Smart cities - Efficace, innovante, participative : comment rendre la ville plus intelligente ?

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Ajouté le 18 novembre 2013
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Langue Français
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SPHÈRE PUBLIQUE  SPHÈRE PRIVÉE NOUVEAUX ENJEUX, NOUVEAUX MODÈLES
Smart cities Efficace, innovante, participative : comment rendre la ville plus intelligente ?
Créé en 1975, l’Institut de l’entreprise est un think tank indépendant de tout mandat syndical ou politique. Association à but non lucratif, l’Institut de l’entreprise a une triple vocation : être un centre de réflexion, un lieu de rencontre et un pôle de formation. Profondément ancré dans la réalité économique, il concentre ses activités sur la relation entre l’entreprise et son environnement. L’Institut de l’entreprise réunit plus de 130 adhérents (grandes entreprises privées et publiques, fédérations professionnelles et organismes consulaires, institutions académiques, associations…). Ses financements sont exclusivement privés, aucune contribution n’excédant 2% du budget annuel.
THINK TANK • La réflexion de l’Institut de l’entreprise s’organise autour de 5 thématiques prioritaires : compétitivité et innovation, emploi et prospective sociale, management, finances publiques et réforme de l’action publique.
• Dans cette réflexion, la vision de l’entreprise – conçue à la fois comme organisation, acteur du monde économique et acteur de la société – tient une place prépondérante. Pour réaliser ses études et élaborer ses propositions, l’Institut de l’entreprise met à contribution un vaste réseau d’experts (universitaires, hauts fonctionnaires, économistes, politologues, dirigeants d’entre prise, think tanks partenaires étrangers…). La diffusion de ses idées s’appuie sur la parution régulière de rapports et de notes et sur la publication d’une revue annuelle,Sociétal– qui propose également des débats en ligne sur les questions d’actualité économique via la page Sociétal  Le Blog, intégrée au site internet de l’Institut de l’entreprise. Résolument tourné vers l’international et partenaire fondateur du Réseau International des Thinks Tanks Economiques (www.isbtt.com), l’Institut de l’entreprise intègre systématiquement dans sa réflexion l’analyse de modèles étrangers susceptibles d’inspirer les politiques publiques françaises.
RENCONTRES Ouvertes à un large public ou réservées aux adhérents, les manifestations organisées par l’Institut de l’entreprise ont pour objectif d’animer le débat public et de stimuler la réflexion sur des sujets d’intérêt collectif, liés à l’entreprise. Dirigeants d’entreprise, personnalités politiques, experts issus de l’entreprise ou du monde universitaire sont invités à s’exprimer à l’occasion de déjeuners, de conférences et de débats.
FORMATION L’Institut de l’entreprise propose des programmes pédagogiques visant à sensibiliser les publics appartenant à l’écosystème de l’entreprise aux enjeux économiques et sociaux. Dans ce cadre, l’Institut s’adresse prioritairement aux enseignants de Sciences économiques et sociales (SES), avec le Programme EnseignantsEntreprises ; aux jeunes « hauts potentiels », avec l’Institut des Hautes Études de l’Entreprise (IHEE) et Le Cercle ; aux représentants politiques avec le programme Elus & Entreprises.
Pour en savoir plus: www.institutentreprise.fr
Smart cities Efîcace, innovante, participative :comment rendre la ville plus intelligente ?
Rapport issu des travaux de l’Atelier de la performance publique de l’Institut de l’entreprise sous la présidence d’Augustin de Romanet, président-directeur général d’Aéroports de Paris
Par Eudoxe Denis et Laetitia Strauch sous la direction de Julien Damon
SPHÈRE PUBLIQUE - SPHÈRE PRIVÉE NOUVEAUX ENJEUX, NOUVEAUX MODÈLES
Novembre 2013
© Institut de l’entreprise, 2013 Tous droits de reproduction, de traduction, d’adaptation et d’exécution réservés pour tous les pays
Directeur de la publication : Frédéric Monlouis-Félicité, délégué général de l’Institut de l’entreprise.
Membres de la commission de travail
e présent rapport est issu des travaux de l’Atelier de la performance publique, mis en place par l’Institut de l’entreprise à l’automne 2012.
