Stratégie Internet n° 131 - mar  2009
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Stratégie Internet n° 131 - mar 2009

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Tous les mois, l’essentiel de l’Internet : des informations et des conseils pour les dirigeants.

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Publié le 07 juin 2012
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Automobile : les enjeux de la vente en ligne
Les internautes ne sont plus réticents à acheter en ligne, les constructeurs doivent s’y préparer. L’étude de Benchmark Group fait le point sur les éléments les plus critiques de cette évolution.
e secteur automobile traverse une phase L majeure de son évolution ; les ventes sont durement touchées à la fois par la crise écono mique et sans doute également par la fin d'une époque en termes de gamme de produits. Mais cette crise pourrait aussi être le déclencheur d’un changement des comportements des acheteurs au profit d’Internet. Pour le savoir, Benchmark Group, dans son étude Automobile et Internet, a interrogé 434 internautes ayant acheté une voi ture neuve en 2008 ou ayant un projet d’achat pour 2009.
Canal d’information principal Premier enseignement de l’étude de Benchmark Group, Internet est désormais le canal d’informa tion principal de 42 % des internautes dans le choix d’un véhicule neuf. La proportion d’inter nautes utilisant Internet comme canal d’informa tion prioritaire augmente avec l’âge et de maniè re assez significative. Cela s’explique notamment par la corrélation entre l’âge et la catégorie de véhicule recherchée : 50 % des internautes dont le budget est supérieur à 30 000 euros utilisent Internet comme canal d’information contre 39 % des internautes dont le budget est inférieur à 30 000 euros. La visite en concession et les magazines papier restent néanmoins des sources d’informations majeures. Mais depuis qu’ils utilisent Internet pour rechercher de l’information sur un véhicule neuf, 44 % des internautes lisent moins la presse papier spécialisée. 17 % déclarent même avoir arrêté d’utiliser ce support. La publicité semble cependant avoir une grande influence sur la fréquentation d’un site automo bile de marque puisque 17 % des internautes déclarent s’y être rendus suite à une publicité affichée sur un site Web et autant suite à une publicité offline.
Les attentes Les deux tiers des internautes qui visitent le site d’un constructeur viennent y chercher de l’infor mation sur un véhicule de la marque et 30 % sou haitent y comparer plusieurs marques pour un même type de véhicule. En effet, le Français est connu pour ne pas être fidèle, puisque seulement 46 % des clients prévoient d’acheter un véhicule neuf de la même marque que leur véhicule actuel, selon une étude conduite par Caradisiac en 2007. Le modèle est souvent choisi dans les 15 jours qui précèdent l’achat. Le site doit donc servir à accompagner les visiteurs tout au long de leur réflexion. Par ailleurs, il est intéressant de constater que 16 % des internautes se sont rendus sur le site d’une marque automobile en vue de commander leur automobile en ligne. Or, aucun constructeur ne vendait à ce moment de véhicules neufs sur son site. Les plus avancés (Fiat, Peugeot, Smart…) proposaient un formulaire de réserva tion ou permettaient d’initier la visite en conces
N°131
Mars 2009
SOMMAIRE
Enquête Grande consommation : les produits stars
P. 3
PilotageP. 4 Virtualisation : ne pas rater le tournant
Conseil Bien louer sa base client
Chiffre Le marketing interactif Tableau de bord
P. 5
P. 6
JuridiqueP. 7 L’éditeur d’un site web d’annonces immobilières n’est pas un agent immobilier A lire... / Carnet
ActualitéP. 8 Finance, MarketingPublicité, eCommerce, Innovations Nouveaux services : l’essentiel des informations sur le Net Evénements
Une publication
Stratégie Internet n° 131 Mars 2009
1
Méthodologie Benchmark Group a réalisé une enquête auprès de 929 internautes ayant réalisé un achat automobile au cours des 12 derniers mois ou ayant un projet automobile dans les 12 mois à venir. Celleci a été menée en octobre et novembre 2008 auprès des lecteurs des différentes chaînes de L’Internaute (www.linternaute.com). Les internautes qui y participaient ne recevaient aucune récompense en échange de leur participation.
Etude Automobile et Internet Edition 2009 Mars 2009 www.benchmark.fr
En couverture
sion. Enfin, 14 % des internautes ayant visité le site d’un constructeur souhaitaient notamment y trouver des informations sur les conditions de reprise de leur véhicule. Les internautes se rendent sur le site d’un constructeur pour valider un choix et identifier précisément le modèle (motorisation, finition…) et les options qui les intéressent. La recherche d’information est déterminante pour mieux négocier les prix et constitue une raison majeure poussant les consommateurs à consulter Internet.
