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ARTS N° 356 du 24 avril 1952

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Admirez avec ce journal complet du magazine "ARTS N° 356" et admirez des années plus tard les actualités clés de cette époque du 24 avril 1952.
En exclusivité venez découvrir a la une de ce journal datant de 1952, les sujets inoubliables des nouvelles de cette époque :
-PICASSO EST MIS EN ACCUSATION
-SALVADOR DALI SOUHAITE QU'IL SOIT EXCLU DU PARTI COMMUNISTE
-JEAN GIRAUDOUX.

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Publié le 24 avril 1952
Nombre de lectures 21
EAN13 3607910112129
Langue Français
Poids de l'ouvrage 22 Mo

Toutes les semaines, les problèmes essentiels des Arts, des Lettres et des Spectacles
A Spectacles HITS *;
140, Faubourg Saint-Honoré - ELY. 21-1 5 2 4 a u 3 0 avril 1952. - N° 356. - 3 0 francs . Directeur : Georges WILDENSTEIN
Réunion à huis clos des peintres et sculpteurs progressistes UN IMPORTANT INÉDIT
..... .
i,:-: I Ridicule PICASSO
et grandeur est mis 19 de l'auteur en accusation dramatique
Salvador Dali nous dit: "Je souhaite que Pablo soit exclu
par Jean Giraudoux du Parti Communiste. Une grave équivoque prendrait fin "
le vestibule des générales, sur EUX lois règlent, si j'ose
parler ainsi, le statu t la pelouse de la maison de nova, député comm u n .1 s t e, e n substance, parce qu'elle l'heure où nous mettons D éternel de l'auteu r dra - campagn e d'un e actrice cé-chargé par le parti du con-me plaît et qu'elle est la seule sous presse, les peintres, A matique. lèbre, combien avons-nou s trôle des intellectuels, et Louis conforme à l'esthétique du sculpteurs et cri t i q u e s La première consacre la tris- rencontr é ainsi de ces cou-Aragon, écrivain, furent priés parti. » Les artistes ne s'étant d'art communistes, réuni s ples : Feydea u et Cassive, Ju -te et quelque peu ridicule si-dé veiller à l'application de pas ralliés à cette opinion, sous la présidence du député les Renar d et Suzanne Des-tuatio n de l'auteur vis-à-vis cette nouvelle directive. Le une réunion de « mise au Laurent Casanova, membr e prez, Réjan e et Maurice Don -de ceux de ses personnage s premier peintre qui s'engagea point » a été fixée à cet du « Bureau politique », « re- nay , la femm e légèrement dis-qu'il a réalisés et donnés a u après-midi. Les décisions qui dans ce combat — car dans considèrent le cas de Picasso théâtre . Autan t le personna - traite, l'homm e au x écoutes l'esprit du parti il s'agissait y seront prises — car il fau-et de l'ensemble des peintres et au x souvenirs, et bavard, ge encore sans rôle est docile bien d'un combat — fut An-dra bien choisir entre une re-du Parti non réalistes- » Cette e t interrogateur : il parlai t avec lui, familier, lui appar -dré Fougeron. Le terrain choi-lative liberté d'expression et crise fut déclenchée par no - de l'absente. tient, autan t un e fois passé si fut le Salon d'Automne de une absolue soumission au tre journal. a u publie il devient étrange r 1948 ; la toile, celle des « Pa-réalisme de propagande — Il y a quelques mois, An- et indifférent . Le premier ac -risiennes au marché ». Fou-mettront fin à une équivoque dré Breton publiait, dans nos teu r qui le joue figure le pre -geron ayant consulté Aragon, esthétique soigneusement en -colonnes, un article intitulé mier degré d'une série de ce dernier marqua son appro-tretenue, dont voici l'histori-« Pourquoi nous cache-t-on La seconde loi, corollaire et réincarnation s par lesquelles bation. Les milieux intellec-que : la peinture soviétique ? » inverse, consacre la merveilleuse il s'éloigne de plus en plus tuels du parti, fort réticents, situation de l'auteur dramati-Cette étude était illustrée de de son auteu r et se dérobe à furent alors l'objet de cou- que vis-à-vis de son époque •4 reproduction de tableaux rus- lui