L’Atelier de la performance publique est présidé parAugustin de ROMANET de BEAUNE, président-directeur général d’Aéroports de Paris et ses travaux ont été supervisés par Julien DAMON, consultant, professeur associé à Sciences-Po en urbanisme.
La rédaction des travaux a été assurée parEudoxe DENIS etLaetitia STRAUCH, respectivement directeur des études et chargée d’études à l’Institut de l’entreprise.
L’Institut de l’entreprise tient à exprimer sa gratitude à l’ensemble des membres de l’Atelier de la performance publique pour leur engagement dans ce projet : Agnès AUDIER,directeur associé, BCG Isabelle BARAUD-SERFATY,partner, Ibicity Fabrice BARBE,directeur général des services, mairie de Val-de-Reuil Laurent CAVROIS,directeur général adjoint, Vinci Concessions Gérard-François DUMONT,professeur à l’Institut de géographie, université Paris IV-Sorbonne Franck DHERSIN,directeur des relations institutionnelles, Vinci Xavier GIRRE,directeur ïnancier, La Poste Nicolas LELEU,directeur des affaires économiques, FNTP Pierre LHOSTE,Business development leadersecteur public, IBM France Dominique LIGER,direction de la stratégie, Caisse des dépôts Élisabeth LULIN,directeur général, Paradigmes et Caetera Guillaume MALOCHET,chargé de mission, Commisariat général à la stratégie et à la prospective, et maître de conférences en sociologie, Conservatoire national des arts et métiers François-Daniel MIGEON, associé fondateur, Thomas More Partners Mikael OUANICHE,associé, OCA Philippe PEUCH-LESTRADE,associé, Ernst & Young Guillaume POIRET,maître de conférences en géographie à l’Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne
SPHÈRE PUBLIQUE - SPHÈRE PRIVÉE : NOUVEAUX ENJEUX, NOUVEAUX MODÈLES – Novembre 2013
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Lucien RAPP,avocat au barreau de Paris, Watson, Farley & Williams Jean-Gilles SINTÈS,conseiller du président, Viel & Cie Georges TROY,avocat au barreau de Paris, Troy & associés Les rapporteurs et les membres de la commission ont pu également échanger avec plu-sieurs personnalités, qu’ils tiennent à remercier pour leur contribution :
Albert ASSÉRAF,directeur général stratégie, études et marketing France, JCDecaux Jérôme BÉDIER,secrétaire général, Carrefour Christian CAYE,délégué au développement durable, Vinci Xavier DESMAISON,directeur associé, Antidox Pierre-Matthieu DUHAMEL,associé et président du comité stratégique, KPMG Florence DURAND-TORNARE,déléguée générale, Villes Internet Laure LASSAGNE,responsable synthèses et prospective, direction du pilotage stratégique, du développement durable et des études, Caisse des dépôts Nathalie LEBOUCHER,directrice du programme stratégiqueSmart Cities, Orange Michel MORVAN,président-fondateur, The CoSMo Company Nicolas PORTIER,délégué général, Assemblée des communautés de France Bernard SALHA,directeur de la R&D, EDF
L’Institut de l’entreprise tient par ailleurs à remercierLauriane CONTAMIN etRomain LUCAZEAUpour leur participation à l’élaboration de ce rapport.
Les opinions exprimées dans le présent rapport n’engagent ni les personnes citées, ni les institutions qu’elles représentent.
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Sommaire
Membres de la commission de travail......................................................................................................
Préface de Julien Damon...................................................................................................................................................
Synthèse du rapport.................................................................................................................................................................
Synthèse des propositions............................................................................................................................................
Pourquoi la ville intelligente ?
Introduction...............................................................................................................................................................................................
La ville, lieu de contraintes et d’opportunités................................................................
A. UNE POLARISATION RETROUVÉE DE L’ÉCONOMIE AUTOUR DES VILLES...............................................
B. LA VILLE, LIEU DE LA COMPLEXITÉ...............................................................................................................................................
La ville intelligente : efîcace, innovante, participative.............................
A. LA NUMÉRISATION PROGRESSIVE DES SERVICES PUBLICS ET URBAINS : UNE SOLUTION À LA COMPLEXITÉ URBAINE.....................................................................................................................
B. UN LIEU D’EXPÉRIMENTATION DE NOUVELLES COLLABORATIONS PUBLICPRIVÉ.................
C. LA VILLE PARTICIPATIVE..........................................................................................................................................................................