La vente en ligne Un quart des internautes se déclarent tout à fait disposés à commander leur voiture neuve sur Internet ou l’ont déjà fait et plus de la moitié estiment que cela est envisageable. Les enjeux associés à ce canal de vente sont donc considé rables. Seul un internaute sur cinq se montre absolument opposé à l’achat en ligne d’une voi ture neuve. Les hommes semblent davantage enclins à acheter en ligne puisque 21 % n’émet tent aucun doute à ce sujet contre seulement 7 % des femmes. Par ailleurs, plus le prix du véhicule est élevé, plus les internautes se disent prêts à commander en ligne ou l’ont déjà fait. Mais en réalité, il est très difficile de vendre des véhicules de plus de 45 000 euros en ligne. En effet, les propriétaires de véhicules haut de gamme ont souvent des problématiques com plexes de reprise de leur ancien véhicule, ce qui
les incite à passer par un distributeur physique. Toutefois, le site Internet n’a pas vocation à se substituer complètement au réseau physique. 82 % des internautes estiment qu’il faut impéra tivement avoir essayé le véhicule avant de le commander sur Internet. Un des mandataires interrogés par Benchmark Group lors de l’étude donne un chiffre plus élevé et affirme que 35 % de ses clients ne se rendent pas en concession avant l’achat. Le site doit donc être conçu comme un outil d’aide à la vente, voire comme un outil de vente dans une logique multicanal. Une majorité d’internautes considèrent que la qualité de service est supérieure en concession. Aussi, 80 % des internautes déclarent que seul le prix peut les inciter à commander un véhicule neuf sur Internet. Les trois quarts des personnes ayant déjà commandé en ligne déclarent avoir été principalement motivées par le fait d’accé der à des tarifs réduits. Audelà du prix, le fait d’éviter les négociations avec les commerciaux et de pouvoir mieux com parer les modèles sont deux motivations fortes, en particulier chez les internautes qui ont déjà commandé une automobile sur Internet. Les internautes partagent plutôt l’idée que les tarifs qu’ils pourront obtenir en concession seront moins intéressants que ceux qui leur sont propo sés en ligne. Internet est alors une alternative à des négociations convenues qui s’avèrent au final moins avantageuses.
Les sites privilégiés Pour acheter un véhicule neuf, les internautes privilégieraient les sites des constructeurs et les sites des distributeurs indépendants multi marques. En effet, 40 % des internautes se disent tout à fait prêts à acheter directement sur le site d’un constructeur et 34 % sur le site d’un distributeur multimarques. Viennent ensuite les sites des concessionnaires avec 31 %. Les inter nautes accordent une vraie prime aux sites spé cialisés puisqu’ils se montrent plutôt réticents à l’achat d’une automobile neuve sur les sites d’e commerce généralistes comme Cdiscount ou Mistergooddeal (en partenariat avec AutoIES) et les sites de mise en relation comme PriceMinister (en partenariat avec Stockauto) ou eBay.
Tous les mois, l’essentiel de l’Internet : des informations et des conseils pour les dirigeants d’entreprise (direction générale, direction de la communication, direction marketing, direction commerciale, direction des systèmes d’information...)
Edité parBenchmark Group,www.strategieinternet.com,69/71 Avenue Pierre Grenier 92517 BoulogneBillancourt. Téléphone : 01 47 79 50 00  Fax : 01 47 79 50 01. PDG/directeur de la publication : Corinne Delaporte.Rédaction : Alain Steinmann (benchsi@benchmark.fr), Frantz Grenier, Benoît Méli, Agnès Le Gonidec, Flore Fauconnier et Baptiste Rubat. Flashage/impression : Indica, Colombes (92), 01 47 82 32 32.Dépôt légal : Mars 2009 ; ISSN : 12709301. Prix du numéro : 49 euros. Prix de l’abonnement annuel (10 numéros : France 460 euros / Etranger 490 euros). Copyright :toute reproduction même partielle, par quelque procédé que ce soit, du contenu de la revue, est interdite par la loi du 11/3/1957 sans l’autorisation écrite préalable de la direction de la revue. © Benchmark Group.