pour jamais . C'est d'ailleurs Le réalisme pes sombres, de mutations et de ses événements, et lui ses inédits en France et qui vrai de la pièce dan s son en - indique son rôle. Et ma voici dans l'appareil de presse, no -ressortissaient beaucoup plus semble. A parti r de la pre - bien obligé, si je veux être vrai, mination de nouveaux criti-de la photographie de propa- socialiste mière représentation, elle est do dégager mes confrères et moi-ques, les anciens refusant gande que de l'art. même de toute fausse modestie. au x acteurs, et l'auteur qui l'apologie de ce genre. Plu-Pendant de longues années, Aragon répliqua, dans Les Ce î-écitant, qui dans la pièce rôde dan s les coulisses est un e sieurs conférences tenue s n'est qu'une voix, sans personna-Lettres françaises, par une le parti communiste évita de espèce de revenan t détesté tant à Montreuil qu'à la salle lité. sans responsabilité, impla-prendre une position en ce série d'articles encensant le des machinistes s'il écoute ou de Salrtt-Germain-des-P r é s, cable, mais historien et vengeur, qui concerne la peinture. Il le style « calendrier des postes » est indiscret ; à parti r de la il existe dans l'époque en chair s'avérèrent inefficace s à fit en 1946 lorsque Jdanov, qui est le seul admis de l'au- centième, surtout si elle est et en os ; il est l'auteur drama-prouver la valabilité de cette par son long discours au Ko-tre côté du rideau de fer. tique lui-même. Pour tous les bonne, elle est a u public. doctrine de la ressemblance minform, devint le théoricien Certains critiques d'art com- écrivains de théâlre dignes de ce k . L'auteur dramatiqu e n e pos-photographique dans le cadre nom, il faut pouvoir dire, quand d'un réalisme socialiste tant munistes s'inquiétèrent et de - sède vraimen t en propr e que des préoccupations militaires, ils paraissent : Ajoutez l'archan-dans la littérature que dans mandèrent des explications à ses mauvaises pièces. L'indé-SALVADO R DALI devan t s a « Crucifixion » acquis e por la « Glasgow Corporation » . ge ! Il est vain de croire qu'une la musique et la peinture. Helen e TOURNAIRE , Aragon. « Je montre cette pendanc e de ceux de ses per -La semain e prochaine , nous publieron s un e intervie w exclusive du peintr e pa r Claud e Benedick el
(.Suite page 4) peinture réaliste, répondit-il En France, Laurent Casa- (Suite en page 10.) manifest e sur le réalisme socialist e qu e DALI rédig e actuellemen t pour les lecteurs d'ARTS . sonnages qui ont réussi est
totale, la vie qu'ils mènent ,
e n province, en Amérique, est
u n déni constan t de leurs
obligations filiales e t alors Dans ce numéro
que le héros de vos roman s Le Salon des Indépendants
vous suit partou t en vous ap - Lettres pelan t père ou papa , celui qui s ouvre cette semaine voit naître un schisme violent d'entr e eux que vous rencon -
Un e nouvell e tre z pa r hasard , comm e cela
d e m'est arrivé, à Carcassonne qui le prive de ses meilleurs éléments VLAMINC K ou à Los Angeles, vous est de -
venu totalemen t étranger . « Le poèt e casqu é »
C'est beaucoup pour les puni r
A guerre des SaJons prend, tement, ils. ne tiennent pas à elle s'adresse à un peintre qui La chronique de cette indépendanc e que cette année, une acuité dan- suivre l'exemple, qu'il s'agisse de la mérite et qui en a bssoin ? Je de Gœthe , que Claudel, que tan t L gereuse pour le.r existence M. Thiéba'-lt-Scisscn ou de M. veux bien que les Indépendants, MARCE L ARLAN D d'autre s refaisaien t une ver-même, et il est csrtain que si l'on Vauxcelles, qui n'ont jamais rien par souci d'équité, aient décidé
n'aboutit pas bientôt à une for- sion nouvelle pour leurs hé -découvert dans les Salons, ni ail- d'adopter l'ordre alphabétique Duo par
