les études du CNC novembre 2013
l’exportation des fi lms français en 2012
                       Cette étude a été réalisée en collaboration avec Unifrance films.  
Unifrance films 13, rue Henner - 75009 Paris Tél. : +331 47 53 27 31 http://www.unifrance.org  Matthieu Thibaudault  
 
Centre national du cinéma et de l’image animée Direction des études, des statistiques et de la prospective 12, rue de Lübeck 75784 Paris cedex 16 Tél : 01.44.34.38.26 Fax : 01.44.34.34.55 www.cnc.fr  Fanny Beuré, Catherine Jouen, Benoît Danard   Nous remercions les sociétés qui ont accepté de participer à l’enquête, les associations professionnelles ainsi que les organismes du secteur pour leur précieux concours.
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L’exportation des films français en 2012 
Sommaire
Définitions et méthodologie ................................................................................................... 4
Synthèse ............................................................................................................................... 6
I.
II.
A.
B.
C.
D.
E.
a.b.
III.
IV.
A.
B.
C.
Les entrées des f enilms français à l’étranger 2012................................................... 9
L’exportation de films ................................1.5................................................................
Films français / Films étrangers .................................................................................15
Films récents / Films de catalogue.............................................................................17
Droits cédés...............................................................................................................18
Dépensesdes entreprises pour l’exportation des films français.................................19
Répartition géographique des recettes ......................................................................20
Les quinze principaux marchés du cinéma français à l’exportation .02........................ Répartition géographique des recettes ...................................................................21
Les sociétés d’exportation de films français ...........................................................39....
Les coproductions internationales..............................................................................42
Investissements français et étrangers dans les coproductions françaises ..................42
Les investissements étrangers selon la provenance géographique ...........................43
Les 15 pays investissant le plus en coproduction dans les films français en 2012 .....44
Annexe : classement des pays selon le nombre de films achetés ........................................46
 
 
 
L’exportation des films français en 2012 
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Définitions et méthodologie 
 En 2004, le Centre national du cinéma et de l’image animée(CNC) a mis en place un outil statistique permettant d’évaluer les recettes à l’exportation des films français. Le CNC a associé Unifrance films,l’ADEF (Association des exportateurs de films) et l’IFCIC (Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles) à la définition des modalités de recueil des données et des traitements à réaliser.  Depuis 2004, cette étudeannuelle résulte d’une double démarche. En premier lieu, un questionnaire est envoyé aux sociétés exportant des films français. En 2012, 23d’entre elles ont déclaré des recettes liées à l’exportation de films français ou étrangers. Parallèlement, des entretiens individuels sont menés auprès d’un échantillon de vendeurs internationaux afin de comprendre la nature et les difficultés de l’activité d’exportation et de recueillir leur perception de l’évolution des marchés.  Les analyses qui suivent concernent exclusivement l’exportation des longs métrages cinématographiques. L’examen détaillé des recettesest mené sur les films français. Ces derniers sont définis comme les films d’initiative française (incluant donc les coproductions majoritaires) et les coproductions minoritaires françaises. Cette définition peut inclure des films tournés en langue étrangère. La notion de films étrangers regroupe tous les films non considérés comme français selon la définition ci-dessus.  Les recettes en provenance de l’étranger prises en compte dans l’étudesont celles effectivement encaissées au cours de l’année 2012. Compte tenu de l’important décalage entre lasignature des contrats et leur paiement, ces recettes se rapportent en majorité à des ventes effectuées en 2010, 2011 et début 2012. Ainsi, les résultats présentés ne reflètent-ils pas l’activité des sociétés d’exportation en 20que ces sociétés ont réalisées au cours des deux12, mais plutôt les ventes années précédentes. Les encaissements de recettes correspondent essentiellement aux recouvrements de minima garantis payés par les distributeurs étrangers. L’écart régulièrement constaté entre les données du CNC et cellesd’Unifrance filmss’explique par un périmètre d’analyse différent. films Unifranceles recettes aux guichets des salles des films comptabilise sortis en 2012, tandis que le CNC prend en compte les encaissements nets, tous modes dexploitationconfondus, réalisés par les exportateurs en 2012, sur des films sortis en salles en 2012 ou antérieurement.  