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Stratégie Internet n° 131  Mars 2009
Enquête
Grande consommation : les produits stars
Quelles sont les attentes des internautes intéressés par les produits de la catégories Alimentation  gastronomie ?
e secteur de la grande consommation regrou L pe des produits variés qui n’ont pas encore atteint le même stade de développement sur Internet. L’enquête Benchmark Group auprès des internautes ayant visité un site de marques alimentaires au cours des mois précédant l’étude le confirme. Ce sont les produits laitiers qui arri vent en tête des sites visités par les internautes (43 %), suivis par l’épicerie sucrée (39 %), les boissons sans alcool (38 %) et l’épicerie salée (37 %). Les aliments pour bébé, les boissons alcoolisées et les sites de boucheries sont consul tés par un plus faible nombre d’internautes, ce qui montre soit une montée en puissance insuffisante sur le média Web (contenu, promotion, cross media), soit un intérêt des internautes insuffisant. Que recherchent précisément les internautes sur les sites de grande consommation ? Leurs moti vations sont essentiellement utilitaires et pra tiques. Ainsi, arrivent en tête des raisons pour les quelles les internautes ont visité un site la recherche de recettes et de coupons de réduction, des informations sur un produit précis de la marque. En revanche, la recherche de conseils, l’achat de produits en ligne ou les informations sur la marque ne font pas recette. Près d’un utili sateur sur deux déclare qu’une publicité l’a incité à visiter le site d’une marque : 28 % suite à une publicité presse, TV ou radio, 26 % suite à une publicité sur Internet. Par ailleurs, 22 % déclarent s’être rendus sur le site suite à leur participation à un jeuconcours.
L’impact de la visite Bonne nouvelle : 61 % des internautes estiment que leur dernière visite sur le site d’une marque de produits alimentaires a entièrement répondu à leurs attentes et 32 % partiellement. Ce qui ne laisse que 7 % de déçus qui ont dû visiter d’autres sites pour obtenir les réponses qu’ils recher chaient. Si bien qu’une large majorité des inter nautes considère que la visite sur le site de marque a eu un impact positif sur leur perception de la marque et des produits et a donc joué un rôle dans l’acte d’achat. Plus précisément, suite à
la visite du site Internet d’une marque, 71 % des internautes ont acheté en magasin, 9 % sur le site de la marque et 20 % n’ont pas encore acheté. Les informations les plus importantes recher chées sont les caractéristiques (62 % les jugent très importantes) et le prix (54 %) des produits. Les avis et conseils d’internautes (14 %) ainsi que les diagnostics personnalisés (9 %) de la marque ne génèrent pas un intérêt très élevé. On portera plus d’intérêt à fournir des conseils précis : nutri tionnels (29 %), d’utilisation (22 %) ou même des informations sur la marque (17 %). En effet, les personnes interrogées par Benchmark Group accordent plus de crédit aux conseils donnés par une marque sur son site (62 %) qu’au message d’un consommateur sur un forum (49 %) ou un blog (40 %). L’achat en ligne Les produits alimentaires les plus achetés en ligne sont évidemment l’alimentation générale (49 % au cours des six derniers mois), les cafés (38 %), les produits gastronomiques (27 %) et les choco lats et confiseries (30 %). Les produits frais (12 %), bios et diététiques (20 %) et surgelés (22 %) ferment la marche. A noter d’ailleurs que lorsqu’on interroge les internautes sur les pro duits qu’ils préfèrent acheter en magasin, ils répondent à 51 % les produits frais, à 38 % les surgelés et à 34 % les vins et spiritueux.
Profil des acheteurs en ligne
Sexe Hommes Femmes
Age Moins de 25 ans De 25 à 34 ans De 35 à 44 ans De 45 à 54 ans De 55 à 64 ans Plus de 65 ans
Alimentation adultes
51 % 49 %
10 % 30 % 34 % 14 % 8 % 4 %
Ensemble ecommerce
55 % 45 %
21 % 24 % 25 % 15 % 10 % 4 %
Revenus mensuels nets du foyer Moins de 1 500 euros 17 % 22 % De 1 500 à 3 000 euros 32 % 44 % De 3 000 à 4 500 euros 29 % 24 % Plus de 4 500 euros 22 % 10 % Source : Médiamétrie//NetRatings. Décembre 2007  Domicile et/ou lieu de travail. Applications Internet incluses. Copyright Médiamétrie//NetRatings. Tous droits réservés.