mule de Salon unique — que leurs- une année sur deux seulement, roïnes préférées : en vain. La CLAUD E MARTIN E œous avons d'ailleurs préconisée mais c'est bien alors qu'ils ne La formule des Salons multi- nouvelle Marguerite, la nou - et dans ce journal depuis des an- sont pas tellement sûrs de la ples est, nous l'avons dit, une velle Hélène, ou la nouvelle nées — la disparition des di- JACQUE S LAUREN T valabilité de cet ordre alphabé-formule périmée. On de'pîace le Violaine, n'étaien t pas moin s verses expositions collectives sera tique. Esthétiquement, l'ordre & public cinq ou s.ix fois par an Un inédit de prompte s à les abandonner . m un fait accompli d'ic peu. m alphabétique n'est pas défenda-pour voir les mêmes poissons ROBERT DESNOS J'ai assisté à un e représenta -« Les Indépendants, qui s'ou- ble. Paire hi rler le rouge du ta-rouges tourner dans le même
bovrent cette semaine, ont vu bleau de M. A... à côté du violet tion de L'Annonce faite à Ma-ca>. Les gens des Indépendants Tous les livres : i triompher en comité les parti-: S du tableau de M- B... n'a jamais, rie avec Claudel. Ce jour-l à sont, pour la plupart, les mêmes por sans de l'ordre alphabétique. été un système recommandé au que ceux du Salon d'Automne. Il cette indication a joué d u JACQUE S PEUCHMAUR D C'est-à-dire qu'au lieu de grou- point de vue de l'harmonie.-y en a d'autres qui appartien- moin s en m a faveu r : la piè-per les peintres par tendance nent au Salon tout court, d'au- Mais toutes ces questions ne ce, ai-j e remarqué , était in -* selon les salles, ils se succéde- tres au n d'Hiver, d'autres seront réglées que lorsque les ront selon l'ordre qu'ils ont au nimen t plus à moi qu'à lui. Spectacles au Salon de Mai. Dans l'année, présidents des divers Salons au-catalogue. Ce n'est certes pas Combien d'auteur s sont on a donc l'occasion de voir ront enfin tenu cette conférence une formule nouvelle, puisqu'elle obligés de recherche r sur une cinq fois le même artiste, et l'on que l'on attend et dont sortira Le Théâtre f'-'t à l'origine de la société et peut s'estimer hecreiux quand il enfin le « Salon de l'Art fran- actrice ou u n acteur la mé - par que Matisse, Signac, Vlaminck, consent encore à changer sa çais contemporain » qui drainera moire ou le refle t de la fille GEORGES NEVEUX Luce, ceux qu'on appelait alors toile, (jette rivalité des sociétés, à lai les. visiteurs éparpillés de et du fils évadés, comm e d'au -les révolutionnaires de la pein- sous le prétexte de la démocra- tous les autres, pour la plus Les Films ture, l'avaient appliquée, si. en tres parents , dan s une vie tie, cause plus de mal que de grande gloire de la peinture d'au- par leur temps, cola n'avait guère plus quotidienne, le fon t sur bien à la peinture : multiplica- jourd'hui. NIN O FRAN K d'importance puisque les indé- un e bru et sur un gendre... tion des frais, multiplication des
pendants étaient en fait un Jean BOURET. tendances, assez indéfinies d'ail- A la terrasse du Weber, dan s et groupe de peintres de la même leurs, climat désagréable pour Décor d'Anton i Clav é pour « Dom Perlimplin » . Ce t opéra , (livret de Federico Garci a Lorca, mu - tous les renseignements tendance et de valeur sensible-, tout le monde. ? siqu e d e Rietti) ser a représent é dan s un e mis e e n scèn e de Yves Robert, à l'occasion du festival sur le ment égale, cela en a beaucoup' eorganisé par l'Œuvre du XX siècle. Festival de Cannes maintenant parce que les Salons
ont baissé de ton et qu'une Nous demandons Notre débat quantité d'éléments médiocres so
mêle aux éléments de qualité sur la Télévision
pour faire un mélange d'allure le Salon Unique et très moyenne, voire même en
dessous de la moyenne. Pour tous les programmes ARTS présente un débat A quoi riment, cette année, les protester contre ce succès des du Théâtre et des Cinémas Indépendants démantelés ? cer -alphabètes, une centaine
d'artistes, l'on dira que le Salon ac tes a décidé de ne plus accrocher.
