Metal Gear Solid : Digital Graphic Novel, un remake illustré.

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Metal Gear Solid : Digital Graphic Novel est une bande dessinée interactive produite en 2006 par Kojima Productions sur PlayStation Portable. Il s'agit de l'adaptation sur support UMD de la série de comics Metal Gear Solid (2004) créé par Kris Oprisko et Ashley Wood, respectivement scénariste et dessinateur.
La bande dessinée fait partie de l'univers fictionnel Metal Gear.

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Publié le 24 novembre 2011
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Langue Français
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METAL GEAR SOLID : DIGITAL GRAPHIC NOVEL(2006) / PSP
La bande-dessinée digitale, une idée rafraîchissante déjà introduite par Konami avec the Silent Hill Experience, fait son retour cette fois-ci avec le célèbre Metal Gear Solid. Tandis que le jeu d’horreur nous faisait vivre deux nouvelles histoires, ici, il est question d’une adaptation de l’aventure du grand Solid Snake déjà parue enjeu vidéo sur PSone et en bande-dessinée papier. Planifié par Hideo Kojima, dessiné par Ashley Wood et écrit par Kris Oprisco, est-ce que cet arrangement a su garder «l’esprit MSG » ? Février 2005, un groupe de soldats génétiquement modifiés appelés « les soldats génomes» commandés par des anciens membres de l’unitéFox-Hound desforces spéciales de l’armée américaine prend le contrôle d’une installation nucléaire en Alaska,sur l’île de Shadow Moses. Leur leader, de son nom de code Liquid Snake, réclame un milliard de dollars avec, en plus, les restes de Big Bossun soldat légendaireà la Maison Blanche en les menaçant de lancer un missile nucléaire dans les vingt-quatre heures si sa demande n’est pas exécutée.Roy Campbell, ex-commandant de l’unitéFox-Houndà la retraite est rappelé par le Secrétaire à la Défense afin de convaincre SolidSnake, spécialiste de l’infiltration et lui aussi ancien membre de l’unité, d’éliminer la menace terroriste. Tout d’abord, Snake doit s’infiltrer dans le complexe nucléaire pour sauver en priorité le chef du DARPA et Kenneth Baker, le président d’Arms Tech, tous deux retenus en otage. Snake communiquera grâce à son codec, un émetteur portable fixé sur les os internes de l’oreille, avec Roy Campbell et d’autres membres importants appelés pour cette mission.Collaborations, révélations, dénonciations, accusations et trahisons rythmaient l’histoire deMetal Gear Solid. Le scénario revisitaitnotamment les grands thèmes du genre avec un savoureux mélange d’action, d’infiltration et de tactique. Très proche du septième art, ce dernier s’est non seulement permis de s’enrapprocher, maisil s’est aussi permis plusieurs extravagances particulièrement complexes. Le scénario renfermait une puissante identité dramatique qui fait le mytheMGSnos jours. de Difficile donc d’adapter cette trame en bande-dessinée tant le risque était grand. C’est Hideo Kojima lui-même qui a planifié l’adaptation deMetal Gear Solid : Digital Graphic Novel sur PSP pour le plus grand bonheur des fans. Inutile d’en discuter plus longtemps, le scénario original est bel et bien respecté même si, par obligation, quelques scènes ont été remaniées afin de mieux coller au support. En effet, les joueurs constateront rapidement que les passagesd’infiltration du légendaire Solid Snake ont tous été écourtés et dramatisés pouramplifier l’action et le dynamisme de l’histoire. La réussite est surprenantetant l’enchaînement des planches est limpidede ce point de vue-là. De plus, les affrontements contre les fameux boss du volet PSOne ont été, pour ainsi dire, tous réécrits par souci de cohésion. Mais malgré ces petits changements descript, l’ensemble de lapérégrination de Snake est quasi-parfaitement respecté. Cependant, bien que l’histoire soit adaptée avec brio, les admirateurs de la profondeur métaphysique