Xenogears, You shall be as gods

Xenogears, You shall be as gods

-

Documents
2 pages
Lire
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres

Description

Xenogears (ゼノギアス, Zenogiasu, en japonais) est un jeu vidéo de rôle développé par Square Co. sous la direction de Tetsuya Takahashi. Il est édité sur PlayStation par Square Co. en février 1998 au Japon, puis en octobre par Sony CE en Amérique du Nord.
Le jeu propose une trame narrative très recherchée, inspirée de plusieurs concepts de la philosophie moderne occidentale, chose presque unique dans le jeu vidéo commercial.
Malgré ce scénario complexe et abouti, le jeu rencontre le succès et se vend à plus 1,1 million d'exemplaires, principalement au Japon.

Sujets

Informations

Publié par
Publié le 24 novembre 2011
Nombre de visites sur la page 210
Langue Français
Signaler un problème
XENOGEARS(1998) / PlayStation "Je suis l'Alpha et l'Oméga, Le Commencement et la Fin, le Premier et le Dernier" Sorti en 1998, Xenogears s’est forgé une image vigoureuse grâce à son scénario, sa métaphysique, ses références et symboles qui font de lui, de nos jours, une véritable référence vidéoludique et pour certains un véritable chef-d’œuvre scénaristique. Qu’en est-il réellement ? Année 4767, l’Eldridge, un gigantesque vaisseau spatial de transport interplanétaire, abritant plusieurs millions de civilset de militaires, fut soudainement attaqué par le système Deus, transporté et scellé secrètement à l’intérieur,sa propre déclenchant libération. Lecapitaine de l’Eldridge décidad’évacuer, en vain, son vaisseauafin d’empêcher les morts de plusieurs centaines d’innocents. L’entité pritd’assaut le centre de contrôlele piratant et utilisa entoute l’artillerie possiblesur les innocents qui tentaient de se sauver. Perdant entièrement le contrôle du vaisseau, le capitaine mit fin au massacre en provocant l’autodestruction du systèmede l’Eldridge. Malgré cela, le système Deusle temps de dérégler les coordonnées afin que le eut vaisseau s’écrase sur une planète. A travers les décombres, une jeune femme survivantese levait, nue, en regardant le ciel avec lequel sa longue chevelure mauve se fondait. Année 9999, dans le petit village de Lahan, le jeune Fei Fong Wong se prépare au mariage de ses amis Timothy et Alice. Quelques longues heures avant le mariage, il eut soudainementune vision d’une attaque de robots de guerre sur Lahan en s’adonnant à sa passion : la peinture. Quelle est donc cette prémonition ? Ce résumé du début de Xenogears, bien qu’il soit insuffisant pour représenter correctement l’œuvre, permet d’apprécierl’un des points forts du jeu: ses références (cf : Eldridge, Deus, Huang Fei Hong). Tetsuya Takahashi a fabriqué son scénario autour de multiples symboles très importants de notre monde, de plusieurs mythologies, de diverses religions et croyances, de différents courants philosophiques en les adaptant à son œuvreet en les remaniant à sa guise. Une œuvre riche dans laquelle nous pouvons rapidement retrouver des idées métaphysiques précises sur la phénoménologie de l’esprit ou ladialectique qui constitue la réalité et son devenir, des penséesprécises sur l’autorité, le nihilisme, l’existence,la psychologie, des interprétations religieuses et bien d’autres.Xenogears place clairement la barre très haut. Takahashi s’est obstiné à développerdes références à travers son ouvrage, à travers la trame principale et les trames secondaires, à travers la métaphysique qu’il amise en place.C’est véritablement un coup de maître, mélangeant astucieusement invention, remaniement d’éléments historiqueset légendaires, philosophies diverses, en illustrant tout un tas de personnages qui apportent les uns après les autres leur pierre à l’édifice, qu’ils soient protagonistes principaux ou non. Néanmoins, la narration peut s’avérer parfois en deçà. Le jeu n’était pas la priorité de SquareSoft à l’époque puisqueFinal Fantasy VII monopolisait tout le monde dans la société. Le développement du jeu fut quelque peu calamiteux et força les équipes de développement à faire avec. Effectivement, cela se ressent lors du passage au second disque où le joueur passe la plupart de son temps devant un roman vidéo, à lire, à lire et à lire plus qu’à jouer. Malgré cela, l’extrême profondeur du jeu, riche en rebondissements et en détails, fait encore de Xenogearsà l’heure actuelle une référence en la matière. Peu de jeux peuvent se targuer d’égalerextraordinaire finesse scénaristique proposée par ce chef- cetted’œuvre. Un chef-d’œuvre scénaristique (littéraire ?), donc, maismoins vidéoludique…Côtégameplay, le jeu remplit correctement ses fonctions, même s’il n’a pas révolutionné le genrea posteriori, il a quand même apporté son lot d’innovations. La particularité deXenogears vient de son système de combat découpé en deux façons de jouer bien distinctes. Tout d’abord, les personnages peuvent se battre «normalement » à pied comme dans tous les autres jeux de