Méthodologie Sur la base d’un questionnaire, Benchmark Group a interrogé entre janvier et mars 2008, 5015 internautes sur leurs comportements d’achat en ligne sur Internet. La catégorie “ Alimentation  gastronomie ” comprend 313 réponses qui ont été redressées sur la base de la structure de la population des acheteurs en ligne (source Médiamétrie) par âge et par sexe.
Etude Les marques de grande consommation sur Internet Octobre 2008 www.benchmark.fr
Stratégie Internet n° 131  Mars 2009
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Etat du déploiement  Serveurs : 26 % des entreprises sont en phase d’évaluation, 34 % de pilotes et 40 % en implémentation.  Stockage : 23 % des entreprises sont en phase d’évaluation, 29 % de pilotes et 41 % en implémentation.  Applications : 22 % des entreprises sont en phase d’éva luation, 29 % de pilotes et 32 % en implémentation.  Data center : 34 % des entreprises sont en phase d’éva luation, 19 % de pilotes et 32 % en implémentation. Source : IDG Research.
4
Séminaires Piloter son SI en temps de crise, 3 juin 2009
Virtualisation, 12 juin 2009
Alignement stratégique du SI, 16 juin 2009
www.benchmark.fr
Pilotage
Virtualisation: ne pas rater le tournant
Malgré l’engouement autour de la virtualisation, la plupart des entreprises ont opté pour un déploiement mesuré. Mais être prudent ne veut pas dire se laisser distancer.
es promesses de la virtualisation ne man L quent pas, selon une étude réalisée auprès de dirigeants américains par IDG Research pour Agilysys en 2008. Ceuxci citent en premier lieu, à 62 %, la réduction du TCO (total cost of ownership), plus d’efficacité dans la gestion opé rationnelle à 49 %, plus de flexibilité pour le développement et les environnements de test à 48 %. Mais on pourrait ajouter la rapidité de déploiement, la maintenance des applications anciennes (legacy) et plus de souplesse pour s’adapter aux besoins de l’entreprise. De plus, la virtualisation touche l’ensemble de l’infrastruc ture de l’entreprise : les serveurs, bien sûr, mais également le stockage, le réseau, les applications et les postes utilisateurs. Pourtant la plupart des entreprises semblent avoir adopté une attitude prudente jusqu’à pré sent. Les mentalités pourraient changer et 2009 pourrait voir une progression rapide du taux d’adoption. Car 75 % des dirigeants interrogés sont en train de déployer ou projettent de déployer des plans de virtualisation dans les 12 ou 18 prochains mois. Cité dans l’étude, le directeur de l’infrastructure serveurs de Barclays Global Investors affirme ainsi : “La vir tualisation utilise des fonds déjà planifiés pour du remplacement de machines et autorise l’ac quisition de serveurs plus performants. Finalement, elle permet d’obtenir une capacité consolidée bien plus importante”. Les investisse ments sont pour l’instant concentrés sur les ser veurs, qui en représentent plus de 50 %, suivis du stockage à plus de 25 %. En détails, sur les responsables interrogés, 100 % ont actuellement des projets autour de la virtualisation de ser veurs, 93 % pour le stockage, 86 % pour le data center et 83 % pour les applications.
Les barrières à l’entrée Ce que montre également l’étude d’IDG Research, c’est que la mise en place de la virtua lisation est souvent plus difficile et complexe que les entreprises pouvaient le prévoir, et que
Stratégie Internet n° 131  Mars 2009
les fournisseurs voulaient le dire. Ainsi seule ment 22 % des personnes interrogées affirment que l’implémentation a été “facile” alors que 67 % la jugent “un peu difficile”, 4 % “difficile” et 1 % “très difficile”. Sans surprise, les respon sables IT sont 80 % à parler d’une mise en place quelque peu difficile contre seulement 59 % des dirigeants non IT. Les barrières principales éva luées sont à la fois le manque de compétences (42 %) à égalité avec la complexité de la mise en place (42 %) ce qui revient d’ailleurs peutêtre un peu au même… Le coût est tout de même intervenu pour 39 %. Afin de lever une partie des barrières à la mise en place de solutions de virtualisation, plus de 75 % des répondants ont fait appel à un VAR ou à un intégrateur. Ces derniers sont intervenus en amont, à 45 % pour évaluer et sélectionner des solutions de virtualisation ; à 44 % pour la mise en place effective (consistant en la conversion des serveurs physiques en serveurs virtuels), à 42 % pour le design et le planning. Les raisons qui ont commandé ce recours à un prestataire extérieur sont essentiellement une plus grande vitesse de déploiement (52 %), la réduction de la complexité de la technologie (47 %), la mise à disposition de personnel (40 %) et les réduc tions de coûts (34 %).