Les ventes concernent autant la vente « tous droits» (c’est-à-dire salles, télévision, vidéo, VàD, télévision de rattrapage) que les cessions des seuls droits « salles », « télévision », « vidéo », « VàD » ou « télévision de rattrapage». Les résultats de l’enquête permettent de détailler la répartition des recettes selon les zones géographiques d’exportation.Cette étude distingue également les recettes encaissées pour les films français de catalogue (définis, pour 2012, comme les films produits avant le 1er janvier 2009) et les recettes encaissées pour les films français récents (définis, pour 2012, comme les films produits après le 1er janvier 2009). Depuis 2010, le questionnaire envoyé aux exportateurs a été enrichi de deux questions relatives
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L’exportation des films français en 2012 
à l’exportation des films français. D’une part, une question sur le montant de recettes selon le type de droits cédés ; d’autre part, une question sur le type de dépenses engagées pour l’exportation des films. Toutes les sociétés n’ayant pas répondu à ces nouvelles questions, les éléments d’analyses restitués dans cette étude sur ces deux points sont à considérer avec la plus grande prudence.  Les flux financiers drainés par les films français entre la France et l’étranger peuvent également être appréhendés sous un autre aspect : celui de la participation de partenaires étrangers au préfinancement de films français sous forme d’apports en coproduction. Acet effet, l’étudeest, depuis 2010, complétée par une partie sur les coproductions internationales. Les données présentées portent sur les films français ayant obtenu l’agrément du CNC,l’année de référenceétantcelle de l’agrément des investissements. Les données présentées dans cette partie émanent du CNC et sont issues de dossiers d’agrément.
 
 
L’exportation des films français en 2012 
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Synthèse
 Pour la dixièmeCentre national du cinéma et de l’image animée (CNC)année consécutive, le publie les statistiques d’exportation des œuvres cinématographiques, en collaboration avec Unifrance films,des exportateurs de films) et l’IFCIC (Institut pourl’ADEF (Association  le financement du cinéma et des industries culturelles).  
Plus de 200 M€ de recettes d’exportation des films français  En 2012, les recettes d’exportation des films français atteignent 211,3M€, soit une progression de plus d’un tiers (+34,9 %)par rapport à 2011. Il s’agit du plus haut niveau depuisdix ans, date de mise en place del’étude. Les recettesà l’exportation des films français en 2012sont 1,4 fois supérieures à la moyenne observée sur la décennie (153,9 M€) et en augmentation de +22,4% par rapport à 2010, année du précédent record. Sur la période 2003-2012, elles augmentent en moyenne de 6,1 % par an.  Parallèlement à la hausse des encaissementsd’exportation des films français, la fréquentation desfilms français à l’étranger de façon spectaculaire en 2012. En effet, selon progresse Unifrance films, les films144,1 millions d’entrées à l’étranger, soit unefrançais réalisent progression de 93,8 % par rapport à 2011 et un niveau largement supérieur au précédent record de 2008 (83,0 millions d’entrées).En 2012, les films français ont réalisé plus de 226,1 millions d’entrées, France et international confondus (163,2 millions en 2011). Les recettes aux guichets des salles augmentent plus fortement encore (+103,1%) à 888,5 M€, soit le plus haut niveau de la décennie.L’écart entre les données du CNC et celles d’Unifrance filmss’explique par un périmètre d’analyse différent.Unifrance films comptabilise les recettes aux guichets des salles des films sortis en 2012, tandis que le CNC prend en compte les encaissements nets réalisés par les exportateurs en 2012, tous droitsd’exploitation confondus, sur des films sortis en salles en 2012 ou antérieurement.  Recettes d’exportation selon la nationalité des films (K€) évol.  2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 12/11 (%) films français¹ 123 641 141 226 153 151 170 349 131 444 141 344 136 905 172 626 156 710 211 331 34,9 films étrangers 61 884 82 148 86 392 78 608 62 688 48 291 89 564 91 844 76 489 89 605 17,1 total 185 525 223 374 239 543 248 957 194 132 189 635 226 469 264 470 233 199 300 936 29,0 ¹Incluant les coproductions minoritaires et majoritaires françaises. Source : CNC.  En 2012, les recettes d’exportation de films étrangers progressent également : +17,1 %, à 89,6M€. Les ventes de films étrangers à l’international représentent 29,8 % des recettes d’exportation de films des sociétés françaises en 2012, soit un recul sensible de 3,0 points par rapport à 2011.    
