palais-Royal.
MDCCCXXIV.
INTRODUCTION.
IL y a long-temps que j'ai le désir de publier
mon opinion sur la manière dont la France
est administrée depuis le retour de l'auguste
famille des Bourbons; mais ce désir s'est
ehangé en un besoin réel, depuis que nous
avons un ministère royaliste et une admi-
nistration qui ne l'est pas.
Comment concevoir, en effet, que depuis
trente années, les mêmes hommes aient
trouvé le moyen de se succéder dans les
premiers emplois administratifs ?
Que de souplesse il a fallu d'une part ! que
de complaisance de l'autre !
Tout cela n'avoit rien que de bien naturel
sous l'affreux ministère de M. de Cazes ;
mais que de telles gens soient en faveur
sous le ministère actuel, tandis qu'on voit
une multitude de royalistes victimes, en
leurs personnes et en leurs biens, de leur
attachement au Roi, voilà ce que je ne puis
concevoir; voilà ce qui excite en moi le
vj
besoin, la soif, en quelque sorte, de m'ex-
primer hautement contre tant d'injustices.
Je ne me dissimule pas qu'il est dange-
reux de parler et d'écrire contre les agens
du pouvoir ; néanmoins je dirai ma façon
de penser, et je préviens d'avance ceux qui
auroient l'intention de me nuire, que leurs
efforts seroient en pure perte.
Il est un point où les vexations tournent
au profit de ceux qu'on poursuit, et je suis
arrivé à ce point-là !
Ainsi, pour lé service du Roi, ma famille
a perdu tous ses biens; pour le service du
Roi, j'ai essuyé, pendant les cent-jours,
tous les mauvais traitemens possibles; et
je suis tellement incorrigible que, pour le
service du Roi, je verserois encore jusqu'à
la dernière goutte de mon sang.
Avant d'entrer en matière, je dois pré-
venir le lecteur que, n'ayant pas l'habitude
d'écrire , mon style pourra donner prise à
la critique ; mais les gens de bien, les seuls
dont j'ambitionne les suffrages, ne verront
dans cet écrit que des intentions pures, des
sentimens dignes d'un vrai et loyal Français.