Conseil
Bien louer sa base de contacts clients
La location des bases clients peut représenter une source intéressante de revenus. A condition de respecter quelques principes essentiels.
es cybermarchands et certains sites de L marques disposent de bases de données clients à la fois riches et qualifiées. Sous cer taines conditions, elles peuvent devenir un centre de profit pour l’entreprise. Mais atten tion : la base de contact d’un site, c’est son patri moine, il convient d’en prendre un soin. Il faut donc éviter d’épuiser ses contacts, soit à cause d’une pression commerciale trop forte, soit par manque d’honnêteté ou de transparence visà vis d’eux. Si la durée de vie d’une mauvaise base se mesure en semaines, celle d’une base saine et entretenue se mesure en années. La première chose à faire est donc d’établir une pression commerciale acceptable pour les clients ou prospects de son fichier. En fonction des pro fils de consommateurs contenus dans sa base, un éditeur peut volontairement limiter le nombre de campagnes réalisées par des annonceurs tiers. Cette pression maximum peut aller d’une cam pagne par semaine à une campagne par mois. Il ne sert à rien de chercher à louer trop souvent sa base pour générer des revenus rapidement. Une base réputée sera avant tout achetée pour ses bons résultats. Mais à l’inverse, une base trop peu souvent sollicitée n’offre pas non plus de bonnes performances, il faut donc savoir placer le curseur au bon endroit. Autre élément à prendre en compte : les bases les plus prisées sont les plus réactives. Or la réac tivité des contacts inscrits dans une base est en grande partie déterminée par le mode de collec te utilisé, c’estàdire par la volonté réelle des prospects de recevoir des messages commer ciaux de la part de l’annonceur à qui ils confient leurs informations personnelles. Recruter avec un optin clair et précis constitue ainsi un pré ambule essentiel. Mieux vaut également proscri re l’échange “physique” de bases de données. Cette pratique, tentante car peu onéreuse, n’est pas déontologique. Les performances des bases échangées sont d’ailleurs très faibles. Il faudra ensuite choisir un prestataire qui s’oc cupera des tâches liées à la location de la base et pour lesquelles l’entreprise n’est pas dimension
née. Un critère de choix important réside dans la mutualisation ou non des bases de données par le prestataire. Une base de données mutualisée met en commun les bases clients ou prospects de plusieurs partenaires. Lors d’une opération sur ce type de base, la marque propriétaire du fichier n’apparaît généralement pas. Certains annonceurs préfèrent garder la main sur l’utili sation de leurs fichiers, notamment pour des campagnes email, en apparaissant clairement dans les messages des annonceurs qui louent leur base. Ce qui peut également rassurer les consommateurs euxmêmes.
Booster la valeur de sa base Pour disposer d’une base susceptible d’intéres ser des annonceurs, la quantité de contacts ne suffit pas. Les critères de segmentation sont donc importants. Mais les éléments de segmen tation les plus importants concernent les infor mations touchant à son cœur de cible. Un édi teur de site automobile doit par exemple dispo ser d’informations sur le type de véhicule que possèdent ses visiteurs et la date de dernier achat. Une base ne doit en aucun cas comporter d’informations discriminantes sur les contacts, comme des informations d’ordre médicales. Il faut donc procéder à l’enrichissement des données de la base et à un nettoyage des contacts peu réactifs. Le jeu concours reste la meilleure opération à mettre en place pour aug menter la qualification d’une base. L’internaute ment rarement sur les informations qu’il com munique quand il escompte un gain.
Valorisation La valeur d’une base repose sur de nombreux critères. En plus du nombre d’enregistrements, la quantité d’informations détenues pour chacun d’eux est également importante. Une base bien quali fiée est intéressante aux yeux des annonceurs à partir de 5 000 membres. En fonction de la qualité de la base, les prix de location peuvent aller de 5 à plus de 300 euros pour un millier de contacts.