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L’exportation des films français en 2012 
En 2012, les recettes à l’exportation des filmsfrançais « récents » (produits après le 1er janvier 2009) représentent 186,1 M€, soit une augmentation de 43,1 % par rapport à 2011 et le plus haut niveau observé sur la décennie.Les recettes de ventes à l’étranger des films français « de catalogue » (produits avant le 1er janvier 2009) diminuent, en revanche, de 5,4 %, à 25,2 M€.  Structure des recettes d’exportation selon la date de production des films français (%) 
100 80
60
40 20
0
22,8
77,2
2003
21,8
78,2
2004
19,8
80,2
2005
14,2
85,8
2006
14,3
85,7
2007
11,8
88,2
2008
11,4
88,6
2009
13,5
86,5
2010
17,0
83,0
2011
11,9
88,1
2012
films récents films de catalogue   Films produits après 2000 pour l’année 2003, après 2001 pour l’année 2004, après 2002 pour l’année 2005, après 2003 pour l’année 2006, après 2004 pour l’année 2007, après 2005 pour l’année 2008, après 2006 pour l’année 2009, après 2007 pour l’année 2010, après 2008 pour l’année 2011 et après 2009 pour l’année 2012. ² Films produits avant 2000 pour l’année 2003, avant 2001 pour l’année 2004, avant 2002 pour l’année 2005, avant 2003 pour l’année  2006, avant 2004 pour l’année 2007, avant 2005 pour l’année 2008, avant 2006 pour l’année 2009, avant 2007 pour l’année 2010et avant 2008 pour l’année 2011 et avant 2009 pour l’année 2012. Source : CNC.  Des recettes d’exportation des films français en progression dans toutes les zones géographique   En 2012, les recettes d’exportation des films français progressent sur toutes les grandes zones géographiques.  L’Europe de l’Ouest reste la principale zone d’accueil pour le cinéma français avec 42,8 % des recettes totales de 2012(90,5 M€, soit +36,8 % par rapport à 2011). Les recettes d’exportation des films français en Allemagne continuent de progresser en 2012 (+72,3 % à 34,6M€).En 2012, lesexportations en direction d’Italie atteignent 9,1 M€en 2012, soit le double de 2011. Les recettes générées par la ventes de films français en Suisse (hors région germanophone) augmentent également : +108,8 % par rapport à 2011, à 9,0 M€. En 2012, les exportations de films français en Amérique du Nord progressent de 35,2 %, à 60,5M€(soit 28,6 % des recettes totales). Le territoire « Etats-Unis + Divers Monde » occupe la première place du classement des territoires d’exportation des films français, avec 37,9 M€ de recettes (+71,2 % par rapport à 2011). Les recettesonti ortaexpdde films françaisen provenance d’Europe centrale et orientale progressent de 40,9 % en 2012, à23,6 M€(11,2 % du total). Les recettes générées par la vente de films français en Russie augmentent de 48,6 % en 2012,à 12,0 M€. Les exportations en direction de l’Asie se redressent en 2012 (+27,6 % à 15,3 M€) et composent 7,2 % des recettes. Après la forte baisse observée au Japon en 2011 (en relation avec la catastrophe naturelle éprouvée par le pays en mars 2011), les encaissements comptabilisés en 2012 restent stables (-0,3 %), à 6,6 M€. 