Mai, avec son choix arbitraire, Un comm. niqué a été alors
réles évictions que l'on com:ait Arts capital sur la télévision digé par les partisans do
l'alphadéjà, sa politisation, ne fait pas bétisme, et, chose curieuse, ce Les chroniques mieux. Mais ce n'est pas une m communiqué a transposé le pro- de raison pour absoudre l'un et é la suite de l'échec de tées et un dialogue s'est ébau- 3) Quelles formules nouvel- blème sur le plan de la critique,
condamner l'autre. Lorsque Cher-ché, qui, selon le souhait les s'offrent aux auteurs ? à l'aide du paragraphe que jç.. MAC-ORLA N A l'expérience télévisée du
yl':. r.i^nant pied courageuse-cite ici : « On a voulu nous p »•- SEVERINI commun, doit aboutir à un « Profanateur », nous 4) Quel est le plan de déve- ment dans le vieux Salon de la suader que la critique t t ti'ou. échange de vue entre tous les JEAN BOURET avions publié la semaine der- Nationale des Beaux-Arts, lui loppement envisagé par les rait déco, ragée par le nombre de CLAUDE GREGORY professionnels des arts du nière le témoignage de Thier- amène un sang jeune par le responsables de la télévision ? salles à parcourir. Nous pensons spectacle, pour la définition ry Maulnier, qui, au-delà de choix de ses camarades, c'est seulement que les grands anciens La Semain e à l'Hôtel Drouo t
du statut artistique de la té- D'autre part, nous avons peut-être lui qiui a raison en fin ses réactions d'auteur, posait de la critique se sont complus à e t de compte. Pourquoi, en effet, ne reçu du syndicat des acteurs, le problème des rapports de la lévision. chercher et à découvrir les
taconcevrait-il pas un unique Sa- toute s les mis en cause par l'article de lents hors des salons carrés. » télévision et du théâtre. Notre initiative a ainsi per- lon où toutes les tendances se- expositions Thierry Maulnier, une décla- raient représentées de façon mis de créer un climat favo-Pour situer le débat sur son à ration que nous publions, et égale et où la question serait vrai plan et concilier les posi- rable et de poser les problè- Une formule périmée PARI S dont le ton au-delà de la po- réglée une fois pour toutes des tions en présence, « Arts » a mes essentiels de ce futur sta- lémique, rejo'int l'esprit même Ce que vient faire la critique, locaux disponibles cinq fois l'an ? tut- • pris l'initiative d'organiser un qui se dégage de notre entre- en l'ocourence, on se le demande. Le Salon des Indépendants, qui
entretien, enregistré au ma- Et pour deux raisons : d'abord se veut sans j :ry ni récompense, tient en affirmant la nécessi-1) Dans quelles mesures les La Mod e gnétophone, entre MM. Jean a, en réalité, un jury puisque parce que la critique ne s'im-acteurs peuvent-ils exercer té d'une collaboration efficace
misce pas dans la constitution 2.000 personnes à peu près y at- par Arnaud, directeur général de un droit de regard sur une entre les représentants de des Salons, qu'elle laisse les tendent leur entrée et qu'elles la Télévision, André Vigneaux, Lucien FRANÇOIS tous les arts du spectacle. retransmission ? peintres libres de s'organiser et ne sont pas satisfaites par suite, directeur artistique, Marcel qu'elle n'est là que pour porter dit-on. du mannue de place. Il e t le billet 2) Les directeurs de salles de L'Herbier, Jacques Hébertot, Détail d'u n tablea u d u Douanie r Rousseau qu e vien t d'acquéri r le un avis sur les œuvres ; ensuite a aussi sa récompense, c'est
spectacles doivent-ils redou- d e Thierry Maulnier, Jean Dar- Musé e du Louvre. On retrouver a cett e œuvr e dan s un film d'ar t qu e parce qu'il est un peu enfantin l'entrée dans la compétition.
ter le développement de cet En page 12, notre entretien sur cante. Ainsi, les opinions en de parler à des jeunes des grands D'autre part, la récompense est- Lo Duc a a consacr é a u Douanier , et qui est actuellemen t projet é Lise DEHARME
art tout neuf ? la Télévision. anc.ens de la critique dont, jus- elle tellement condamnable quand présence ont pu être confron- a u Ciném a d'Essai.