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Y. GROSSET, Le nouveau CNOSF à la conquête d'une France sportive

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Y. GROSSET, Le nouveau CNOSF à la conquête d'une France sportive

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Ajouté le : 21 juillet 2011
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Le nouveau CNOSF à la conquête d’une France sportive       Yoan Grosset Doctorant – UFRAPS de Grenoble I Laboratoire SENS-EA 3742, France
       Mots clés : CNOSF, Valeurs Olympiques, Politique Sportive.  L’espace du sport français apparaît comme le lieu où différents acteurs dont les intérêts sont souvent contradictoires sont en interaction. En effet, chacun tente de s’approprier l’organisation et la gestion de la politique sportive en France amenant à faire du sport un enjeu de pouvoir 1 . Par ailleurs, le concept d’autonomie relative met en exergue l’interdépendance existante entre les sphères qui agissent dans l’élaboration et l’organisation du sport en France et de sa politique 2 . Ainsi, toutes sont liés les unes aux autres : l’Etat finance le mouvement sportif ; et ce dernier met en place la politique sportive envisagée par les Pouvoirs Publics. Le pouvoir de la gestion et de l’organisation du sport est réparti entre ces acteurs où chacun tente d’acquérir un poids plus important dans les politiques à mener. Ainsi, la distribution du pouvoir n’est pas figée et les réorganisations régulières des structures du sport français témoignent en autre d’une nouvelle répartition de celui-ci. Bien que l’organisation du mouvement sportif français apparaisse stable et se structure à l’image d’une pyramide : les clubs sont à la base, viennent ensuite les fédérations, et enfin les institutions constituées par le regroupement d’une partie ou de l’ensemble des fédérations à l’image du Comité National des Sports (CNS), du Comité Olympique Français (COF) et du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF). Ces derniers chargés de représenter le mouvement sportif en France ont connu de profondes évolutions dans leur configuration depuis leur création. Ainsi, après une phase de « politique commune » à l’ensemble des fédérations, sous l’égide d’un organisme unique, succède une phase caractérisée par une séparation du mouvement sportif 3  où les fédérations olympiques sont regroupées dans un Comité Olympique Français (COF) et où le Comité National des Sports (CNS) regroupe la majorité des fédérations sportives en France 4 . La scission de ces deux organismes témoigne du désir de différencier leurs rôles et leurs attachements politiques. En effet, le premier est sous l’autorité du Comité International Olympique (CIO) et chargé des affaires olympiques ainsi que de la promotion de                                                  1  La définition de ce terme « pouvoir » peut être esquissé en formulant que « Le mot « pouvoir » en français signifie à la fois le nom « pouvoir » [synonyme d’autorité] et le verbe « pouvoir » ou « être capable ». Avoir le pouvoir revient à être capable de faire exécuter ce que l’on souhaite, à obtenir des résultats, ainsi que les actions et les décisions qui les précèdent. » In MINTZBERG H., Le pouvoir dans les organisations , Paris, Editions d’organisation, 1986, p.39. La pluralité du sens de ce terme s’illustre dans le cadre de notre étude. 2 Nous renvoyons à la note de synthèse de J. MARCHAND in Les cahiers de l’Université Sportive d’Eté n°10, Le sport dans tous ses pouvoirs , Talence, MSHA, 1996,  p.156. 3  Cette initiative s’inscrit dans l’article 25 de la Charte Olympique qui demande l’indépendance des CNO face aux pressions quelconques, notamment économiques, politiques et religieuses pour éviter ce qu’appelait A. MASSARD, président du COF à cette époque, « les empiètements de l’Etat ». 4  Le 27 mai 1911, c’est au sein du CNS créé depuis 1908 qu’est créé le COF.
 
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