La France doit devenir un Paradis (Fiscal) de l

La France doit devenir un Paradis (Fiscal) de l'Entrepreneuriat et de l'Innovation

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1La France doi t devenir un Paradis (F iscal) de l'Entrepreneuriat et de l 'Innovation Il faut que les experts de l'économie (écono mistes, politologues, journalistes, mais aussi nos politiciens) qui passent dans les médias (TV et presse écrite) arrêtent de montrer du doigt les banques* qui ne s'engageraient pas ou pas assez dans l'économie réelle et qui ne prêteraient pas aux PME souhaitant se développer ! *Banque au sens de banque commerciale, de détail, de dépôt et de crédit. Que les banques ne fassent pas leur métier de prêteur pour des besoins court-ter mistes (crédit, facilités de caisse, BFR ...), c'est vrai, et c'est surtout vrai pour les TPE- PME (innovantes) en très forte croissance, celles que l'on nomme "Gazell es". Ces entreprises ont des commandes qui augmentent rapidement, mais elles doivent faire l'avance de trésorerie pour produire (ce qui creuse leur tréso puisqu'elles ne seront payées que plus tard). Là oui, il y a un véritable problème. Mais encore une fois, concernant les besoins financiers à long terme (investissements R&D, infrastructures, internationalisation ...), ce n'est pas le métier des banques que de financer ces opérations ! La faute incombe, en partie, aux chefs d'entreprise qui sont fermés à l'idée d'ouvrir leur capital à des investisseurs (busines s angels, ou sociétés d'investissement de type Private Equit y/Venture Capital ). Ouvrir son capital n'est pas dans le logiciel de nos chefs d'entreprise.

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Publié le 22 avril 2012
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1
La France doit devenir un Paradis (Fiscal) de l'Entrepreneuriat et de l'Innovation
Il faut que les experts de l'économie (économistes,
politologues, journalistes, mais aussi nos politiciens) qui
passent dans les médias (TV et presse écrite) arrêtent de
montrer du doigt les banques* qui ne s'engageraient pas ou pas
assez dans l'économie réelle et qui ne prêteraient pas aux PME
souhaitant se développer !
*
Banque au sens de banque commerciale, de détail, de dépôt
et de crédit.
Que les banques ne fassent pas leur métier de prêteur pour des
besoins court-termistes (crédit, facilités de caisse, BFR ...),
c'est vrai, et c'est surtout vrai pour les TPE-PME (innovantes)
en très forte croissance, celles que l'on nomme "Gazelles". Ces
entreprises ont des commandes qui augmentent rapidement, mais elles doivent faire l'avance de
trésorerie pour produire (ce qui creuse leur tréso puisqu'elles ne seront payées que plus tard). Là oui, il
y a un véritable problème.
Mais encore une fois, concernant les besoins financiers à long terme (investissements R&D,
infrastructures, internationalisation ...), ce n'est pas le métier des banques que de financer ces
opérations ! La faute incombe, en partie, aux chefs d'entreprise qui sont fermés à l'idée d'ouvrir leur
capital à des investisseurs (business angels, ou sociétés d'investissement de type
Private
Equity
/
Venture Capital
). Ouvrir son capital n'est pas dans le logiciel de nos chefs d'entreprise. Ils ont
été traumatisés par les rares mais néanmoins spectaculaires histoires d'éviction de CEO (comme
l'illustre Steve Jobs) par des investisseurs. Ces cas sont des « faits divers », et non la règle !