 
L’exportation des films français en 2012 
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Géographie des recettes d’exportation en 2012 (%)
Moyen- Divers 2,0 Orient 1,9 Océanie 1,6
Amérique latine 4,5
Asie 7,2
Europe centrale et orientale 11,2
Afrique 0,3
Europe de l'Ouest 42,8
 
Amérique du Nord 28,6 Source : CNC.  Les sociétés d’exportation defilms français  En 2012, les trois premières sociétés d’exportation concentrent 64,6 % des recettes encaissées pour la vente de films français à l’étranger (64,2 % en 2011). Quatre entreprises réalisent plus de10 M€ de recettes en 2012 (cinq en 2011) et captent 71,8 % des recettes totales des films français à l’étranger (83,0 % en 2011). En 2012, 7 sociétés déclarent moins de 1 M€ de recettes d’exportation de films français (comme en 2011) et totalisent 1,1 % des encaissements (2,0 % en 2011).  
De nombreuses coproductions internationales  
129 films français sont coproduits avec 37 pays différents en 2012 (120 avec 38 partenaires en 2011), soit le plus haut niveau de la décennie. En 2012, les films de coproduction internationale composent 46,2 % de l’ensemble des films agréés, contre 44,1 % en 2011. Les investissements étrangers dans les films de coproduction internationale s’établissent à 316,8 M€, soit une baisse de 2,9 % par rapport à 2011. En 2012, les pays d’Europe de l’Ouest apportent 256,6 M€ dans 105 films (73,8 % du total en valeur); les investissements en provenance d’Amérique du Nord atteignent 20,8 M€ (répartis sur 5 films) et ceux en provenance des pays d’Europe centrale et orientale représentent 17,2 M€ (17 films).  
La Belgique est le pays qui investit le plus en coproduction avec la France, à hauteur de 84,7 M€ en 2012 (+66,7 % par rapport à 2011). Avec 42,1 M€ investis en 2012 (-10,8 % par rapport à 2011), l’Italie occupe la deuxième place du classement des pays coproducteurs. L’Allemagne est lcoproduit avec la France en 2012 avec un apport de 36,1 M€ (soite troisième pays ayant le plus une diminution de 8,4 % par rapport à 2011). En 2012, les cinq premiers pays apportent plus des deux tiers (67,5 %) du montant total des investissements en coproduction en provenance de l’étranger. 
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L’exportation des films français en 2012 
I. Les entrées des films français àl’étranger en 2012   Les résultats des films français dans les salles étrangères sont collectés par Unifrance films dans le cadre de sa mission de suivi économique du cinéma français à l’étranger.Les données proviennent d’organismes officiels ou professionnels, de sociétés spécialisées, des distributeurs et des attachés audiovisuels. Elles prennent en compte les filmsfrançais au sens de l’agrément du CNC et concernent 82 pays. Les films se classent en deux catégories : les films à financement majoritaire français (films dits d’initiative française) et les films à financement minoritaire français. Les résultats des films minoritaires français ne sont pas pris en compte dans le pays où ils sont majoritaires.  
En 2012, 414 films français réalisent 144,1millions d’entrées à l’étranger, soit une progression de 93,8 % par rapport à 2011 et un niveau largement supérieur au précédent record de 2008 (83,0millions d’entrées). Les recettes aux guichets des salles augmentent plus fortement encore (+103,1 %) à 888,5M€, soit le plus haut niveau de la décennie. Ces résultatsensl xceptione s’expliquent d’abord par lesexcellentes performances de trois titres :Taken 2(47,3 millions d’entrées),nIotcuahlbse (31,4 millionsd’entrées) etThe Artist millions (13,7d’entrées), qui concentrent à eux seuls 62,6 % de la fréquentation globale des films français dans les salles étrangères.uctoblhaesnIest le plus grand succès en langue française à l’international, porté par l’audace des distributeurs étrangers qui ont sortis cette comédie sur des combinaisons habituellement réservées aux très grosses productions.The Artistdétient, pour sa part, le record du film français le plus récompensé de tous les temps. Enfin,Taken 2 affiche la meilleure performance jamais enregistrée par une production française hors de l’Hexagone: sorti dans 79 pays, il a rassemblé 15 millions d’entrées de plusque le premier opus de la saga.
