Croissance connecté

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1/ 3 Croissance connecté : le rapport du Conseil National du Numérique Co mme ntfavo rise rla transition numériq uede sPME ? ŹLe co nstatd un retard Le numérique continue à se diffuser dans le tissu économique et social français. Si les particuliers sont massivement connectés et utilisent tout aussi massivement Internet dans leur relation avec les entreprises ou les administrations et si les administrations utilisent massivement Internet dans les relations avec les entreprises et les particuliers, les entreprises utilisent finalement (hors relation avec les administrations)assez peu internet. Pour le résumer crûment : 60 % des particulier achètent sur Internet quant 15,8 % des entreprises française y vendent. /¶XVDJH GX QXPpULTXH GDQV OHV SURFHVVXV GH SUoduction est clairement en retard dans les entreprises que cela soit en interne strict (15 % des entreprises emploie un spécialiste du numérique, 51 % des salariés utilisent régulièrement Internet, 57 % des entreprises partagent automatiquement les donnéesHQ LQWHUQH TXH YHUV O¶H[WHUQH GHV HQWUHSULVHV UHoRLYHQW RX pPHWWHQW GHV IDFWXUHV pOHFWURQLTXHV SDUWDJHQW GH O¶LQIRUPDWLRQ SRXU JpUHU OD FKDLQH ORJLVWLTXH« Dans ce contexte de retard à la connexion, le Conseil National du Numérique a travaillé sur les verrous, les opportunités et les pistes à co-construire.

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Publié le 25 août 2016
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Croissance connecté : le rapport du Conseil National du Num érique Co mme nt favo rise r la transitio n numé riq ue de s PME ?
Le c o nstat d un re tard
Le numérique continue à se diffuser dans le tissu économique et social français. Si les particuliers sont massivement connectés et utilisent tout aussi massivement Internet dans leur relation avec les entreprises ou les administrations et si les administrations utilisent massivement Internet dans les relations avec les entreprises et les particuliers, les entreprises utilisent finalement (hors relation avec les administrations) assez peu internet. Pour le résumer crûment : 60 % des particulier achètent sur Internet quant 15,8 % des entreprises française y vendent. L’usage du numérique dans les processus de production est clairement en retard dans les entreprises que cela soit en interne strict (15 % des entreprises emploie un spécialiste du numérique, 51 % des salariés utilisent régulièrement Internet, 57 % des entreprises partagent automatiquement les donnéesen interne) que vers l’externe (27 % des entreprises reçoivent ou émettent des factures électroniques, 11 % partagent de l’information pour gérer la chaine logistique…)Dans ce contexte de retard à la connexion, le Conseil National du Numérique a travaillé sur les verrous, les opportunités et les pistes à co-construire. Face à ce constat : une double focale Les PME, 99 % des entreprisessont des PME et ces entreprises sont d’autant plus en difficulté face à la transition numérique qu’elles sont petites. Manque de temps, de capacité d’investissement, d’information, elles cumulent les handicapset prennent du retard dans cette transition.
La deuxième focale du rapport, c’est le commerce connecté. Pour le CNNum, mieux vendre est un objectif qui concerne touteles entreprises en se souvenant que vendre en ligne n’est pas la seule manière d’utiliser le numérique pour vendre mieux.
Mais au-delà du mieux vendre, le CNNum fait le pari que la transformation numérique de la stratégie de commercialisation peut être l’amorce d’une transformation plus globale de chaque entreprise qui se lance dans cette transition.
Pour autant le CNNUm alerte sur le risque de dépérissement des entreprises qui confieraient la commercialisation à des services d’intermédiation comme des plateformes (Booking, Amazon…). Prendre le chemin de la transition numérique, ce n’est pas pour les PME perdre la maîtrise de la valeur. C’est au contraire la maîtriser en continuant à contrôler l’accès à ses clients et donc assurer la pérennité de son modèle économique (même si celui-ci doit évoluer).
Ve rro usTro is
Au-delà del’accompagnement des PMEpour qui il manque une offre organisée et pertinente de conseil, de formation et de sensibilisation, le CNNum pointe les questions dufinancement de l’immatérielet le retard de la diffusion ducommerce connecté entre professionnels.
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Le financement de l’immatériel pour les PME cumuleles difficultés du financement des TPE avec la frilosité des banques à financer l’immatériel. En effet elles se font déjà tirer l’oreille pour financer les PME, mais peuvent accepter des projets ayant une contrepartie physique (machine) ou normalisée (fond de commerce). Par contre elles refusent quasi systématiquement de financer la transition numérique(développement d’un site marchand, achat de logiciel…).