rôle, néanmoins, le système possède une identité forte: chaque personnage possède des points d’action qui se répartissent en combo    (ex :+ + + + + ).Chaque touche correspond à un coup, ce qui en fait un système de combat plutôt dynamique où le joueur garde une part de liberté et de créativité dans ses choix, même si les combos se découvrent au fur et àmesure. Côté magie, Xenogearsne s’attarde pas vraiment dessus etne propose rien de bien transcendant. Le joueur privilégiera la plupart du temps les combos aux magies même si certaines d’entre elles sont bien sympathiques. Bien entendu, les objets n’ontpas été oubliés et il est très simple de boire une potion de vie en pleine bataille en parcourant les menus relativement accessibles et ergonomiques.
Enfin, l’autre phase de combat se déroule quant à elle en robot, à bord deGearscolossaux : vous pouvez les appeler en combat pour infliger des dégâts gargantuesques. Néanmoins, ils sont gourmands en essence et il faudra bien veiller à ne pas tomber en panne (grâce à la jauge d’indication) car ils deviendront complètement inutiles. En fait, ils consomment leur essence en déclenchant leurs attaques et leurs différents coups spéciaux dévastateurs. Les combats contre les autres robots peuvent parfois s’avérer très longs.Il faudra s’armer de patience et souvent établir une stratégie particulière pour battre tel ou tel boss. En effet, Xenogears est un jeu plutôt difficile et tortueux qui pourrait repousser les débutants. Lelevel design estplutôt bon dans l’ensemble même si certains niveaux sont plus irréguliers que d’autres. Ilfaudra parfois s’accrocher et y revenir à plusieurs reprises pour défaire une énigme ou un boss. Cependant, cet aspect renforce déjà sa bonne et agréable durée de vie, même si d u côté des quêtes annexes, c’est le calme plat.Comptez environ une soixantaine d’heurespour en arriver à bout. Graphiquement, il est clair que Xenogearsn’est pas un maître en la matière.Véritable point noir du jeu qui vient ternir ce tableau idyllique, les graphismes mélangeant 2D et 3D ainsi que des gros zooms pixélisés en guise de chargement font clairement pâle figure face à certains jeux sortis la même année, voire l’année d’avant.Il faut bien l’admettre, le jeu est plutôt juste graphiquement. Heureusement que les cinématiques splendidestypes japanim’rattrapent cette carence et donnent une impression positivedans l’ensemble. Point positif à souligner tout de même: la rotation de la caméra à la Grandia entièrement libre dans les phases de jeu. Dans les combats, la modélisation des robots est bonne, même si les décors respirent la pixellisation en excès. Les personnages donnent un sentiment d’être un peu plus détaillés que lorsqu’ils sont contrôlés dans le jeu. Par contre, le design général dusoft est excellent. Il y a un soin particulier apporté à chaque personnage et à chaque endroit. Du très bon travail, somme toute. Bref, ce n’est pas dansXenogears que les amateurs de qualité graphiquetrouveront leur compte, néanmoins, ils apprécieront l’effort accompli sur le design global et les cinématiques entièrement doublées. Un doublage partiel, certes, mais en 1998, il était ô combien rare de voir un jeu proposer des doublages et surtout de cette qualité. Sinon, du côté sonore, les bruitages sont plutôt bons dans l’ensemble. Rien d’extraordinaire non plus, mais laplupart des sons choisis rendent plutôt bien et ne crispent pas le joueur derrière sa télévision. Là où Xenogears tire son épingle du jeu une nouvelle fois, c’est bien au niveau des musiques qui permettent d’accroître évidemment la profondeur de l’atmosphèrequ’il dégage. Sans ces partitions, l’impact de l’ambiance sur l’univers du jeu en serait autrement. La composition de Yasunori Mitsuda est finement pensée, distillée et appliquée sur l’image. Par exemple, certains personnages possèdent leur propre thème, celui-ci leur fabrique une partie de leur personnalité, les fait réellement vivredans l’histoire. Leur thème musical est parfois aussi important que leur action, un vrai coup de génie. Mitsuda signe une très belle OST, remplie de qualités diverses, peut-être parfois irrégulières mais que nous pardonnerons facilement en écoutant nos pistes préférées ! Xenogearsest plus qu’une simple histoire, plus qu’un simple concept de jeu vidéo, c’est une œuvre aboutie sur le plan scénaristiqueet philosophique qui dépeint une ambiance d’acier, une bande son talentueuse et ungameplay facilement identifiable. Extrêmement profond, inventif et complexe, le jeu mérite subjectivement amplement le titre de chef-d’œuvre.Malheureusement, ses quelques petits défauts, ses travers de conception et ses graphismes tout juste assez bons ternissent un peu le tableau et ne lui permettentpas d’accéder à ce rang ultime, même s’il remplit pleinement son rôle d’un point de vue scénaristique. Xenogears est et restera tout de même une référence transcendante absolue. « Vous serez comme des dieux »
K. VENTOLINI.