Séminaire de formation Constituer et exploiter une base de données marketing 22  23 juin 2009 www.benchmark.fr
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5
EtatsUnis
Usages des internautes Mediametrie//NetRatings  Janvier 2009 ( Applications Internet Incluses, home & work) Nombre de sessions par mois Nombre d’heures passées par mois sur le PC Nombre de domaines visités par mois Nombre de pages vues par mois
France
Forrester Research estime que le marketing interactif ne devrait pas trop souffrir de la crise en termes de budget grâce à ses faibles coûts et à sa mesurabilité.
Tableau de bord
62 74 : 45 115 2 580
Chiffre Le marketing interactif
6
Sources : Benchmark Group, comScore NetWorks, Forrester Research, IAB, Médiamétrie, Nielsen NetRatings, TNS Media Intelligence, US Census Bureau.
Les chiffres du mois Le marché français du ecommerce devrait doubler d’ici 2014, pour atteindre 28 milliards d’euros. Source : Forrester Research Au 31 décembre 2008, il y avait 17,73 millions d’abonnements Internet haut débit en France. Source : Arcep La proportion moyenne d’acheteurs en ligne atteint 32 % dans l’Union européenne. Source : Eurostat
Profil des internautes français Part dans l’ensemble Part dans de la population la population française internaute Hommes 48 % 52 % Femmes 52 % 48 % Moins de 25 ans 20 % 29 % 2534 ans 15 % 20 % 3549 ans 24 % 28 % 50 ans et plus 41 % 23 % CSP + 21 % 32 % CSP  30 % 30 % Retraités 22 % 8 % Etudiants 10 % 16 % Autres inactifs 17 % 14 % ème Source : Médiamétrie  Observatoire des Usages Internet  4 trimestre 2007, Individus de plus de 11 ans s’étant connectés au cours des 30 derniers jours ; Tous lieux de connexion  Copyright Médiamétrie  Tous droits réservés.
Les responsables du marketing américains inter rogés par Forrester Research vont réduire leurs budgets de marketing interactif de 3 % en moyenne en réponse à la récession que traverse le pays. Le segment du marketing interactif a la chance de rester épargné de coupes trop impor tantes car ses leviers comme le search marketing et l’email marketing permettent d’atteindre des résultats mesurables. En combinant des coûts relativement faibles (comparés à ceux de la TV et des méthodes tra ditionnelles) et une mise en place peu complexe, le marketing interactif devient intéressant en période de baisse des investissements. Dans une étude réalisée plus tôt dans l’année, 72 % des responsables marketing indiquaient qu’ils pensaient maintenir voire augmenter leurs budgets pendant la période actuelle. Forrester Research indique que les responsables du mar
Chiffres
Europe 232 37 % 146
France, EtatsUnis, Europe : Indicateurs clés de l’Internet France Nb d’internautes en 2008 (en millions), travail et domicile 31 % de la population 60 % Marché du ecommerce B to C (en milliards d’euros, en 2007) 12 Nombre de cyberconsommateurs (en millions, en 2007) 20 % d’internautes ayant acheté en ligne (en 2007) 65 % Marché de l’ePub (en milliards d’euros bruts, en 2007) 2,8
EtatsUnis 165 69 % 165 117 66 % 14,8
61 64 : 11 101 2 795
keting interactif peuvent défendre leurs budgets en construisant des plans d’investissement fai sant appel à la fois “à la logique et à l’émotion” des directeurs marketing. Reste à connaître éga lement quels seront les niveaux de report des canaux traditionnels vers le online.
Stratégie Internet n° 131  Mars 2009
A LIRE
La cyberguerre N. ARPAGIAN Vuibert, 254 pages, 26 euros.
Bien gérer avec un ERP F. BLONDEL Dunod, 260 pages, 29 euros.
Acheter des services informatiques avec ITIL P. JOURDAN Editions d’Organisation, 185 pages, 24 euros.