Parallèlement, le nombre de films français programmés sur les écrans étrangers continue d’augmenter en 2012, avec 5titres (501 titres en 2011, 425 en 2010).67  Entrées des films français à l’étranger (millions) 
200 150 100 50 0
48,2
2003
49,9
2004
77,0
2005
62,8
2006
71,7
2007
83,0
2008
Source : Unifrance films (données mises à jour pour les années antérieures).
 
67,2
2009
L’exportation des films français en 2012 
60,0
2010
74,3
2011
144,1
2012
9 
Recettes guichets des films français à l’étranger (M€) 
1000,0 800,0 600,0 400,0 200,0 0,0
248,1
2003
241,9
2004
387,9
2005
331,9
2006
353,9
2007
415,1
2008
Source : Unifrance films (données mises à jour pour les années antérieures).  
Répartition géographique des recettes  
350,4
2009
338,5
2010
437,5
2011
888,5
2012
Générant 37,1 %des entrées des films français à l’étranger (-1,5 point par rapport à 2011), l’Europe occidentalereste la première zone consommatrice de films français en salles. Le cinéma français enregistre un record de fréquentation dans 14 territoires de la zone. Seule la Belgique reste stable en 2012 (+0,5% à 3,7 millions d’entrées), après une année 2011 marquée par les très bons résultats deRien à déclareret d’hcbatnuoIels. En 2012, douze films français ont cependant dépassé les 100 000 entrées sur le territoire belge. Les résultats des films français en Suisse progressent de 40,5 % en 2012, à 2,8 millions d’entrées. Avec 1,4 million d’entrées, Intouchables est devenu le deuxième plus grand succès en salles du pays, derrièreTitanic. En Allemagne, la fréquentation des films français progresse très fortement (+136,9 % à 15,0 millions d’entrées). 14 films y ont enregistré plus 100 000 entrées, dontsept titres plus de 300 000 entrées. Parmi eux,Et si on vivait tous ensemble (404 000 entrées) etle Cochon de Gaza (144 000 entrées).Ilaebschount 8,9 millions atteintd’entrées en 2012, soit plus à lui seul que l’ensemble des films français sortis en Allemagne en 2011et la plus forte fréquentation étrangère pour le film. La fréquentation des films français au Royaume-Uni enregistre en 2012 une hausse de 156,6%, à 8,0 millions d’entrées.Taken 2 etThe Artist sont devenus les deux plus grands succès français recensés sur ce territoire depuis le début des années 2000, avec respectivement 4,0 millions et 1,6million d’entrées.  
Autour de la Méditerranée, les marchés espagnol, italien et grec, pourtant en perte de vitesse, ont offert de nombreux succès au cinéma français. La fréquentation des films français progresse de 55,7 % en Espagne, à 6,7 millions d’entrées (dont2,6 millions pour Intouchables, plus grand succès français jamais enregistré). 13 films français dépassent les 100 000 entrées en Espagne dontDans la maison(206 000 entrées),la Délicatesse,les Femmes du 6e étageetles Neiges du Kilimandjaro(plus de 150 000 entrées chacun). En Italie, le cinéma français cumule 7,0 millions d’entrées en 2012 (+49,8 % par rapport à 2011) ; 14 films enregistrent plus de 100 000 entrées dontAmour,le Prénom etles Petits Mouchoirs. En Grèce, les films français réalisent un million d’entrées, trois films réalisant plus de 100000 entrées. Au Portugal également, trois films français réalisent plus de 100 000 entrées et le cinéma hexagonal y totalise 990 000 entrées. La fréquentation du cinéma français en Turquie double en 2012 et passe pour la première fois le cap du million d’entrées. Aux Pays-Bas, elle atteint 2,4millions d’entrées. cinéma hexagonal Le rencontre également un vif succès en Scandinavie : des records de fréquentation sont enregistrés en Suède et au Danemark (1 milliond’entrées sur chacun de territoires), ainsi ces qu’enNorvège (500 000 entrées).  