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Conclusion...................................................................................................................................................................................................
Propositions illustrées.........................................................................................................................................................
Annexes
Le programmesmartd’un candidataux élections municipales de 2014(par Julien Damon).................................
Science-Fiction :deux récits de lasmart cityen 2040(par Julien Damon)................................
Que demandent les habitants ? Qu’offrent les villes?(par Julien Damon)......................................................................................
La dynamique d’urbanisation(par Julien Damon)..........................................
Chiffrage d’une RGPP appliquée aux grandes villes...................................
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« Une aussi étroite promiscuité avec un nombre aussi important d’êtres humains, telle que la crée l’actuelle culture citadine avec tout son trafic commercial, professionnel, social, serait capable de plonger complètement dans le désespoir l’homme moderne. »
Georg Simmel (1900)
Smart cities
Précision
Dans ce rapport les termes de « ville » et de « métropole » sont utilisés de façon interchangeable, aïn de uidiïer la rédaction. Pour autant le coeur du sujet relève bien des métropoles, non pas au sens juridique qui commence à s’afïrmer, mais au sens des grandes villes. C’est à partir de certains seuils que les phénomènes urbains – effets positifs d’agglomération et effets négatifs de saturation – se présententavectouteleurpuissance.Cestdoncdanscecadremétropolitainquela démarchesmart s’avère la plus nécessaire et la plus efïcace. Se pencher d’abord sur la métropole ce n’est pas oublier les villes de taille plus restreinte, car, de fait, la métropolisation est une dynamique qui emporte bien tous les espacesurbains.
Par ailleurs, la « ville intelligente » telle qu’étudiée ici ne concerne que les villes des pays développés. Certes, tant les pays émergents que développés voient naître des villes intelligentes, mais les caractéristiques de ces villes sont trop distinctes d’un type de pays à l’autre pour être traitées de façon identique : une ville intelli-gente pourra naîtreex nihilodans un émergent, quand elle est souvent le produit d’une transformation de l’existant dans les pays développés. Une fois dit cela, cela n’empêche pas que les réalisations des villes françaises puissent trouver preneurs à l’étranger.
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Préface de Julien Damon
consultant, professeur associé à Sciences Po en urbanisme
Les démarchessmart cityvisent une métropolemoins chère, plus efîcace et plus attractive
Ce rapport porte sur ce que des démarches et services développés localement au nom de la « ville intelligente » (smartcity) peuvent apporter, d’une part à l’optimisation de la performance publique, et d’autre part au développement optimal des entreprises.
Il ne s’agit pas du énième recueil de pratiques repérées hors de France ni du catalogue de solutions TIC (Technologies de l’information et de la communication) prêtes-à-implanter.
L’idée-force – au-delà de la préoccupation technologique – est de souligner que l’urbani-sation est une des principales données pour les décennies qui viennent. La dynamique est, dans le monde, un puissant mouvement ouvrant des opportunités mais appelant de la régulation. Une approche plus intégrée de la ville – et, plus précisément, des métropoles – doit permettre aux habitants, aux élus et aux entreprises de mieux vivre et prospérer. Une approche intégrée – ne découpant pas la ville par ïlières (par « silos », comme on aime à le dire aujourd’hui) – est une approche dite intelligente.
Ce n’est pas la métropole qui est elle-même intelligente (à l’inverse, que serait une ville sotte ?), ce sont, d’abord, ses habitants, ses élus, son administration, ses entreprises. Une métropole intelligente, c’est, à l’ère de la révolution numérique, une ville qui permet une meilleure maîtrise des informations et circulations urbaines.
Le sujet est international et concerne l’ensemble des zones urbaines, des plus opulentes aux plus déshéritées, des plus anciennes aux plus récentes. D’évidence, il est bien plus facile d’envisager la création de villes plus « intelligentes » là où les villes naissent que là où il faut revoir leur organisation et leurs réseaux. Dans le premier cas, des villes neuves peuvent être envisagées et organisées commesmart. Dans le second cas, les démarches peuvent être plus valablement dites« smarter », car il s’agit de rendre plus intelligent l’existant.
SPHÈRE PUBLIQUE - SPHÈRE PRIVÉE : NOUVEAUX ENJEUX, NOUVEAUX MODÈLES – Novembre 2013
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