En bref
LESFAQ DU JURISTE
L’éditeur d’un site web d’annonces immobilières n’est pas un agent immobilier n éditeur de service d’annonces immobilières sur Internet était U poursuivi à la suite d’une plainte de la FNAIM sur le fondement de l’article 14 de la loi n° 709 du 2 janvier 1970, dite loi Hoguet, pour exercice illégal de la profession d’agent immobilier sans être détenteur de la carte professionnelle. En effet, à partir de son site Internet, il ser vait d’intermédiaire entre vendeurs et acquéreurs d’immeubles, sa rémunération étant fixée en pourcentage à 1 % du prix de vente annoncé. Rappelons que la loi Hoguet fixe les conditions d’exercice des professions d’agents immobiliers, elle s’applique aux personnes exerçant, dans le domaine de la vente immobilière, des activités de négociation ou d’entremise ou l’une seulement de ces activités. En l’es pèce, il n’est pas établi que l’éditeur se serait livré à une activité de négociation entre acquéreurs et vendeurs de biens immobiliers. En réalité, son activité se bornait à diffuser uniquement sur Internet des annonces entre particuliers, moyennant certes rémunération, mais sans intervenir dans les relations entre les auteurs des annonces et les per sonnes intéressées. En conséquence, cette activité ne pouvait pas être qualifiée d’entremise en matière de ventes immobilières ; tout au plus elle pourrait s’analyser en une vente de listes ou de fichiers mais l’ar er ticle 1 de la loi du 2 janvier 1970 exclut dans ce domaine les publica tions par voie de presse auxquelles il convient d’assimiler celles effec tuées sur Internet. Or, en application de la loi du 21 juin 2004 dont le titre II, relatif au commerce électronique, prévoit que l’activité consis tant à fournir des informations en ligne ou des communications com merciales s’exerce librement, en conséquence, l’infraction reprochée n’était donc pas constituée. Autrement dit, n’est pas agent immobilier l’éditeur d’un site web d’annonces immobilières.
Gérard Haas, Avocat à la Cour, Haas société d’Avocats
PROFILS Isobar Katiana Cohen est nommée directrice media adjointe.
Opinionway Fréderic Albert est nommé directeur adjoint du développement.
Zanox France Guillaume Gelis est nommé directeur général de Zanox France.
Himedia Michael Kleindl est nommé administrateur indépendant du groupe.
Directinet Philippe Chouvou est nommé au poste de directeur général.
2xmoinscher.com Arnaud Vanpoperinghe est nommé directeur général.
Nom .......................................... Prénom ........................ Pour s’abonner àFonction ......................................................................... Société ........................................................................... Retourner ce document àBenchmark Group 69/71 Av. Pierre Grenier 92517 Boulogne Secteurdactivité............................................................. Billancourt ou le faxer au 01 47 79 50 01. Email ............................................................................. Je m’abonne pourJe vous règle par un an (10 numéros) chèque bancaire Tél. ............................................Fax. ............................. àStratégie Internetcijoint à l’ordre de Adresse .......................................................................... pour415(1) Benchmark Group. au lieu de 460HT Je souhaite recevoir ..................................................................................... Net à payer TTC : une facture. 437,83............................Code Postal ................................ Ville Etranger 445au lieu de 490Date ........................................... Signature Je souhaite en complément recevoir la collection complè te des10 derniers numéros (un an) pour 290HT SI 131 GarantieAu cas où je souhaiterais interrompre mon abonnement, les numéros à paraître me seront remboursés au prorata.(1) Offre spécialevalable jusqu’au 31 Juin 2009.
Stratégie Internet n° 131  Mars 2009
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AGENDA
Forum Consommation sur Internet 26 mai 2009 BoulogneBillancourt
Séminaires Journée complète, de 9h00 à 17h30
ÉCRIRE POUR LEWEB:SPÉCIAL EDITING DE NEWSLETTER 28 avril 2009
RÉUSSIR SA STRATÉGIE NEWSLETTER 29 avril 2009
UTILISER LES NOUVEAUX LEVIERS DINFLUENCE SURINTERNET 12 mai 2009
LES RÉSEAUX SOCIAUX 13 mai 2009
CONCEVOIR ET PROMOUVOIR SON WIDGET 14 mai 2009
CRÉER ET ANIMER UNE COMMUNAUTÉ 11 juin 2009
FORMATIONCONCEVOIR ET PILOTER UNE CAMPAGNE DE COMMUNICATION ONLINE 17 juin 2009
OPTIMISER LE RÉFÉRENCEMENT DE SON SITE 2526 août 2009
RÉUSSIR SA STRATÉGIE WEBMARKETING 2728 août 2009
SEARCH MARKETING,AFFILIATION, COMPARATEURS 21 septembre 2009
RENTABILITÉ DES CAMPAGNES MARKETING SURINTERNET 26 septembre 2009
8
Programme complet et inscription www.benchmark.fr
En bref
Finance La sociétéMaxiCheque, créatrice de l’éponyme chèque cadeau multienseignes 100 % web, vient de clôturer un nouveau tour de table sous forme d’augmentation de capital. S’élevant à 1,04 million d’euro, il fait suite à une première levée de fonds de 350 000 euros réalisée en 2007. Le portail de produits du terroirKeldelicevient de lever 1,5 million d’euros auprès de Crédit Agricole Private Equity. Le site, créé par Cyril Janin, cofondateur en 2000 du moteur de recherche de petites annoncesKeljob, distribue 10 provenant de000 produits 500 producteurs ou distributeurs.La chaîne américaine de librairiesBarnes & Noblesa annoncé avoir racheté le libraire en ligneFictionwisepour 15,7 millions de dollars en cash. Le montant de la transaction pourrait encore grimper en fonction d’une clause d’earn out dont les détails n’ont pas été révélés.Google a créé son fondsGoogle Ventures, qui sera doté d’en viron 100 millions de dollars pour la seule première année. Google Ventures se consacrera à des investissements dans des jeunes pousses récemment créées. Le fonds ne se limitera pas aux sec teurs du Web et des technologies de l’information et des communications, allant jusqu’aux bio technologies et à la santé.Bouygues Telecom Initiatives, le fonds d’investissement de l’opérateur mobile créé en décembre 2008, a réalisé sa première opération. Il s’agit d’une parti cipation au capital deEeple. Cette société édite le site Web pour jeunes Melty.fr et le site de rencontres Emootion.
