Revue canadienne de science politique - Valeurs religieuses et ...

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Resnick’s essay stands at just 90 pages. In such a short space he cannot hope to bring the soughtfor rigour to the broad topics broached here. Some sections, such as the seven pages on multiculturalism, ought either to have been left aside or greatly enhanced. Furthermore, Resnick tries to link various aspects of these broad topics across both time and space; in looking at our European past and in linking us pres ently to the great expanse across the sea and underneath us. Either one or the other would have been appropriate for this project. As it stands Resnick has bitten off, if not more than he can chew, more than he can digest at one sitting. ALISONBRALEYThe University of Western Ontario
Valeurs religieuses et univers politiques.Amérique du Nord et Europe Kristoff Talin Les Presses de l’Université Laval, Québec, 2006, 222 pages doi:10.10170S0008423909090180
Dans son ouvrage, Kristoff Talin offre un portrait empirique des influences et rela tions existant entre les valeurs religieuses et les valeurs politiques, et ce, dans une perspective comparative entre l’Europe et l’Amérique du Nord. S’inscrivant dans la lignée de Siegfried, de Michelat et Simon, de Donegani, mais aussi de Bréchon et d’Inglehart, Talin explore tout à la fois les récurrences des rapports entre valeurs religieuses et valeurs politiques, ainsi que le pluralisme ou la multiplicité des arti culations possibles entre valeurs religieuses et valeurs politiques. Cette première préoc 1 2 cupation vise à tester et élucider la «tendance lourde»entre le degré d’intégration religieuse et les valeurs politiques, où l’intégration forte se traduirait essentiellement par des valeurs de droite. L’étude du pluralisme des articulations entre religion et politique s’appuie quant à elle sur le constat formulé par une majorité de sociologues et politologues~pensons, toutes catégories confondues, à Danièle HervieuxLéger, JeanMarie Donegani, Pierre Bréchon et Grace Davie, pour ne nommer qu’eux!con cernant le processus moderne d’individualisation du croire, concomitant de la dif férenciation fonctionnelle des institutions sociales, aucune ne pouvant plus prétendre être le lieu de totalisation des expériences et croyances sociales. Ce processus aurait pour momentclé le relâchement des prescriptions, notamment politiques, de l’Église catholique depuis Vatican II, inaugurant au sein du catholicisme la possibilité d’un pluralisme politique dont l’expression serait dorénavant subordonnée à la conscience libre des individus, plutôt qu’à une position unique dictée par l’Église. Double interrogation donc, qui vise plus largement l’étude de la modernité religieuse et politique  source de pluralisme et d’individualisme et de l’imbrication de ces deux sphères. Il s’agit tout à la fois de l’analyse de la redéfinition de l’Église catholique, qui serait entrée en modernité politique via Vatican II, ainsi que des tran sactions de l’Église catholique contemporaine, négociant de nouveaux «compromis» avec la société. Énonçons d’entrée de jeu que l’ouvrage de Talin a le mérite de confirmer la fécondité et la pertinence de l’étude du couple religion0politique, dont la séparation effective n’est pas advenue. Sur une note plus critique, soulignons cependant que le rôle dévolu à Vatican II dans la redéfinition du rapport entre religion et politique en modernité demeurera malheureusement ambigu tout au long de l’ouvrage. Divisé en quatre grandes sections, l’ouvrageValeurs religieuses et univers poli tiques. Amérique du Nord et Europese veut représentatif du parcours intellectuel de 3 l’auteur, ou, pour reprendre ses termes, de son «errance intellectuelle».Tout en per mettant d’offrir au lecteur un panorama quantitatif étendu de la question religio politique, une telle «errance» ne sert cependant pas toujours au mieux l’argumentation, amoindrissant parfois la cohérence interne de l’ouvrage et suscitant, dans les sauts