du titre original resteront sur leur faim. En effet, l’aventure digitale proposée ne dure que deux heures en moyenne. Ainsi, les développeurs ont naturellement dû supprimer certaines parties, pourtant essentielles, du titre original pour ne pas tomber dans la surenchère qui se digérait facilement sur console, manette en main, mais qui ne passe visiblement pas sur ce support à en croire le choix des développeurs. Il faudra donc se contenter seulement d’une action pure et dure, en se consolant avec les quelques maigres paroles et citations introduites par-ci par-là. Ces joueurs trouveront quand même leur lot de consolation au niveau dugameplayla possibilité de scanner toutes les avec planches de la BD afin d’y recueillir des informationsqui, mises bout à bout, créent un lexique conséquent, expliquant avec précision les détails cruciaux de chaque personnage, de chaque terme etc. Du côté de l’ergonomie, les développeurs ont fait un bel effort : rappelons quand même à juste titre que the Silent Hill Experience nousproposait un diaporama (pour ne pas dire une vidéo) qui faisait défiler les planches sans aucune possibilité d’interaction à part la touche «Start » pour mettre en pause. Metal Gear Solid : Digital Graphic Novel propose en plus dudit scanner plusieurs possibilités : accélérer la planche, l’arrêter, la sauvegarder ou choisir à n’importe quel moment celle que l’on souhaite lire. Le jeu se rapproche véritablement de l’approchedu support papier et loin est la sensation de regarder un simple film qui embouteille des dessins les uns après les autres. D’ailleurs, le graphisme amplifie étonnamment cette impression grâce à un dynamisme extraordinaire des esquisses. Les personnages bougent, les onomatopées sont frappantes et bien placées, l’image tremble lors des explosions, des cris, des coups
d’épée du ninjaet lors des pétarades en tout genre. Percutant ! Metal Gear Solid : Digital Graphic Novel est un vrai ballet animé réduisant les barrières du support papier et de l’écran en miettes. Visuellement, le constat est excellent même s’il s’avère, en effet, que certaines planches sont plus irrégulières que d’autres. Parfois, les dessins paraissent plus fades, dénués de détails tandis que d’autres en mettent plein les yeux. Apart cette irrégularité, le reste est impeccable, surtout le design de Ashley Wood qui s’inspire bien évidemment de celui de Shinkawa, sans forcément l’atteindre ni le copier. Très réussis dans l’ensemble, les dessins feront vivre quelques émotions non des moindres et deux heures de plaisir intense. Enfin, la partie sonore emploie musicalement les partitions déjà connues de la série en y rajoutant quelques nouveautés plutôt concluantes. Les compositions sont placées à bon escient et permettent indiscutablement un enchaînement naturel des pages. Certaines musiques plongeront le lecteur dans le doute, la méfiance, l’incertitude et d’autres leplongeront dans la compassion…Toutefois, plus de musiques et plus dethèmes n’auraient pas été un mal.Dans l’ensemble, la bande originale n’est pas à 100%hétérogène et certaines musiques importantes du titre original sont absentes sans aucune explication. Quant aux bruitages, ils sont placés avec intelligence et précision, offrant au titre un panache bien marqué et ce particulièrement lors des phases d’action. Le joueur en prendra plein les oreilles à n’en pas douter, surtout que l’expérienceMetal Gear Solid : Digital Graphic Novel se renouvelle sans mal, avec plaisir et à volonté ! Véritable surprise, cette adaptation du monumental Metal Gear Solid en bande-dessinée digitale est indiscutablement réussie et apporte à la PSP la touche rafraîchissante dont elle avait besoin. Cependant, on regrettera la métaphysique originale mise quelque peu de côté, en espérant que les joueurs exigeants apprécient dese rattraper sur l’interactivité qui permet de débloquer un lexique ultra-complet. K. VENTOLINI.