Marketing  Publicité Un ancien directeur marketing deYahoo France, Pierre Bizollon, vient de lancer l’agence interactiveLinkingBrand. Son activité repose sur le conseil en stratégie marketing sur Internet, la conception et la réalisation de sites Web et de campagnes publicitaires, la mise à dis position de solutions technologiques.Weboramaveut confirmer son positionnement au centre du développement publicitaire de l’Internet. Le groupe annonce la sortie d’un nouvel adserver, AdPerf Publisher, ainsi qu’une nouvelle version de sa technologie de ciblage compor temental.Googlevient de lancer sur son réseau Adsense un nouveau format publicitaire : la bannière extensible. Une bannière qui double de volume lorsque l’internaute clique dessus. Le système supporte des créations en rich média, des jeux en flash ou des vidéos. Pour le moment, ces bandeaux ne sont disponibles qu’en bêta test aux annonceurs et aux agences américaines.
eCommerce Le plan de reprise deCamif Particuliersprésenté parMatelsom,Geodiset Téléperformancea été accepté par le Tribunal de commerce de Niort. Le logisticien Geodis récupère les entrepôts et le centre logistique. Le spécialiste de la relation client à distance Teleperformance reprend le centre d’appels. Et le vendeur de matelas en ligne Matelsom.com récupère la marque Camif, le site Camif.fr ainsi que la base de données de clients.Camaïeu devrait ouvrir un site marchand à la fin du mois d’avril avec pour objectif de bénéficier de la croissance du ecommerce, alors que le groupe connaît un début d’année difficile.Le site Fnac.compropose désormais sur les pages de chaque artiste non seulement le téléchargement de ses morceaux au format MP3  soit deux millions de titres auxquels s’ajoutera un million de plus en 2009  mais également un contenu éditorial plus étoffé avec les biographies et discogra phies des artistes, la préécoute des morceaux, l’agenda des concerts, etc.Connu pour ses pro duits d’épicerie et ses biens ménagers à bas prix, le supermarché discount allemandLidlvend des voitures sur son site Internet. Lidl commence avec deux modèles : l’Opel Corsa, pour moins de 11 000 euros, et la Cross Polo de Volkswagen, pour 14 000 euros. C’est environ 25 % de moins que le prix de vente conseillé.
Innovations  Nouveaux services 24h00lance un moteur de recherche de shopping mode et déco reposant sur une technolo gie de reconnaissance par l’image, développée par la société Moodstocks.Amazona lancé un site permettant aux internautes américains de revendre leurs jeux vidéo déjà utilisés, en échan ge de bons d’achat utilisables sur le site du détaillant américain. Les clients n’ont qu’à utiliser une enveloppe prépayée pour envoyer leurs jeux au site.La nouvelle page d’accueil du por tailYahoo, jusqu’à maintenant testée par un échantillon d’internautes, devrait être déployée en France dans le courant de l’année, vraisemblablement à la fin de l’été. Elle a été conçue pour permettre à la firme américaine de proposer aux annonceurs de la publicité ciblée sur les centres d’intérêts, via sa technologie de ciblage comportemental.
Stratégie Internet n° 131  Mars 2009