Le retard de la diffusion du commerce connecté entre professionnels comme le retard dans l’investissement immatériel se traduit par une faiblesse de la diffusion du numérique dansles entreprisesmais surtout par l’incapacité pour ces entreprises à construire des gains de productivité massifs grâce à la transition numérique. A la différence des 30 glorieuses qui avaient vu une diffusion massive dans tous les secteurs de la mécanisation et des gains de productivité associés, la période actuelle voit une diffusion irrégulière et peu cohérente du numérique qui fait obstacle à une rationalité économique positive de la numérisation des processus de production. Pour les PME, le couplage faible (et parfois mauvais) accompagnement (cause parfois de projet peu ou mal maitrisé) avec une impossibilité de financement de l’immatérielpeut les conduire à être spectatrice de la transition numérique.
Oppo rtunité s c le fsTro is
Pointé à de nombreuses reprises laMutualisation des ressources et le fonctionnement en réseau pour créer de nouvelles opportunités,dit autrement la constructiond’écosystème et de chasse en meute en lieu et place d’une concurrence exacerbée, peut permettre des relais de croissance pour les PME tout comme desstratégiesd’e-internationalisation. Plus original, le CNNum relèvel’hyperproximitédes petites structures et en particulier avec les fournisseurs, partenaires et clients locaux qui permet une différentiation avec l’expérience proposé par les acteurs globaux.
ritaire ss prio Cinq piste
Le CNNum propose 5 pistes à co-construire :  La constitutiond’un réseau d’ambassadeurs du numérique pour accompagner les PME dans la transition numérique La mise en place d’uneplateforme de ressourcessur le commerce connecté une Développer aide financière régionaleà destination des petites entreprises sous la forme de chèque numérique pour aider au recours à la prestation de services ou au financement de l’investissement immatériel.des compétences numériques stratégiques pour permettre aux PME de Mutualisation construire leur transformation numérique. Soutien à l’e-internationalisation
Par ailleurs 21 autres pistes sont ouvertes (publiées sur le site du CNNum) mais non finalisée. Que l appo rt CNNum ?d u
Le rapport du Conseil National du Numérique tranche par la méthode sur les réflexions précédentes et se place dans une démarche participative intéressante en ne fermant que peu de pistes à la réflexion.
Le diagnostic sur les verrous (faiblesse de l’accompagnement, absence de financement de l’immatériel et faible diffusion du commerce connecté entre professionnels) est à la fois original et possiblement consensuel. Dans tous les cas, il est en phase avec les éléments chiffrés de l’observatoire du numérique.
De leur côté, si les opportunités clefs peuvent faire consensus, on ne voit pas comment elles peuventles verrous et surtout être mise en œuvre tant certaines ont été affirmées de longue date sans que la situation ne bouge.
Enfin, les pistes ouvertes ressortent, comme à l’habitude pour ce type de rapport, dans le ressort de l’économie administréeet l’onne voit pas non plus, sauf financement important (et improbable) de l’Etat, comment elles vont se mettre en place. Il nous semble que si elles sont
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maintenues, alors il faut en creuser le modèle économique et déterminer les acteurs économiques qui vont mettre en œuvre ces pistes, faute de quoi elles resteront à l’état de vœux pieux. Par ailleurs, elles nous paraissent trop faibles pour lever les verrous identifiés et elles ne permettent pas de démultiplier les opportunités recensées.
Pour nous résumer, la méthode est bonne, le diagnostic pertinent. Concernant les retards des entreprises dans la transition numérique une performance en soit. Par contre les opportunités identifiés ne convainquent pas toujours et sont assez mal démultipliées dans les pistes prioritaires.
Gageons que la concertation qui s’ouvre permettra de densifier le rapport et surtout de construire des solutions socialement pertinente et économiquement viable.
Enfin, à lexception des compétences stratégiques, les questions demploi, de formation, de compétence sont peu mise en relief. Cest pourtant un enjeu central, dont létude du coup doit être poursuivie avec France Stratégie dans le cadre de la construction dune vision prospective et partagée de lemploi et des compétences de la filière numérique.
Anne xe s
Le rapport :http://cnnumerique.fr/pme/
La présentation :http://cnnumerique.fr/saisine-pme-retour-sur-la-journee-du-27-juillet-2016/Le storify :https://storify.com/ivanberaud/croissanceconnectee-cnnum-nous-parle-de-la-transfoLa poursuite de la concertation:http://cnnumerique.fr/communique-de-presse-transformation-numerique-pme/Deux points de vue : http://www.usine-digitale.fr/article/le-cnnum-veut-numeriser-les-pme-en-leur-promettant-du-chiffre-d-affaires.N403817http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-159397-digital-peut-mieux-faire-2018344.php
Les chiffres de l’observatoire du numérique:
http://www.entreprises.gouv.fr/files/files/directions_services/observatoire-du-numerique/Chiffres_cles/2015-Chiffres-cles-numerique.pdf
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