Metal Gear Solid, l enfant terrible.
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Description

Metal Gear Solid (メタルギアソリッド, Metaru Gia Soriddo) (MGS) est un jeu d'infiltration créé par Hideo Kojima pour Konami, sorti en 1998 sur PlayStation. C'est le troisième opus de la série Metal Gear. Tout en reprenant les grandes lignes du genre, l'espionnage, le jeu emprunte de nombreux éléments au septième art.

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Publié le 24 novembre 2011
Nombre de lectures 168
Langue Français

Extrait

METAL GEAR SOLID(1998) / PlayStation Première série vidéoludique d’infiltration du monde, créée par Hideo Kojima en 1988 avec le premier épisode: Metal Gear sur MSX. Metal Gear Solid est rapidement devenu une référence dans sa catégorie suite à son apparition sur PlayStation en 1998 grâce, notamment, à son scénario complexe et sans égal. Février 2005, un groupe de soldats génétiquement modifiés appelés « les soldats génomes» commandés par des anciens membres de l’unitéFox-Hounddes forces spéciales de l’armée américaine prend le contrôle d’une installation nucléaire en Alaska,sur l’île de Shadow Moses. Leur leader, de son nom de code Liquid Snake, réclame un milliard de dollarsavec, en plus, les restes de Big Bossun soldat légendaire-à la Maison Blanche en les menaçant de lancer un missile nucléaire dans les vingt quatre heures si sa demande n’est pas exécutée.Roy Campbell, ex-commandant de l’unitéFox-Houndà la retraite est rappelé par le Secrétaire à la Défense afin de convaincre Solid Snake, spécialiste de l’infiltration et lui aussi ancien membre de l’unité, d’éliminer la menace terroriste. Tout d’abord, Snake doit s’infiltrer dans le complexe nucléaire pour sauver enpriorité le chef du DARPA et Kenneth Baker, le président d’Arms Tech, tous deux retenus en otage. Snake communiquera grâce à son codec, un émetteur portable fixé sur les os internes de l’oreille, avec Roy Campbell et d’autres membres importants appelés pour cette mission. Collaborations, révélations, dénonciations, accusations et trahisons rythment l’histoire deMetal Gear Solid. Le scénario revisite notamment les grands thèmes du genre avec un savoureux mélange d’action, d’infiltration et de tactique. Très proche du septième art, ce dernier s’est non seulement permis de s’en rapprocher, il s’est aussi permis plusieurs extravagances particulièrement complexes. Rapidement, le joueur perdra ses repères et ne saura plus s’il tient l’aventure au bout de sa mans’il est manipulé intellectuellement depuis le début de la mission. Le scénario renferme une puissante identitéette ou dramatique qui fait le mythe Metal Gear de nos jours. Kojima ne laisse rien au hasard: il s’amuse avec le joueur, avec son script, il se permet des rebondissements inattendus, du grand spectacle, des scènes émouvantes et captivantes, des essais brillants et surtout il s’est autorisé d’y introduire une dose prépondérante de philosophie. En effet, Solid Snake vivra au cours de l’aventure denombreuses expériences avec les différents protagonistes ou antagonistes qui le feront réfléchir sur son existence. Ses visions omniprésentes sur la condition humaine, la politique, la guerre, la paix, l’héritage génétique et social, sur l’amitié, l’amouret la mort évoluent en filigrane pendant que d’autres personnages s’étendent surdes discours parfois torturés par le passé, parfois influencés par le patriotisme, parfois plus pacifistes d’un réalisme criant de vérité. Hideo Kojima a créé non seulement un scénario ultra-détaillé et riche, il a aussi créé une lignée philosophique propre à la série en inculquant à ses personnages de véritables idées et notions partagées avec le joueur. La partie scénaristique est, bien entendu, réservée à un public mature, ouvert et prêt à croire aux affabulations de Kojima, tandis que les autres passeront certainement leur chemin en criant sous les toits que cette partie prend trop de place dans le jeu.En effet, créer une histoire aussi complète et aussi acharnée philosophiquement parlant peut avoir un certain revers, mais nul ne pourra contredire que Metal Gear Solid a créé un nouveau genre à lui seul. Cette révolution passe notamment par ungameplaybien huilé avec une interactivité poussée. En effet, le joueur novateur, garde une entière liberté d’action. Il peut très bien décider de jouer Snake en finesse, d’utiliser pleinement le côté infiltration ou de « se la jouer à la Rambo » en « dézinguant » tout ce qui se trouve sur son passage à coups deSOCOM, FA-MAS, PSG-1 et autres armes d’assaut du genre.Le principe est relativement simple dans son approche: Snake doit s’infiltrer dans le complexe nucléaire gardé par de nombreuses troupes armées. Si les soldats repèrent Snake, il sera préférable de leur