Que la France (et l'Europe en général) soit moins bien équipée, en nombre et en volume, en fonds de
capital investissement, que les gestionnaires de ces fonds aient une
appréciation du risque
différente de
celle de leurs homologues anglosaxons (surtout US), oui, là est le véritable problème. Et c'est sur ce
point que l'on devrait se battre ! La création et le développement d’entreprise innovante (à dominante
technologique ou non) n’ont pas besoin des banques et ne doivent pas avoir recours aux banques
(sous-entendu n’ont pas besoin d’être financés par le « prêt », l’usure). Je ne suis pas anti-banque, loin
de là. Effet, un boulanger, une scierie, un garage auto, un restaurant … qui veut se développer (par ex.
acheter les murs du voisin pour s’agrandir), là le financement par prêt se justifie pleinement. Pour
l’innovation seul, le financement par capital investissement et le "partage des risques" doivent être
envisagés. Similairement à nos états surendettés à cause de l'usure, le coût du capital via l’emprunt
Ari Massoudi / Consultant Strategy of Innovation /
www.strategy-of-innovation.com
/
www.linkedin.com/in/arimassoudi
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serait tout simplement intenable si on finançait les 500-600k euros de l’amorçage, et les 1,5-2M
d'euros de développement d’une entreprise innovante par de l’emprunt. Donc, aujourd’hui c’est bien
le
Private Equity
(
capital investissement
en français) en amorçage (ou comme le nomme les
anglosaxons : Seed-Capital et Serie-A Venture Capital) qui fait cruellement défaut en France.
Par conséquent, il faut que les pouvoirs publics démocratisent et popularisent le
Business
Angelisme
et le
Venture Capitalisme
.
Il faut d'une part réorienter de façon plus volontariste l'épargne des français
*
*
dans les fonds de
capital investissement (capital amorçage, capital risque et capital développement), et d'autre part faire
en sorte que les investisseurs institutionnels français mais surtout étrangers (fonds de fonds, banques
d'investissement, hedge funds, fonds souverains, fonds de pension, grandes compagnies d'assurance,
grandes entreprises multinationales, familly office .... ) abondent dans ces fonds qui je le rappelle, sont
les "«
seuls
»" à investir dans l'économie réelle !
Une mesure très simple serait d’augmenter significativement le pourcentage de la réduction sur
l’Impôt sur le Revenue pour les personnes physiques qui investissent au capital d’entreprises non
cotées. Tout le petit monde de la microéconomie française a hurlé au scandale lorsque le
gouvernement à annoncé le rabot sur la loi TEPA et la fameuse réduction de 75% sur l’ISF qui passait
à 50%, mais personne ne demande une augmentation de la réduction sur l’IR (aujourd’hui à 25% de
réduction avec en plus un plafond ridicule)! Il me semble jusqu’à preuve du contraire, que les
personnes assujetties à l’IR sont bien plus nombreuses que les ISF, mais également bien plus
volumineux en terme de potentiel financier. Donc, il faut inciter fiscalement toutes les assujettis à l’IR
d’investir dans du non cotée ! Et je me répète, il faut également créer des conditions favorables pour
que les investisseurs institutionnels (et notamment les fonds d’investissement basés à l’étranger)
financent des fonds de capital risque en France (toujours avec l’outil fiscal).
La France doit devenir un Paradis (fiscal) de l'entrepreneuriat et de l'innovation.
**
Les français sont des capitalistes qui s'ignorent. Les français sont un peuple épargnant (comme les
japonais). L'épargne des français doit être massivement réorientée pour :
1)
Sécuriser le présent
et restructurer la dette souveraine de l'Etat (les français doivent prêter à l'Etat
par émission d'obligation « obligatoire »). Il est préférable pour tout le monde que l'Etat emprunte à 3
ou 4% auprès des français qu'à 6% ou plus auprès des marchés (cad auprès des banques privées ou
d'autres Etats)
2)
Préparer l'avenir
et favoriser la création et le développement des entreprises innovantes
(l'épargne devra être investie dans les fonds propres des entreprises non cotées, par conséquent
Ari Massoudi / Consultant Strategy of Innovation /
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l'avantage Madelin devra être encore plus renforcé)
L'investissement dans les entreprises non cotées peut sembler à priori très risqué, mais les rendements
des sociétés de gestion de fonds de type Private Equity/Venture Capital démontrent clairement le
contraire. Le Private Equity (incluant les activités de Venture Capital), bien que risqué
comme tout placement (
depuis 2008, nous avons appris qu'il n'existera plus jamais aucun placement
"sans risque" !