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L’exportation des films français en 2012 
En 2012, l’Amérique du Nord est le deuxième marché pour les films français (22,3 % des entrées totales à l’étranger, soit une part en recul dpoints par rapport à 2011). Les États-Unis et lee 7,5 Canada anglophone enregistrent 30,6millions d’entrées, enprogression de 46,3 % par rapport à 2011 : les succès deTaken 2(17,4millions d’entrées) et deThe Artist (5,7 millions d’entrées) y ont été déterminants. Plusieurs autres films ont séduit le public nord-américain :leabs tnIhcuo (1,3 million d’entrées), mais aussi de films d’auteurs tels queles Adieux à la Reine 000 (170 entrées) et leFils de l’autre(160 000 entrées). La fréquentation du cinéma français au Québec se maintient au-delà du million d’entrées en 2012, dont 362 000 entrées pourselbahcuotnI, près de 300 000 entrées pourTaken 2  et 110 00 entrées pourThe Artist.   La part de la zone Asie dans les entrées des films français à l’étranger augmente fortement en 2012 (+6,1 points à 14,1 %): l’Asie est la troisième zone de fréquentation des films grande français. Les performances deTaken 2 (10 millions d’entrées en Asie)et, dans une moindre mesure, d’ secuotlbahIneilpxenqut pour l’essentiel cette évolution. La Corée du Sud enregistre une fréquentation record de 6,3millions d’entrées pour les films français (+325,6 % par rapport à 2011). La fréquentation du cinéma français augmente de 171,9 % en Chine, à 4,8millions d’entrées (dont 3,4 millions pourTaken 2), tandis qu’au Japon, les entrées des films français progressent de 197,2 % à 2,5 millions en 2012.  La part d’entrées des films français réalisées en Europe centrale et orientale est stable (+0,4 point à 9,8 %). En Russie, la fréquentation des films français augmente de 67,3 % à 7,0millions d’entrées en 2012. De nombreux titres ont été plébiscités, commeAstérix et Obélix au service de sa Majesté,The Artist,Sur la piste du Marsupilami etles Infidèles. En Pologne, 9 films dépassent 100 000 entrées et le cinéma français atteint une fréquentation record de 3,8 millions d’entrées en 2012 (+228,9 % par rapport à 2011).  En 2012, le poids des territoires d’Amérique latine dans la fréquentation internationale des films français progresse (+2,5 points à 11,6 % des entrées).uchaIntolbse,Taken 2 etThe Artist ont porté les excellents résultats des grands territoires d’Amérique latine, du Mexique à la pointe chilienne.En 2012, le Brésil s’impose un peu plus comme un marché important pour le cinéma français avec 4,2 millions d’entrées (+51,3 %) dontun million d’entréespournIotcuesblha. Après trois années de recul, le Mexique enregistre 6,3 millions d’entrées pour les films français en 2012, dont 1,6 million poursleabhcuotnI, soit une progression de 328,3 % par rapport à 2011. La fréquentation du cinéma français en Colombie progresse pour la troisième année consécutive (+142,3 %, à1,4 million d’entrées en 2012).   La part de l’Océaniedans la fréquentation internationale des films français reste stable en 2012 à 3,1 % (-0,4 point). Les films français y cumulent 4,4 millionsd’entrées,seInuctoblha (512 000 entrées) dépassant les performances deThe Artist (394 000 entrées). La fréquentation du cinéma français en Australie augmente très fortement en 2012 (+147,2 %) à 3,6 millions d’entrées.   
 
L’exportation des films français en 2012 
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