échapper car lehéros sera vite asphyxié par leur surnombre. Pour se faire, il devra se cacher en utilisant les décors (sous un véhicule ou dans une caisse par exemple),en faisant diversion, en prenant les gardes par surprise avec une prise deself-defensepour les assommer et les mettre hors d’état de nuire. Il pourra notamment utiliser son arsenal pour mieux cerner les déplacements des gardes, avec àsa disposition : une paire de jumelles, une autre à vision nocturne, des lunettes thermiques, sa cigarette (le meilleur système anti rayon laser !) et son radar Soliton (non disponible dans les modes de difficulté supérieure). Le radar Soliton permet à Solid Snake de voir exactement la position des soldats dans l’endroit qu’il infiltre. Chaque soldat ou chaque caméra possède un champ de vision propre indiqué par un cône de couleur. Si Snake pénètre dedans, les gardes le repèreront et le prendront en chasse. Le jeu entrera donc dans le «mode alerte» pendant quelques secondes, le temps pour le héros de se cacher… Si les gardes le perdent
de vue, le «mode évasion» prendra la relève. Ces derniers se mettront à patrouiller pendant quelques longues secondes le temps de retrouver l’infiltré. S’ils ne le retrouvent pas, le jeu repassera en «mode normal» et les soldats ennemis reprendront leur patrouille habituelle. En outre, les gardes sont dotés d’une ouïe assez bonne. Il faudra donc veiller à ne pas marcher dans une flaque d’eau trop près d’eux pour ne pas éveiller les soupçons. De plus, ils seront très vigilants lorsqu’ils apercevront des traces de pas dans la neige et n’hésiteront pas à les suivre pour voir jusqu’où elles mènent.L’un des derniers points novateurs du gameplay est la possibilité de pouvoir s’adosser aux murs avec Snake. Le joueur aura l’entière liberté de scruter les mouvements des patrouilles pour se frayer un chemin à travers les lignes ennemies. Ainsi,Metal Gear Solidpossède sa propre façon de jouer. Un système bien particulier, extrêmement bien œuvré qui s’est vite imposé comme un pionnier du jeu vidéo. Certains lui reprocheront sa durée de vie un peu juste tandis que les autres aduleront sa replay-value. En sus de ses qualités intrinsèques, Metal Gear Solidest doté d’une jolie plastique. Les textures, bien qu’un peu ternes, grises et pixellisées, sontdétaillées et agréables dans l’ensemble. Le plus impressionnant reste sans nul doute tout le déluge de détails superbement intégrés comme les effets d’ombres et de lumières, les effets de fumée, de brouillard et de froid avec la neige,les traces de pas, les effets de serre […]; le tout agrémenté par une mise en scène impeccable, proche des grands films hollywoodiens. Un vrai bol d’air frais à cette époque où le jeu vidéo tournait autour de la moindre consistance. Mais là oùMetal Gear Solid se démarque complètement, c’est bien par lecharacter designMonsieur Yoji Shinkawa. Il donne forme aux personnages de inventés par Kojima d’une manière somptueuse en faisant ressortir leur particularité par son dessin. Chaque personnage est gracieux, classieux, déifiépar ce stylisme si singulier. Son coup de génie s’étend notamment sur le design de grande classe du Metal Gear Rex, prenant vie à chaque mouvement… Bref, sans le coup de pinceau de Shinkawa,Metal Gear Solid ne serait pas ce qu’il est devenu aujourd’hui.Graphiquement, le soft est donc une réussite pour le moins méritée en ayant réussi à transformer certains de ses défauts visuels par des qualités immuables. Enfin, du côté musical et sonore, le jeu alterne l’excellence avec le thème principal et le thèmefinal «The Best is Yet to Come», du très bon, du bon et parfois du moins bon au niveau des bruitages. C’est sûrement le seul point légèrement en retrait dansle jeu, peut-être dû aux limites du hardware, même si dans l’ensembleMetal Gear Solid affiche une bande son de très bonne qualité qui s’applique avec brio sur l’image. Les musiques des phases d’infiltration sont stressantes et pesantes, les musiques des phases d’action, qui reprennent souvent le thème principal du jeu, procurent un sentiment de puissance. L’ambiance générale des musiques est très «métallique »reprenant pas mal de sons «industriels »dans les compositions. Du très bon travail, somme toute. Il faut souligner, tout de même, que certains bruitages sont plus ou moins crispants comme lecélèbre «! » lorsque Snake est repéré. Metal Gear Solidest l’un des rares jeux devant lequel l’envie de s’incliner est aussi forte. Créant son propre gameplay, offrant un scénario ultra-complexe lové de métaphysique digne d’un vrai roman de science-fiction, doté d’un visuel alléchant et d’une bande son solide, il a marqué l’esprit des joueurs pour de longues décennies.K. VENTOLINI.
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