), rémunère très bien ses investisseurs, bien mieux que les actions cotées et les titres
obligataires du marché boursier. Mais pour bénéficier de son retour sur investissement, l'investisseur
doit accepter d'une part d'être patient (5-10 ans avant retour, et oui le temps de l'économie réelle !), et
d'autre part accepter d'enregistrer des pertes à court terme dues aux frais de gestion.
Quelques chiffres sur le capital risque :
- USA continues to be the largest venture capital industry in the world. US VC invested €15 billion vs
European VC only €3.7 billion (in 2010)!
- A Venture Capital fund in the European Union contains approximately €60 million, a US
counterpart has a fund size of €130 million!
- Early-stage VC investments in the US were on average €2.2 million per company, against an
average €400,000 per company in the EU!
Courte réaction à l'interview du Président Sarkozy du 29/01/2012
:
J'ai été plutôt satisfait par les mesures qu'il a annoncé, notamment sur l'immobilier. En revanche, le
Président a prononcé qu'une seule fois le mot "innovation", et jamais les mots entrepreneurs, startup,
business angels et capital risque ! Là je suis vraiment déçu.
Il a annoncé la création d'une banque publique de crédit, filiale d'Oseo, destinée aux besoins des PME.
Cette banque sera dotée d'1 milliard d'euro en fonds propres (ou plus exactement 1 Mrd d'euro de
capacité de crédit) !!!
Cette idée d'une banque publique de crédit pour PME est une mauvaise idée pour la raison développée
plus haut dans cet article (crédit/prêt vs prise de participation au capital). Il faut arrêter avec cet
interventionnisme étatique incessant ! De plus, il y a pléthore de banques commerciales privées,
surtout qu'elles ont grassement bénéficié des généreux prêts de la BCE à taux quasi-nulle ! Si ces
banques privées font du refus de ventes de services à l'économie réelle ... alors oui, l'Etat devrait
intervenir en imposant son autorité, et il n'y aurait pas besoin de créer une banque publique !
En lieu et place de cette banque étatique, il faut favoriser l'engagement direct de l'épargne des français
dans l'économie entrepreneuriale, et favoriser la création et le développement de sociétés de capital
risque en France !
Ari Massoudi / Consultant Strategy of Innovation /
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Voila une proposition qui serait audacieuse :
Pourquoi ne pas investir ce milliard d'euro dans 1000 nouvelles sociétés de capital risque (soit 1M
d'euro par société de capital risque) ?
Ces nouvelles sociétés de capital risque avec chacune leur million d'euro, auraient un coup de pouce
évident pour convaincre les investisseurs institutionnels d'abonder dans leur fond d'investissement
capital risque
En France, nous avons 274 sociétés de capital-investissement (adhérentes à l'
AFIC
) dont 99% ont leur
siège en région parisienne, et la très grande majorité de ces sociétés ne font pas du capital risque (elles
interviennent sur des opérations de capital développement, transmission et retournement) !
Donc, avec ma proposition, nous aurions dans chaque région (1000/27 régions), 37 nouvelles sociétés
de capital investissement spécialisées en capital risque. Ces sociétés seront fondées par des équipes
indépendantes de l'Etat (qui ne sera qu'un investisseur), comme des entrepreneurs expériementés
connaissant l'entreprise, des scientifiques, des ingénieurs, pouvant apporter une véritable valeur-
ajoutée par l'accompagnement et le mentoring qu'ils consacreront aux startups !
Avec une telle mesure, nours serions un des pays leader dans ce secteur ! Pour information, les USA
comptent environ 8000 sociétés d'investissement de type "capital risque" (selon la
NVCA
) !
Ari Massoudi / Consultant Strategy of Innovation /
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